‹ Traite theorique et pratique de la chloroseChapitre 28 sur 38 · III. — DU RÉGIME ET DE l’ ALIMENTATION · texte numérisé non relu

III. — DU RÉGIME ET DE l’ ALIMENTATION

L’alimentation joue un rôle important dans le traitement de la chlorose.

Il faut, autant que possible, bannir du régime des chlorotiques toutes les substances débilitantes, inertes, peu ou point alibiles, difficiles à digérer et abandonnant à l’absorption une trop faible proportion de prin-

Mh TRAITEMENT DE LA CHLOROSE SIMPLE,

cipes assimilables. Le laitage, les légumes sees, les légumes herbaeés, les viandes blanches conviennent peu à ces malades.

Ils doivent choisir de préférence des aliments réparateurs, très-azotés, empruntés au règne animal ; des viandes noires surtout, grillées ou rôties, et saignantes.

Quelques-uns, cependant, éprouvent pour ces sortes de substances un dégoût tellement insurmontable, ou s’en rassasient si promptement, qu’il est nécessaire de leur permettre une alimentation variée et plus conforme à leurs désirs. Toutefois, il faut résister aux caprices de certains malades qui, par une étrange perversion du goût, refusent obstinément les aliments les plus appropriés à leur état morbide et recherchent avec une grande prédilection les matières les plus inertes et les plus indigestes, telles que les horsd’œuvre, les légumes herbacés, les fruits verts, les substances acides, etc.

On parvient à triompher de cette dépravation du goût, comme nous le dirons plus longuement à l’occasion du traitement des complications, en amenant les malades graduellement à l’usage d’une nourriture normale et d’une alimentation plus réparatrice.

On y parvient aussi en éveillant l’appétit, en stimulant les organes digestifs à l’aide de suhstances excitantes ou toniques, telles que les préparations amères,

la pepsine, les eaux de Vicliy, de Bnssang, de Spa, de Soullzmat, etc.

Afin de rendre les digestions plus faciles et l’assimilation plus complète, il importe de conseiller aux chlorotiques de prendre à la fois peu de nourriture et de multiplier les repas.

Ce que je viens de dire pour les aliments est applicable aux boissons.

A moins de complications ou de contre-indications formelles, l’usage du vin doit être prescrit aux chlorotiques. Les vins chauds et toniques du Midi, ceux de Bordeaux notamment, quelques vins d’Espagne ou de Portugal, tels que le xérès, le malaga, le porto, etc., sont ceux qui méritent la préférence dans le traitement de la chlorose.

La bière, surtout celle de Bavière et celle qui est désignée en Angleterre sous le nom de 'porter, est encore une bonne boisson, en raison des principes amers et des substances nutritives que lui communiquent le houblon et l’orge. Cependant, nous préférons pour les chlorotiques les vins généreux aux autres liqueurs fermentées.

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