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fois engagées dans un composé salin , réclament impérieusement un mordançage préalable de la toile sur laquelle on les applique alors en état de liberté.
Quant aux couleurs que l'on fixe à la vapeur, ce sont toutes celles qui ont été traitées dans le deuxième chapitre de la première section de la quatrième partie de cet ouvrage ; mais des unes on n'emploie que l'extrait ou la solution aqueuse, que l'on épaissit pour l'imprimer sur la toile préparée ou mordancée , et alors la vapeur d'eau , à l'action de laquelle on soumet le tissu, n a pour effet que d'opérer une véritable teinture locale à des places déterminées ; c'est l'opération ordinaire de la teinture du genre impression sur fond blanc, mais renversée. Aux autres, on ajoute le mordant qui doit servir de base à la couleur ; mais, dans ce cas, il y a toujours intervention d'un agent capable de maintenir la laque en dissolution et de déterminer la mise en liberté du mordant sous l'influence de la vapeur. C'est ici que nous voyons jouer un rôle important aux composés stannifères : le chlorure stannique se décompose par l'action de l'eau en chloride hydrique et en oxide stannique , dont le premier est expulsé par la chaleur ou neutralisé par l'intervention d'un corps saturant , et le second n'est jamais mis en liberté en présence du tissu sans faire corps avec lui au point de résister à tous les moyens d'enlevage dont on se sert pour les autres substances et sans y fixer en même temps la substance colorante à laquelle il était préalablement associé. Le même raisonnement s'applique au chlorure aluminique. L'acide oxalique remplit à peu près les fonctions de ces deux composés salins. Nous avons vu qu'on se sert de cet agent pour enlever des oxides ou des mordants , § 620, et constaté que cette application qu'on en fait, basée sur l'affinité qu'il a pour l'alumine et le fer, est subordonnée à certaines conditions : ainsi , déposé sur une toile mordancée, il peut, ou en faire disparaître tout l'oxide si on l'emploie en quantité nécessaire pour attaquer ce dernier, ou le lui restituer en tout ou partie, à la longue, si l'on prolonge le
contact à la température ordinaire , immédiatement si l'on vaporise. Il est facile d'après cela d'expliquer son rôle dans certaines couleurs vapeur, puisque, dissolvant énergiquement les oxides, il les maintient en dissolution durant tout le temps de l'impression , puis les abandonne sous l'influence de la vapeur ou de la chaleur , et les laisse sur l'étoffe avec toutes les propriétés dont ils jouissaient dans leur état d'isolement. C'est à cette particularité qu'offre l'acide oxalique qu'est due la solidité de certains noirs d'application, dans la composition desquels on le fait inintervenir depuis longtemps.
Les tartrates et l'acide tartrique interviennent aussi dans le même but; mais l'affinité de ce dernier acide pour les bases, l'énergique pouvoir avec lequel il les masque, fait que, sous ce point de vue d'application, l'emploi en est plus limité que celui de l'acide oxalique : on l'utilise cependant pour opérer des déplacements et pour maintenir des oxides en dissolution, en un mot, pour donner plus d'homogénéité aux couleurs.
L'acide acétique entre également dans la formation des couleurs vapeur. Doué d'un pouvoir dissolvant que ne possèdent point d'autres acides , et pouvant d'ailleurs être employé dans son plus grand état de concentration sans attaquer le tissu , il est appliqué dans toutes les circonstances où des corps de nature plus ou moins résineuse ont besoin d'être maintenus en dissolution pour pouvoir être imprimés, attendu qu'abandonnant sous l'influence de la chaleur les bases auxquelles il est associé, il leur permet de contracter une combinaison intime avec l'étoffe.
Indépendamment de ces corps, il en est d'autres qui concourent à la composition des couleurs vapeur, en oxidant la matière colorante et en en transformant le principe Colombie en principe coloré ; tels sont particulièrement les sels cuivriques et lechromate potassique, appelés à suppléer à l'air, qui dans la teinture ordinaire remplit un rôle si important.
