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CHAPITRE XIV

Dispositions particulières à suivre dans la construction des batteries de plein fouet, eu égard à leur position par rapport à la parallèle.

Construction d'une batterie encaissée en arrière ou en avant de la paralèlle.

Si l’on était forcé d’établir une batterie de plein fouet en arrière ou en avant de la parallèle, et qu’on put la faire encaissée, les dispositions à prendre, les procédés à suivre pour sa construction , pourraient être ceux que nous avons exposés aux §§. 44> ^ et 67. L’emplacement où la batterie der vra être établie sera d’abord occupé par un boyau de tranchée , puis on procédera à sa construction comme nous l’avons expliqué au chapitre XI, en ayant soin seulement de porter au tableau, formé sur le modèle de celui que nous avons donné" 60, un surcroît de travailleurs et d’outils à pionniers, proportionné à la lou-

gueur des ailes ou flancs,^ si la batterie doit en avoir, ainsi que les matériaux nécessaires pour leur revêtement, si on se propose d© leur en donner un.

Construction d’une batterie horizontale eri arrière de la parallèle.

Dans le cas où il s’agit d’établir une batterie de plein fouet en arrière de la parallèle, et où cette batterie doit être horizontale, les artilleurs allemands suivent alors pour sa construction des dispositions particulières que nous croyons utile de faire connaître.

Supposons, pour fixer les idées, que lapunfiwXvf, batterie qu’il s’agit de construire doive cou- ®*-36«iî7. tenir six canons, et que la tranchée déjà creusée puisse servir de fossé à la batterie.

D’après le tracé préalable de la batterie^ tel qu’il est représenté dans la figure 36, chaque aile on flanc offre un développement de 22, toises (it mètres) et les deux ensemble une longueur de 44 toises (aa mètres).

On portera sur l’état du personnel et du matériel nécessaire pour la construction

de la batterie, calculé d’après la table du §. 6o , un surcroît d’hommes et d’outils à pionniers .projiortionné à ce surplus de travail, et on peut l’évaluer à soixante-dix travailleurs de la ligne, cinquante- cinq bêches ou jjic-hoyaux, cent dix pelles, trente -huit dames et soixante- dix paniers pour le transport des terres.

Si la battex'ie se construit en présence ^ de l’ennemi, comme, cela a lieu le plus souvent, et comme on le suppose ici, l’extérieur, les côtés et les ailes ou flancs de la batterie ne seront point revêtus, et par conséquent il n’y aura pas lieu d’augmenter le nombre de saucissons portés à la table du 6o, '

leur arrivée à l’endroit où la batterie doit être construite, les travailleurs dépo- ^seront, à droite et à gauche de son emplacement, dans la tranchée, aux points ( fig. 36), les outils, instrumcns et matériaux qu’ils auront apportés avec eux.

Les travalllem-s distribués le long de la parallèle depuis a jusqu’à b, se replieront à droite et à gauchè de a vers c et de è vers où ils s’occuperont à élargir la tranchée, à laquelle ils donneront lo à i5

jiie^s (3 mètres 3o centim. à 5 mètres) dé largeur.

, Suivant la direction du talus intérieur du parapet i k , qu’on aura tracé perpendiculairement à la direction de la ligne dé tir , on creusera la rigole dans laquelle doit être enterré à moitié et piqueté solidement le premier rang de saucissons, et on tracera de la même maniéré, ou tout au moins avec des fascines, les lignes i p, k q J P n, q o; après quoi on marquera avec des piquets les points e, g , h, f, w, t, r,s,v,æ; et cela fait, les travailleurs seront distribués comme il suit.

Le profil de la tranchée étant supposé repi’ésenté par la ligne ponctuée e, d, c', e",f, ij g (figure 57), chaque' atelier de travailleurs distribué le long de cette tranchée a by suivant ce que nous avons dit au §. 6G, pourra creuser dans le fossé de la batterie à peu près la valeur de 4^' pieds cubes (i mètre 70 centimètres cubes); tandis que ceux distribués le long de la communication suivant n l ni o, ne pourront en creuser qu’environ 40 pieds cubes ( 1 mètre 5o centimètres cubes) :

les premiers travailleurs jetteront les terres

au-delà de la^berme, de manière à en former le massif o p q r (figure 37); mais le» seconds ne pourront jeter les leurs que par-dessus le rang de fascines du tracé, de manière à en former le massif \ S , 6, de sorte qu’au moment jie l’arrivée des travailleurs de la batterie, le profil du fossé * en avant sera tel à peu près qu’il est représenté par la ligne e" k l i m n, et celui du fossé de la communication tel que le mai'que la ligne i, 1/, a, 3.

