CHAPITRE VIL Tracé des batteries
De la longueur de Vépaulement.
■ On comprend facilement que la longueur, à donner à l’épaulement ne dépend que du nombre des bouches à feu dont la batterie doit être armée, et de la distance à laquelle elles doivent être l’une de l’autre.
INTous avons déjà fait connaître comment cette distance pouvait varier, suivant les . cas particuliers. Lorsque le parapet a de 6 à 7 pieds (2 mètres à 2 mètres 3o centimètres) de hauteur et de 12 à 18 pieds ^4 à 6 mètres) d’épaisseur, on doit espacer les bouches à feu de 12 pieds (4 mètres) d’axe en axe, si ce sont des pièces de campagne, et de 1 8 pieds (6 mètres), si ce sont des pièces de siège.
Dans les battei-ies à ricochet, comme il n’est pas nécessaire de tourner la pièce le ' long des merlons pour la chaîner, et comme on n’a pas à craindre que les merlons l se trouvent trop affaiblis par les embrasures,
puisque celles-ci ne traversent pas entièrement' le parapet, on pourrait sans inconvénient, toutes les fois qu’on n’aurait pas besoin de se réserver des banquettes, réduire la distance des bouches à feu, d’axe en axe, à i5 pieds (5 mètres) : le plus ordinairement on est obligé aussi de les rapprocher à cette distance dans les batteries de brèche et dans les contre-batteries établies sur le couronnement du chemin couvert, attendu ;que dans leur établissement on se trouve trop resserré pour qu’on puisse les y espacer davantage.
Pour donner aux demi-mcrlons une épaisseur suffisante , il faudra laisser, delà ligne du milieu ou de la directrice de la dernière embrasure à l’extrémité du parapet, 9 pieds (3 mètres) de longueur au moins, pour les batteries des pièces de campagne, et i3')( pieds (4 mètres 5o cent.) au moins dans les batteries de siège. Les artilleurs français donnent même à leurs demi-merlons i6 pieds ( 5 mètres 3o cent.) de longueur intérieurement.
En général, en appelant n le nombre des bouches à feu, m leur distance d’axe en axe, Q l’ouverture intérieure de l’embrasure ,
g la" longueur d’un demi-merlon , èt L la longueur de l’épaulement, cette longueur sera donnée par l’équation L = (n — i)
Si la batterie devait avoir des traverses , il faudrait, pouravoirla longueur Uel’épau- ' lement, à la valeur de L trouvée ci-dessus, ajouter la largeur de toutes ces traverses prises à leur base.
Les artilleurs français e^açant leurs mortiers de la à i5 pieds (4 à 5 mètres) d’axe en axe, et laissant 6 pieds (2 mètres) de distance des plate-formes extrêmes au ’ bout de répaiilement, il sçra facile, d’après ces données, de-calculer la longueur du parapet pour une batterie d’un certain nombre de mortiers, en se rappelant que les plate-formes ont 6 pieds (2 mètres) de largeur. " . ' .
Les artilleurs de la plupart des puis- * sauces d’Allemagne donnant à *^ces platCr formes 8 pieds ( 2 mètres 60 cent. ) de largeur, et les éloignant l’une de l’autre de 3 à 4 pieds (1 mètre à 1 mètre 5o cent), c’est d’fiprès ces bases qu’ils déterminent la longueur de l’épaulement de leurs batteries de mortiers. Mais, dans tous les cas,
Digilized by Googlc
il faudra ajouter à la longueur du parapet ainsi calculée, la largeur de toutes les traverses, comme pour les batteries à canon.
Il est bien entendu qu’il n’est pas nécessaire de s’attacher d’une manière trop scrupuleusevà suivre ces dimensions à la rigueur; mais il ue faut pas non plus se permettre de s’en éloigner d’une manière sensible, à moins de puissaus motifs.
Du chohc de l’emplacement des batteries en général.
Les principales considérations qui ^doivent influer sur le choix de l’emplacement d’une batterie , sont que cet emplacement soit tel , '
1. °Que la batterie produise le plus promptement possible l’elFet qu’on en attend; '
2. ° Qu’elle soit lé mieux possible à l’abri du feu de l’ennemi;