Les couleurs qu'p-n veut fixer par la vapeur, après avoir été convenablement épaissies, doivent être imprimées avec les soins
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que chacune d'elles peut réclamer en particulier, et les étoffes qui en sont recouvertes préalablement exposées , s'il en est besoin , durant un certain temps dans une atmosphère humide. Toute disposition qui permet d'exposer un tissu imprimé à la vapeur d'eau est un véritable appareil de vaporisage ; la forme de ces appareils varie donc à l'infini , car les différences que l'on observe entre eux proviennent uniquement de la manière dont les étoffes sont disposées pour subir l'action de la chaleur. Dans les uns, les plis du tissu sont en contact plus ou moins immédiat ; dans les autres , au contraire, ils sont maintenus à distance par des arrangements particuliers.
§ 719. Fixage au tonneau et à la cuve. L'appareil le plus anciennement employé et le plus simple est le tonneau , qui * s'ajuste exactement au-dessus d'une chaudière murée dans une maçonnerie , et qui porte à sa partie inférieure une espèce de diaphragme en toile d'emballage destiné à donner à la vapeur un libre accès jusqu'aux toiles qu'il renferme, tout en s'opposant à ce que l'eau projetée par l'ébullition les atteigne.
Ce système de vaporisage a été modifié en ce qui concerne la production de la vapeur ; au lieu de la former directement sous Fig. \ 51 . chaque tonneau, on a préféré établir un générateur assez grand pour le service de tout un établissement. A l'avantage qu'il y a de n'avoir qu'un seul chauffeur, se joint celui d'éviter des pertes qu'on ne peut pré-
aÔ__^ Fjb venir par un chauffage direct. On place tous
les tonneaux dans une salle quelconque affectée à l'opération, et on les met en communication par leur partie inférieure , à l'aide d'un tube , avec le générateur de vapeur. La j^r. 151 fera comprendre un semblable arrangement.
a, b, c, représentent la coupe d'un tonneau ou cuve cylindrique dont les douves , en bois blanc , ont
5 à 6 centimètres d'épaisseur. A la partie inférieure est un trou par lequel passe le tube f qui met ce tonneau en communication avec le générateur, et, se terminant en forme de pommelle d'arrosoir , distribue la vapeur dans toutes les directions voulues. ,
A 15 ou 20 centimètres du fond , on ajuste un diaphragme en toile d'emballage e qui fait office de double fond et prévient l'arrivée de l'eau de condensation sur l'étoffe.
A la partie supérieure du tonneau , est fixé intérieurement un cercle , à , b , servant de support au cadre ou traverses sur lesquelles reposent les étoffes que l'on veut vaporiser ; enfin un couvercle est fixé au tonneau , soit par des crochets en s, g, soit à l'aide de contre-poids. On remplace ce couvercle , dont l'utilité est assez contestable , par un drap qui permet à l'air de la cuve de s'échapper au commencement du vaporisage.
La manière de placer les toiles dans l'intérieur du tonneau varie avec la nature clés couleurs et des étoffes, et aussi avec les habitudes des fabricants. Tantôt, quand on n'a pas à craindre les'rapplicages , on enroule les pièces sur une bobine , sans les serrer , puis , cet enroulage achevé , on retire la bobine , et l'on a ainsi une espèce de boyau qu'on aplatit à l'une de ses extrémités , en faisant passer par la lisière un fil qui sert à la suspension dans l'intérieur du tonneau. Lorsque des rapplicages sont possibles, on enroule l'étoffe en la doublant d'une toile [doublier] consacrée à cet usage, et qu'on lave après chaque opération. Tantôt , lorsqu'on traite des impressions délicates , on encadre les toiles comme s'il s'agissait de les teindre en bleu de cuve, puis on descend le cadre dans le tonneau , où le cerceau a, è, lui sert de support.
On a remplacé ce tonneau par une espèce de caisse ou cuve carrée, tout en conservant les autres dispositions: ce léger changement a amené quelques modifications clans la manière de suspendre les toiles. Une cuve de cette espèce, construite en planches d'au moins 0in,05 d'épaisseur, doit avoir 3 mètres de profondeur et lm,25 de côté. A CT,là au-dessous de
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