On distribuera alors dans le fossé de la batterie, le long de la ligne a 6 (fig. 36), trente files de travailleurs, chacune de trois hommes, munis d’un pic-hoyau et de deux pelles. Ces ti*availleurs s’occuperont à approfondir ce fossé et à l’élargir sur le devant vers e" A (fig. 37), mais en rejetant les terres qu’ils en tireront au-delà de la berme , et par-dessus le massif o p q r.

On renfoncera en même temps les travailleurs de la communication de trentedeux files, aussi de trois hommes chacune, et ayant les mêmes outils^ ces travailleurs serout employés à aider les premiers à élargir le fossé de la communication, en rejetant également leurs terres par-dessus

le massif i; 4» 5,6; et pendant ce temps-

là, les canonniers qui doivent "plus tard

travailler au revêtement, pourront faire

deux voyages au dépôt des matériaux, pour

en rapporter tout ce qui est nécessaire à

la construction de la batterie.

A la chute du jour, l’olBcier changé de diriger cette construction, examinera si le premier rang de saucissons qui en indique la direction, est bien régulièrement placé, afin de le rectifier au besoin, ou immédiatement, ou, s’il y a trop de danger, vers le commencement de la nuit au plus tard.

C’est aussi le moment qu’il choisira pour tracer les directrices des embrasures, en se' faisant aider par quelques canonniers, et en se conformant à ce que nous avons expliqué au §. 71, après quoi il distribuera les travailleurs ainsi qu’il suit.

On peut supposer qu’au commencement de la nuit, le profil du fossé en avant de la batterie, sera tel qu’il est représenté par la ligne f' s l, mn (fig. 37), et que le massif des terres provenant de ce déblai sera tel que le marque la ligne o v « ta .2 dis que la communication aura pris la forme i ,1', 10, n , et que les terres qui an

proviendront auront produit le massif i,

Soixante travailleurs, pris parmi ceux du fossé en avant de la batterie, et munis de, fren te pelles et de trente paniers, monteront alors sur le massif o v a: j- , se plaçant le long de la .ligne qui se projette au point X , et ils s’occuperont à répandre, égaliser et damer les terres du coffre à hauteur de la genouillère.

En même temps, quarante files de travailleurs, chacune de quatre hommes, munis de deux pelles et de deux paniers, seront employées le long de la ligne. p q (fig. 36), à transporter dans le coffre les terres amoncelées en i , 7 , 8, 9, à les égaliser et à les damer.

Afin que les fatigues du travail se partagent également entre tous les travailleurs, on aura soin de faire alterner d’heure en heure, ceux qui portent les paniers remplis de terres, avec ceux qui ne font que répandre et damer, ces mêmes terres.

Pendant ce terops-là, douze hommes seront employés à transporter, à, la batterie les saucissons et les piquets, afin que les canonniers puissent s’occuper sans inter-

ruption du revêtement intérieur de la ge- . nouillère , de manière à l’avoir achevé à la fin de la nuit.

Lorsque les soixante travailleurs placés sur le massif o p x j (figure 37) , l’auront réduit à ne pas dépasser la hauteur du fond des embrasures, quarante d’entre eux redescendront dans le fossé, qu’ils continueront à creuser et à élargir du côté de d f' , et les vingt autres restés sur la genouillère y égaliseront et dameront les terres qui leur seront apportées par une partie des premiers.

Si l’on a suivi ces procédés, à la pointe du jour le cofire pourra être rempli et revêtu jusqu’à la hauteur de la genouillère; le fossé de la batterie sera représenté par la ligne w, z' , f' , i, m , n, et la communication en arrière sera telle que le montre la ligne 1 , 1', jo , 1 1 ( fig. 37 ).

