‹ Traite theorique et pratique de la chloroseChapitre 23 sur 38 · INFLUENCE RÉCIPROQUE DE LA CHLOROSE, ETC · texte numérisé non relu

INFLUENCE RÉCIPROQUE DE LA CHLOROSE, ETC

et celle difficile période est traversée par mille accidents divers. Ces accidents s’observent particulièrement chez les filles, à cause de la Ibnclion nouvelle qui marque l’âge pubère. Chez celles qui sont atteintes de chlorose, la menstruation s’établit difficilement et quelquefois même au milieu des orages les plus violents pour la santé. Quelques-unes ne peuvent point parvenir à être menstruées; d’autres le sont mal et irrégulièrement. Chez les unes, les règles sont rares, peu abondantes , capricieuses dans leur apparition ; chez d’autres, elles se suppriment après un temps plus ou moins long, soit spontanément, soit sous rinfiuence d’une impression physique, comme celle du froid, soit sous l’inlluence d’une émotion vive, la frayeur, par exemple.

Dans ces différents cas, la dysménorrhée ou l’aménorrhée aggravent les phénomènes de l’état chlorotique, en déterminant les complications les plus sérieuses du côté des principales fonctions, et en particulier dans celles du système nerveux. Assez souvent c’est alors seulement qu’on fixe son attention sur les symptômes jusqu’alors cachés ou peu apparents de la chlorose. De là vient qu’on est généralement porté à attribuer à l’état chlorotique les troubles de la menstruation, tandis qu’en réalité la dysménorrhée et l’aménorrhée qu’on observe alors ne sont que la conséquence d’une chlorose préexistante, mais méconnue.

Page 1