‹ Traité théorique et pratique de la construction des batteries [Textbd.] [...]Chapitre 27 sur 50 · X. fa France ^lle eçt de so fjouces (64 ccnl · texte numérisé non relu

X. fa France ^lle eçt de so fjouces (64 ccnl

Diûiîizijd by

geur de l’embrasure au point b ~ 2 piedb? a pouces (67 cent).

Le point l ainsi déterminé , on fera b ut égal Ib , et rien ne sera plus facile ensuite que de tracer les directions g l et em des joues de l’embrasure.

Manière de couper les embrasures dans un parapet.

Il peut arriver souvent qu’on ait besoin d’ouvrir des embrasures dans l’épaulement d’un retranchement , ou dans le parapet d’une place forte , et cela , soit avant que l’ennemi ait commencé son fèu, soit pendant qu’on y est exposé : voiei gomment il faudra s’y prendre, en pareil cas, pour tracer ces embrasures.

Si l’on se trouve hors de la portée du feu. de l’ennemi, ou si ce feu n’est pas encore commencé, on déteiniinera d’abord la directrice d’une embrasure , d’après le but qu’on se propose d’atteindre, et on marquera cette directrice, au moyen de deux 'piquets, sur le plan supérieur du parapet; bn tracera ensuite les autres directrices , eq

déterminant leurs distances entre elles, d’après ce que nous avons dit au §. 21. Dans le plan vertical de ces directrices on plantera des piquets, soit en arrière du parapet, soit sur le devant, quand cela sera possible , et l’on marquera sur ces piquets la hauteur de la genouillère, conformément à ce que nous avons dit au §. 19. A partir des point» ainsi déterminés, on portera à droite et à gauche la moitié de la laideur de l’ouverture intérieure, et de l’ouverture extérieure de l’embrasure , suivant ce que nous avons dit au §. 20, en y comprenant, bien entendu, l’épaisseur qu’on doit donner au revêtement. On tracei'a de même, sur la plongée, l’ouverture supérieure de l’embrasure, en y comprenant aussi l’épaisseur du revêtement , et l’on réunira par des'' lignes les points correspondans qu’on aura marqués de cette manière.

Au moyen de ce procédé on aura, tracées sur les côtés intérieur et extérieur du' parapet, et sur la plongée, toutes les lignes qui doivent déterminer la forme de l’embrasure, et si le parapet n’a point de revêtement ou n’est revêtu qu’en gazon, rien ne sera plus facile que d’y creuser le solide

prismatique dont on aura d’avance toutes les arêtes.

Si le parapet était revêtu en briques ou en maçonnerie, il faudrait préalablement démolir la portion du mur comprise dans le tracé de l’ouverture intérieure de l’embrasure; mais si le revêtement était formé de saucissons , fascines ou clayonnage, on commencerait par faire creuser dans l’épaulement le vide de l’ëmbrasure; puis, au moyen d’une scie, on couperait l’ouverture dans le revêtement, suivant les dimensions qu’elle devrait avoir.

Aussitôt qu’on aura creusé le vide de l’embrasure, on donnera à son plan inférieur la pente qu’il doit avoir; on aplanira et on damera bien les terres à sa surface ; on y tracera les joues de l’embrasure avec l’évasement convenable , et on fera enfîn le revêtement, en procédant comme nous l’expliquerons plus tard.

Si l’on devait opérer sous le feu de l’ennemi en pleine activité, on ne pourrait pas se laisser voir sur le parapet pour tracer les embrasures. Dans ce cas, si l’on ne trouve à l’extérieur , dans la campagne , aucun objet, tel qu’un arbre, un clocher, une

inaison, etc., sur lequel on puisse prendre une direction au moins approximative', voici coihinent on pourra procéder, punchevni, On aura une latte ou tringle  B de i% toise à 2 toises (5 à 4 mettes) de longueur : à seé deux extrémités on fixera» deux montans d’inégale longueur, placés pétpéndi- ' eulaireinént comme ud c et B d, ou, ce qui taudrait encore mieux placés obliquement eomme ^ /et B g, faisant avec Bnn angle de Î2 degrés égal au complémetit de celui que fait la plongée avec l’horizon.

