‹ Traite theorique et pratique de la chloroseChapitre 12 sur 38 · I. — Bruits aphones ou non musicaux · texte numérisé non relu

I. — Bruits aphones ou non musicaux

Ces bruits sont des bruits de souffle proprement dits.

Ils sont doux et sourds, plus on moins forts, suivant la vitesse du courant sanguin, la tension des parois vasculaires et la constitution du sang.

Ces bruits sont tantôt intermittents, tantôt continus.

Le bruit de souffle vasculaire intermittent se produit au moment de la diastole artérielle. Il est habituellement faible et de courte durée. Mais il peut, sous l’influence d’une circulation plus rapide, acquérir plus d’intensité et se prolonger pendant tout le silence qui le sépare du bruit suivant, se confondre avec lui et former ainsi un bruit continu.

Le bruit do soufde continu offre plusieurs variétés, qu’on désigne sous les noms de murmure simple ou bruit de bourdonnement ; bruit de souffle avec renforcements, ou à double courant.

Le bruit de souffle continu simple a été justement com[)aré par Lacnncc à l’espèce de bourdonnement qu’on perçoit en ajiprocbant de l’oreille rouvcrlurc d’un gros coquillage univalve. 11 accompagne les deux inouvemenls de diastole et de systole artérielles, et présente une égale intensité pendant toute la durée de ces mouvements.

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Il offre, d’ailleurs, les mêmes caractères que le bruit de souftle intermittent.

Le bruit de souffle continu avec renforcements ne diffère du précédent que par l’augmentation du bruit qui se produit à chaque mouvement de diastole ou de systole artérielles. Ce bruit pourrait être figuré par une ligne sinueuse à courbes égales et régulières, dont les ondulations représenteraient les saccades du courant sanguin et les renforcements du bruit.

Ce bruit, en diminuant, reprend les caractères du bruit de souffle continu simple et même du bruit de souffle intermittent. En augmentant, au contraire, il se rapproche peu à peu du bruit musical, et même il en prend tous les caractères dans le bruit connu sous le nom de bruit de diable, dont je parlerai plus bas.

Le bruit de souffle continu avec renforcements a été encore nommé bruit à double courant. Je ne saurais adopter cette locution, qui ne peut guère échapper à l’un de ces deux reproches, ou de manquer de précision, ou de reposer sur une théorie encore contestable, ainsi que j’aurai occasion de l’établir dans la suite.

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