‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissusChapitre 5 sur 291 · BAH · texte numérisé non relu

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l'ouverture , on fixe intérieurement cle fortes lattes ou poutrelles destinées à supporter le cadre ou les bobines qui portent les pièces. Du reste, ici, comme dans la cuve ronde , il y a à la partie inférieure un tube muni aussi d'une pommelle ou chapiteau de 0"',64 de large, et à une distance de 0m28 du fond se trouve un diaphragme en toile d'emballage. On ferme la cuve par un couvercle mobile, et l'on y introduit les pièces imprimées soit en boyaux, soit sur un cadre carré où elles sont agrafées de la même manière que dans la chambre à soufrer, § 463. On peut aussi les plier de la largeur de la cuve, dans laquelle on les expose alors à l'action de la vapeur, en les suspendant par l'une des lisières à l'aide d'un fil. On a trouvé dans ces derniers temps le moyen de les maintenir en mouvement durant l'ope-

Fig. 152.

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ration , et de rendre ainsi l'action de la vapeur plus uniforme. A cet effet, on enroule l'étoffe en coquille avec son doublier, puis on la suspend à l'aide d'une roulette à la partie supérieure

de la cuve, en ayant la précaution de faire sortir l'une des extrémités de l'axe de cette roulette, à laquelle on attache une manivelle qui permet à l'ouvrier de lui imprimer de temps en temps un léger mouvement à l'effet de changer la position des plis du tissu et d'en multiplier les points de contact avec la vapeur. C'est une disposition de ce genre que représente la fig. 152.

a est la cuve surmontée de son couvercle mobile t; s, s bobines sur lesquelles sont enroulées les pièces b , b , qu'on fait mouvoir par les manivelles m , m; d, double fond en toile ; r , tube pour l'introduction de la vapeur, garni d'une pommelle p.

§ 720. Fixage à la colonne. Cet appareil est très répandu • il y aune quinzaine d'années qu'à Paris le plus petit imprimeur avait dans un coin de sa cuisine une colonne à l'aide de laquelle il fixait ses couleurs. Une petite chaudière de 25 à 28 litres de capacité , fermée et surmontée d'un tube à robinet auquel s'ajustait un cylindre de cuivre creux, percé d'une multitude de trous, constituait tout l'appareil. On enroulait sur ce cylindre, avec ou sans doublier, les étoffes destinées au vaporisage, puis, après avoir recouvert le tout d'une ensouple de drap pour prévenir la condensation, on ajustait la colonne à la chaudière on ouvrait le robinet, et la vapeur s'introduisait aussitôt dans cette colonne, d'où elle s'échappait par les ouvertures qui s'offraient à elles , pour transpercer les plis de l'étoffe et fixer durant son passage les couleurs qui y étaient déposées.

A quelques modifications près, qui n'ont eu d'autre but que de le rendre applicable sur une grande échelle, cet appareil est encore celui dont on se sert de nos jours. Comme il arrivait souvent que l'eau était entraînée par le jet de vapeur jusque dans l'intérieur du cylindre , au moment où l'on ouvrait le robinet , on a ajusté au tube de communication une sphère dans laquelle reste cette eau. D'une autre part, comme l'opération à l'air libre donnait souvent lieu à des condensations qui détruisaient la régularité du vaporisage , on a imaginé de placer les colonnes clans une espèce de guérite , où l'ouvrier a un libre accès, et où

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