On posera cette tringle sur le pârapet, les montans en dessus , lé plus long vers l’extérieur , et on la fera glisser, en tatonhant, jusqu’à ce que l’alignement des deux montans indique la directrice de l’embrasure; directrice qu’on marquera dans l’intérieur de l’ouvrage au moyen de deux piqueb p'iantés sur le rempart.

On tracera sur le revêtement intérieur du parapet l’ouverture intérieure de l’embrasure, et on commencera à la creuser, ÿ compris l’épaisseur du revêtement, sans monter sut le parapet , jusqu’à une Iqn- - gueur de 6 à 9 pieds ( 2 à 3 mètres) environ , en travaillant dans la direction des piquets

plantés sur le rempart , et en élargissant l’ouverture à mesure qu’on avancera.

Quand on aura creusé jusqu’à cette longueur, on déterminera la demi-largeur que l’embrasurç doit avoir en ce point, en opérant comme nous avons enseigné à le faire au paragraphe précédent; on portera cette demi-largenr à droite et à gauche de la directrice, perpendiculairement à cette ligne : de cette manière on tracera exactement la direction des joues de l’embrasure, et rien ne sera plus facile ensuite que de continuer à creuser l’embrasure jusqu’à son ouverture extérieure.

Tracé des barbettes.

^ Les artilleurs pouvant être très-souvent chargés, en temps de guerre, de construire des barbettes pour y placer les boüches à feu , nous croyons nécessaire d’éutrer ici dans quelques détails sur leur tracé.

Si l’on doit placer des bouches à feu en barbette au saillant d’un ouvrage de fortification ou d’un retranchement, la pre-

FUncbe IX fig. 2a.

mière chose à laquelle il convienne de faire attention , c’est de laisser assez d’espacé en arrière des pièces pour que, dans le recul, elles ne sortent point du plan supérieur de la barbette. Il faudra donc donner à celleci de i5 à 31 pieds (5 à 7 mètres) de largeur pour les canons de campagne, et a/J. pieds (8 mètres) au moins pour les pièces de siège.

D’après cette observation, par deuxpoints a et b , choisis arbitrairement sur chacune des deux faces de l’ouvrage, on élèvera deux perpendiculaires indéfinies à ces faces, a c et b d; sur ces perpendiculaires, et à partir des points a et è, on portera des longueurs a cet b égales entre elles et à la longueur qu’il est nécessaire dé donner à la barbette pour permettre le recul ; puis, par les points c et d on mènera des parallèles aux faces correspondantes de l’ouvrage.

Ces deux lignes iront se rencontrer en g, et si, de ces points d’intersection, on abaisse sur les deux faces, deux perpendicniaires gf et g h, ces dernières lignes seront les directrices de la ligne du milieu des plateformes les plus voisines du saillant.

Si on ne doit placer qu’une pièce sur

chaque face , on tirera ensuite les lignes.

P k et q k parallèles a f g et g h, distantes , * ' ,

de ces dernières lignes de 6 à 7 pieds (a mètres à 2 mètres 3o cent.), pour les pièces de campagne, et de 8 à 9 pieds (a mètres ^ .