Les travailleurs du premier détachement déposeront alors leurs outils et tout ce qui leur a servi pour la construction, dans le fossé de la tranchée, aux points marqués j- ( fig. 36), après quoi ils pourront quitter la batterie, et seront remplacés par ceux I du second détachement.

Ce second détachement, composé d’uii nombre de travailleurs égal à celui du premier , pourra .transporter à la batterie les bois de quatre plate-formes , ou de trois pour le moins, avec tons les saucissons et piquets qui peuvent être encore restés au dépôt, et il les déposera avec ordre dans le fossé 4e la tranchée, à droite et à gauche de la batterie, aux endroits marqués^.

Les canonniers seront occupés aux m.eT mes endroits à préparer les saucissons, et à les couper exactement de la longueur nécessaire, pour qu’ils puissent être immédiatement employés au revêtement des merlons, ou bien on les occupera à sur^ Teiller les matériaux qui auront été pro-r visoirement déposés dans cette partiç de la tranchée.

Quatre-vingt-dix files de travailleurs d’in-i fantcrie , chacune de trois hommes , et munie de deux pelles et d’un pic-hoyau, seront ensuite distribuées le long de la communication, à 4. pieds (i mètre 3o c.) l’une de l’autre, et elles seront employées à élargir cette communication, en rejetant les terres par dessus le rang de fascines qui détermine le tracé, ou bien en se sers

vant de ces terres pour former le parapet 'des flancs,

On continuera ce travail jusqu’à ce que l’on ait donné i5 pieds (5 mètres) de largeur à la communication, ce qui peut facilement se faire dans la journée.

Cependant* dès que le jour baissera, un officier, aidé de quelques canonniers, tracera les magasins (§. 34), et les embrasures (§. 70) afin que dès le commence-, ment de la nuit les canonniers puissent piqueter les saucissons du revêtement des merlons, et que les travailleurs de l’infanterie puissent y verser et damer les terres.

On adjoindra aux canonniers chargés du revêtement des merlons, vingt-quatre tommes d’infanterie pour transporter les ' saucissons et pour aider à les piqueter. On placera en ontre huitbommes à chaque merion, pour y répandre, égaliser et damer les terres provenant de la communication, et qui seront transportées par trente files de travailleurs, chacune de deux hommes et munie d’une pelle et de deux paniers.

Enfin, dix ou douze travailleurs seront employés à creuser les emplacemens des piagasips,

Au moyen de ces dispositions , les merions et les joues des embrasures doivent se trouver entièrement revêtus à la pointe du jour suivant ; mais on doit avoir eu soin de laisser à l’ouverture extérieure des embrasures un massif de terres d’environ 2 pieds d’épaisseur (63 c.) pour. les masquer. Tout le monde descendra alors de dessus le parapet, et, en attendant l’arrivée du troisième délacbement, le second se conformera à toutes les mesures d’ordre que nous avons pi-escrites ci-dessus pour le premier.

Le troisième détacbement sera fort de deux cent dix hommes seulement, auxquels se joindront les charpentiers, qui, dans l’artillerie de la plupart des puissances d’Allemagne, sont exclusivement chargés de la construction des plate-formes.

Les uns et les autres , en se rendant à la batterie, y transporteront tous les matériaux dont ils pourront se charger, pour l’établissement des plate-formes et des magasins j mais tous ces objets seront disposés dans la communication le long de r ^ (fig. 36), et non plus dans la tranchée aux points attendu que les barbettes que l’on va établir sur les flancs de la ba>-

terie vont fermer entièrement sonvfossé. Il faut donc avoir soin d’enlever tous les matériaux, outils, etc., qui pourraient y être restés, et les réunir à ceux qu’on dépose en ce moment dans la communication.

Toutes ces dispositions prises, les travailleurs seront distribués ainsi qu’il suit.

Quarante hommes d’infanterie seront employés avec les canonniers , à aplanir le terre-plein de la batterie, aideront les ouvriers à établir les plate-formes, et, enfin, s’occuperont de la construction des rauipes Z z; quarante autres travailleurs creuseront les magasins, en placeront les montans et en formeront le toit: tout le reste s’occu-

pera à former les banquettes n p , q o , Qt •à nettoyer le parapet des flancs, autant qu’on pourra le faire pendant le jour sans trop s’exposer. ’

On est dans l’usage de placer sur les flancs de ces sortes de batteries quelques bouches à feu de campagne en barbette , pour se défendre contre les'sorties, comme cela est indiqué fig. 56. Vingt-cinq hommes seront employés de chaque côté à la construction de la rampe et à l’établissement des plale-fo.rmes de çes barbettes.

