‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 5)Chapitre 176 sur 183 · DES VERTS · texte numérisé non relu

DES VERTS

Des verts.

Les verts se divisent en quatre genres :

Vert cuvé.

Vert faïencé.

Vert de pinceau.

Vert au pJombate.

Vert d’application solide. \Vert pistache.

Les verts à base d’indigo :

Les verts à base de bleu ( Bleu de Prusse avec chromate plombiq. de Prusse : \ Bleu de Prusse avec jaune végétal.

Les verts à base de matières r Campêche avec divers jaunes végétaux, colorantes végétales au-< n . , ,,

très que les précédents : l Solanum avec diversjaunes végétaux.

Les verts à base métalliques :

Vert à l’arsénite cuivrique.

Vert à l’arséniate chromique.

Vert» à Paase d’indigo. Ces verts ont pour caractère commun d’être détruits par la chaleur sans laisser d’autre résidu que celui que donnerait le jaune seul , et d’être décolorés par le chlore et par l’acide hypochloreux en abandonnant le jaune , si celui-ci résiste à ces agents , ou seulement un des éléments de cette couleur (le mordant), s’il en est attaqué comme le bleu.

Vert Ce vert , ordinairement employé pour fond ,

forme autant de variétés qu’on fait intervenir d’espèces de jaunes pour le réaliser : est-il dû au rouille abricot , il a une teinte myrte , et traité par un mélange de chloride hydrique et de chlorure stanneux qui dissout l’oxide ferrique, il passe au bleu , et traité par l’acide nitrique au rouille; est-il formé par un jaune, végétal, la graine d’Avignon, de Perse, etc., il ne change pas sensiblement en présence de la potasse, il prend tout au plus une teinte plus foncée ou brunâtre , quand le jaune végétal est de nature à virer par les alcalis ; enfin traité par l’acide nitrique , il passe à un jaune dont la nuance varie avec celle du jaune végétal employé.

Vert faïencé. Décoloré par le chlore , par l’acide hypochlo-

reux et passant au jaune sale fouille) par l’acide nitrique, ce vert laisse un résidu d’oxide stannique, reconnaissable soit au chalumeau . soit à la teinture. Il est, du reste, inattaquable par la potasse caustique et par le chloride hydrique.

Le vert «le pinceau, décolorable aussi par le chlore et par l’acide hypochloreux , laisse un résidu d’oxide aluminique pur ; il n’est attaqué ni par la potasse ni par le chloride hydrique.

Vert au piombate. Il est décoloré par les mêmes agents que les précédents , en laissant pour résidu du jaune de chrome; il est en partie détruit par la potasse, qui le fait passer au bleu, et corhplétenfent altéré parle chloride hydrique concentré qui, en décomposant l’acide chromique , développe du chlore , et amène ainsi indirectement la destruction de l’indigo.

Vert d’application solide. Ce vert possède les caractères essentiels du vert au piombate’, c’est-à-dire qu’il passe au bleu par la potasse caustique , et est détruit par le chloride hydrique concentré.

Le vert pistache n’a de commun avec les précédents que d’être décoloré par le chlore ; il est détruit par la potasse, qui le fait passer au jaune ou au jaune olivâtre , selon l’espèce du jaune végétal qu’on associe toujours au carmin d’indigo pour le former.

Des verts au campêche et au solarium.

Ces verts sont détruits par le chlore , et laissent pour résidu un mordant d’alumine qui est toujours accompagné d’un peu de cuivre quand il s’agit du vert au campêche.

Le vert au campêche rougit fortement par les acides , et , traité à chaud, par le chromate potassique, se transforme en un noir, qui jouit d’une assez grande stabilité.

Le vca*4 au soianmn vire au violet par les acides , et au jaune par les alcalis.

Verts au bleu cle Prusse.

Vert ayani pou b* hase le jaune «h* clu'onic. Inaltérable par

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