60 cent à 3 mètres), si ce sont des pièces de siège : cette disposition donnera l’espace nécessaire pour que les artilleurs puissent commodément manoeuvrer leurs bouches à feu. Par le point k on élèvera une perpendiculaire / m à la capitale k s; sur ' , cette perpendiculaire on portera, de chaque côté de la capitale, une longueur égale à la moitié de la largeur qu*on veut donner à la rampe, largeur qu’on peut évaluer à 6 pieds (a mètres); on joindra ensuite par des lignes droites les points p et l, m et q , et l’on obtiendra ainsi le tracé s p l m q du plan supérieur de la barbette : quant à la longueur de la rampe, pour y monter les pièces, elle doit être de quatre à six fois la hauteur- de cette même barbette, audessus du terre-plein du rempart. . - ' •

Reste donc à déterminer cette hauteur,

■ce qu’il est facile de faire, en observant que les pièces placées en barbette sont destinées à tirer par-dessusle parapet, et qu’ainsi

la hauteur du plan sur lequel doivent poser leurs roues,. doit être égale à la hauteur totale du parapet , moins la hauteur de l’entretoise de volée.

Il n’est pas indispensable de placer la rampe dans la direction de la capitale, et , il peut arriver quelquefois qu’on soit obligé de la construire sur un des côtés de. la barbette , dont le plan supérieur serait alors s P k q.

Si l’on devait placei’ plusieurs bouches à feu sur une des faces, ou sur les deux faces de la barbette, on mènerait, à 12 ou 16 pieds (4 mètres à 5 mètres 3o cent) de distance l’une de l’autre, des parallèles aux lignes g h et gf, et ces parallèles seraient les directrices des bouches à feu; puis à G ou 7 pieds (2 mètres à 2 mètres 3o cent), ou à 8 pieds (2 mètres 60 cent à 3 mètres) de la dernière de ces directrices, sur chaque face , on mènerait les lignes déterminant l’espace nécessaire pour la manœuvre, et on achèverait comme nous l’avons expliqué ci-dessus, le tracé de la barbette. Dans ce cas, et principalement si on avait un assez grand nombre de bouches à feu à placer , on ferait bien dè j)ratiquer deux rampes

au lieu d’une , et ou les placerait sur les * côtés de la barbette.

Il peut arriver qu’indépendamment des barbettes placées aux angles, on doive en construire sur les faces des ouvrages. Lorsque la directrice des bouches à feu placées sur ces barbettes sera perpendiculaire à, celle de la face, le tracé ne présentera aucune difficulté, et, sans entrer à ce sujet dans de plus grands détails, nous croyons . suffisant de renvoyei-à la figure a5, pl. IX.

Mais, si la direction des bouches à feu piancheix, devait être oblique à celle de la face, il y ^ .

aurait une attention à avoir dans le tracé des barbettes.

. A droite et à gauche de cette directrice a h, on mènera d’abord deux parallèles. à cette ligne, cd et fg, à la distance de 6 . à 7 pieds (2 mètres à 2 mètres 3o cent.), si c’est pour une pièce de campagne , et 8 à g pieds (2 mètres 60 cent.- à 5 mètres), si c’est pour une pièce de siège. On donnera à la parallèle, du côté de l’angle aigu, une longueurygf, égale à la longueur qu’on eût ■ donnée à la barbette, si sa direction eût été' perpendiculaire à la face de l’ouvrage : par le point g ainsi déterminé, on mènera une

ligne g d, perpendiculaire à la directrice , et l’on obtiendra ainsi le trapèze c d g f pour' le plan supérieur de la barbette.

Quant à la rampe, on l’établira, comme nous l’avons expliqué ci-dessus, sur le derrière de la barbette, ou sur l’un des côtés, selon ce qu’on reconnaîtra le plus avantageux d’après les localités. .

Enfin , si l’on devait placer ainsi en barbette deux bouches à feu l’une à côté de l’autre, à une distance de 12 à 16 pieds* (4 mètres à 5 mètres 3o cent.) àeab , on mènerait une ligne, hi, parallèle à la première j on prendrait ck égal g, cm égal à cf-; k l égal a. g d : on. obtiendrait ainsi le trapèze m l k c pour l’emplacement de la seconde bouche à feu, et l’on procéderait de la même manière pour une troisième ou quatrième, etc., si cela était nécessaire.

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