‘Si ces travailleurs ne pouvaient se procurer assez de terres aux points t et v , pour Ja construction des barbettes, des rampes et du parapet, ils seraient obligés de les aller prendre dans le fossé même de la batterie près du point j.

L’ouvrage étant près d’être achevé, cinquante travailleurs seront employés, en deux voyages, à reporter au dépôt des approvisionnemens les outils et les instrumens qui ne seront plus utiles, et ils en , rapporteront au retour tous les matériaux et autres objets dont on pourrait encore avoir besoin, ' ■

Si l’on n'a point perdu de temps , à fa fin de la journée on aura à peu près achevé l’établissement des plate-formes et ^ des portières d’embrasures, ainsi que la construction des magasins et celle des barbettes des flancs.

A la nuit tombante, ou placera dans le fossé de la batterie trente files de travailleurs, chacune de quatre hommes, et munis d’un pic-hoyau, d’une pelle et de deux paniers. On les occupera, i.° à creuser le fossé pour y prendre les terres dont on pour^rait encore avoir besoin pour achever les

merlons et pour former les massifs de terres que les artilleurs allemands élèveat audessus du reTétexuent, et qu’ils nomment le couronnement du parapet (§. 22); 2." à pratiquer dans la parallèle, vis-à-vis cha- > que embrasure, une ouverture h» h, h.... («6- 36). •

Pendant ce temps là, quatre hommes sur chaque merlon seront employés à répandre les terres qu’on leur apportera dans des paniers, à les égaliser et à les damer, et cinquante à soixante autres travailleurs achèveront les plate-formes qui ne seraient pas terminées, ainsi que le pc^rapet des flancs de la battèrie.

Aussitôt que le couronnement du parapet est achevé, et que les ouvertures A, h (fig. 56) sont pratiquées, on renvoie au dépôt des approvisionnemens tous les travailleurs dont on peut se passer, et ils en rapportent des munitions; puis ils aident à amener les bouches à feu, tant celles de gros calibre qui doivent armer la batterie , que celles de campagne qui doivent être placées en barbette sur les flancs.

Enfin, aussitôt que les premières de ces bouches à feu seront montées sur leurs

plate-formes, on dégorgera les embrasurés (§• 77 )» l’oii renverra ensuite tous les ti-availleurs, en leur faisant reporter au dépôt tous les outils et autres objets qui ne sont pins utiles à la batterie.

Construction d’une batterie horizontale dans la parallèle.

Lorsqu’une batterie de plein fouet peut être construite dans la parallèle, mais que, pour quelque motif particulier, on est obligé de la faire horizontale, c’est-à-dire d’élever son terre-plein au niveau du terrain naturel, il faut, avant d’en entreprendre la construction, combler toute la partie de la tranchée que doit occuper l’emplacement des bouches à feu, c’est-àdire toute la longueur de la batterie, et bien damer les terres qu’on y rapporte, afin quelles ne puissent pas céder au poids des pièces et à leur pression dans le tir.

Il ne suffira pas dans ce cas de donner à la batterie une longueur telle qu’on l’aurait déterminée d’après ce que nous avons dit au §. 57, et il faudra augmenter cette longueur du double du talus qu’on doit

donner au terre-plein, plus encore 3 à 4 pieds (i mètre à i mètre 3o cent.), afin de pouvoir laisser aux bouches à feu des extrémités l’espace nécessaire pour les tourner, ^

lorsqu’on veut les charger le long du parapet, et aussi pour que la partie supérieure des rampes construites sur les deux côtés de la batterie, se trouve bien cou- ptxvn,

I üg. 33 et 39.

verte par le parapet.

La communication à établir en arrière de la batterie se tracera d’après les principes que nous avons exposés au §. 64* '

Nous croyons, du reste, inutile de donner sur les dispositions^ à suivre dans cette construction, des détails aussi étendus que ceux dans lesquels nous sommes entrés au ■paragraphe précédent, et il nous suffira de rappeler que dans ce cas, comme en toutes circonstances, il faudra se diriger d’après ces trois principes essentiels, 1.“ n’exposer les travailleurs que le moins qu’il se pourra; 2.” achever la construction dans le moins de temps possible ; 3.“ donner cependant à toutes les parties de la batterie toute la solidité qu’elles doivent avoir.

Pour se conformer au premier de ces ^principes, il faudra faire en sorte que Je

terre-plein qu’on établit dans la tranchée ne s’élève qu’au fur et à mesure que le parapet de la batterie s’élèvera , de manière à ce que les hommes qui travaillent sur le terre-plein , s’y trouvent toujours â l’abri des coups de l’ennemi. Si donc, après avoir fait une première distribution .de travailleurs, on s’apercevait que ceux qui fournissent des terres pour le remblai du terre -plein, avancent plus que ceux qui en fournissent pour le parapet, il faudrait diminuer le nombre des premiers et augmenter celui des seconds, jusqu’à ce que l’ouvrage marche également de part et d’autre.

Pour se conformer à la seconde règle, et construire la batterie dans le moins de temps possible, les artilleurs allemands y emploient trois détacbemens de travailleurs: le premier composé de deux cent soixante hommes, le second et le troisième forts de deux cents .dix seulement. ,• .

Enfin, pour se conformer' au dernier des principes exposés ci-dessus, au lieu de commencer le revêtement de la genouillère sur les terres rapportées au niveau du terre-plein, on fera bien de l’établir sur

lesol vierge, aufondde la tranchée, comme le représente la figure 5g.

Construction d’une batterie horizontale en arrière de la parallèle, lorsque sa direction est oblique à celle de cette parallèle.

Si l’on devait construire une batterie ho- M.xvm, rizontale en arrière de la parallèle, mai» dans une direction oblique à celle de la tranchée, ou bien parallèle à cette tranchée, mais trop éloignée de son fossé pour qu’on pût s’en servir comme fossé de la batterie , il en résulterait nécessairement quelques modifications dans les procédés de construction, que nous arons exposés cidessus; mais ces modifications sont de trop peu d’importance, et trop faciles à con- ^ dure de ce qui précède, pour que nous ayons besoin d’entrer dans de longs détails à cet égard, la planche XVIII, qui représente une batterie de cette espèce , devant suffire pour en fjiire connaître parfaitement le tracé et le profil.

Nous ferons remarquer seulement que dans ce cas ce seront les travailleurs de

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la tranchée qui devront être chargés de commencer le fossé 1,1, l, et qu’ils de- • vront d’abord lui donner très-peu de largeur, mais au moins cinq pieds de profondeur, afin qu’à l’arrivée des travailleurs de la batterie, ces derniers puissent être distribués sur toute la longueur de ce fossé, et y travailler à couvert.

Pour tout le reste la construction de la batterie s’exécutera comme nous l’avons expliqué ^u §. 84- .

Construction d’une batterie horizontale en avant de la parallèle, lorsque sa direction est oblique à celle de cette parallèle.

Nous avons vu,§. 67, que , lorsqu’on veut établir une batterie de plein fouet en avant de la parallèle, il faut d’abord creuser en avant de cette batterie, et suivant sa direction,, une nouvelle tranchée : si la batterie doit être horizontale , cette tranchée lui servira de fossé, commq nous l’avons expliqué §. 84, et par conséquent, une fois cette nouvelle V tranchée creusée, tout le reste de la coustrnctiou s’exécutera d’après

les principes exposés dans ce dernier paragraphe.

Si la batterie pouvait être encaissée ; '6n Fiudu xnc. opérerait comme cela a été expliqué aux 75 et 77 , et l’on sent que le travail en serait considérablement diminué, qu’on pourrait se contenter d’un plus petit nombre de travailleurs, et qu’il faudrait une moindre quantité d’outils, instrumens et matériaux. Dans l’un et l’autre cas, ces objets devront être déposés dans la parai- ^ lèle , directement derrière l’emplacement dé la batterie. t

Voyez, PL XIX, le plan etle profil. d’une batterie de cette espèce.

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