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qu’on pourrait trouver a leur donner cet emplacement, on fera bien d’y renoncer, et de les établir en arrière des batteries, en prenant poui* la sûreté des pourvoyeurs les précautions que nous avons indiquées plus haut.
Construction des contre-batteries, lorsqu'elles doivent être horizontales ou élevées.
Il peut arriver quelquefois que, pour découvrir et battre des embrasures percées dans des casemates , ou des pièces placées sur des flancs bas, on soit obligé de construire une contre-batterie de manière à ce que son terre-plein se trouve au niveau du sol, ou même élevé un peu au-dessus. Les procédés à employer alors pour sa construction , sont exactement les mêmes que ceux que nous avons décrits au §. 90: ils donneraient beaucoup plus de sûreté pour les travailleurs qu’aucun autre qu’on pourrait adopter j mais ils exigeraient aussi • beaucoup plus de temps que la méthode ordinaire , surtout s’il fallait en même temps construire l’épaulement à redans.
Cette augmentation de travail pourrait même devenir » considérable, gu’il serait préférable de renoncer à établir la contre-batterie sur le couronnement du chemin couvert, ej: qu’on ferait mieux.de la construire dans un logement que l’on pratiquerait, aü moyen de la sape, dans le chemin couvert lui-même.
Construction des batteries de brèche établies
sür le couronnement du chemin couvert.
Nous avons déjà fait connaître (§. 4^)» que les batteries de brèche se construisaient ordinairement sur le couronnement du .chemin couvert; il y a cependant des cas où ces batteries s’établissent dans le chemin couvert lui -même, et cela dépend du rapport qui existe entée la laigenr du chemin couvert et celle du fossé de la place.
Si le chemin couvert est étroit, et si en même temps le fossé est large ou plein d’eau, on pourra établir ses batteries debrèche sur le couronnement du chemin cou-
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vert , parce que de cette position on poitrra bien voir la partie de l’escarpe qu’on doit battre.
On encaissera alors cette batterie, de ma-nière à percer les embrasures dans la crête du glacis, et le parapet du couronnement pourra leur servir d’ëpaulement, pourvu qu’il n’ait pas moins de la pieds (4 mètres) d’épaisseur. Nous avons déjà dit, §. 45, que cette épaisseur de parapet sufllsait pour ces batteries, attendu qu’au moment où on les établit, le feu de l’artillerie de la placq doit être entièrement éteint, ou qu’on n’en a pins à craindre du moins que quelques coups à mitraille ou à boulets de petits calibres, contre lesquels on n’a pas besoin' d’un épaulement plus fort. , -
Nous avons dit aussi, même paragraphe, qu’on commençait ordinairement à battre en brèche le mur du revêtement à i toise (a mètres) du fond du fossé, quand il est sec ; quelquefois cependant ou ne coupe ce mur qu’à 8 pieds ^a mètres 65 cent.) du fond du fossé, et même, si l’escarpe était d’une grande élévation , il sullirait de commencer à la battre à la moitié de sa hauteur. C’est d’après ces données qu’on
réglera la hauteur du plan inférieur des embrasures aux batteries de brèche, ainsi que l’inclinaison à donner à ce plan.
Lorsqu’on ne sera pas obligé de faire l’épaulement de ces batteries à redans, on fera le revêtement de la genouillère en saucissons, et pour la partie supérieure du coffre on pourra se servir des gabions 1 du couronnement du chemin couvert, pourvu qu’ils aient été placés bien régulièrement, et assez solidement pour résister aux effets du tir des bouches à feu.
Il suOflra alors, pour faire les embrasures, ^ d’ôter d’abord un de ces gabions de distance en distance, d’ouvrir ou de dégorger ensuite l’embrasure de l’intérieur à l’extérieur, puis d’y placer, suivant la direction des joues, un rang de gabions de chaque côté, et enlin de remplir de terre ces derniers gabions, en les assujettissant les uns aux autres au moyen des procédés que nous avons indiqués.
Mais si le revêtement de la batterie devait être construit à redans ; si les gabions du couronnement du chemin couvert étaient placés trop irrégulièrement ou trop peu solidement; enfin, si le plan inférieur
des embrasures devait se trouver au-des* sous de la base de ces gabions, il ne serait plus possible de les employer au revête» ment des merlonsj il faudrait donc les arracher successivement, après toutefois qu’ou aurait terminé le revêtement de la genouillère, et s’en servir ensuite pour achever le revetement de la batterie, en les disposant régulièrement et solidement, soit suivant la direction du côté intérieur de l’épaulement, soit suivant la direction des joues des embrasures.
Pour tout le reste de la construction de , ces batteries, de leurs traverses, etc., on se conformera à ce que nous avons dit au §. 91 , en parlant des contre-batteries.
Construction des batteries de brèche sur le chemin couvert.
Si le chemin couvert est large et qu’eu même temps le fossé soit profond et étroit, on ne pourra pas, du couronnement du chemin couvert, battre l’escarpe assez bas pour que la brèche soit praticable. Il faudra donc en pareil cas descendre les bat-
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teries de brèche dans le chemin couvert même, en y pratiquant à cet effet un logeaient à la sape double, de manière à se trouver à i5 ou i6 pieds (5 mètr, à 5 mètr. 3o cent.) du fossé, y compris la berme.
Les terres qu’on enlèvera sur la crête du glacis, du côté de l’intérieür de la batterie, seront employées, soit à renforcer et élever le parapet de cette batterie, soit à former des traverses, des crochets, ou un parados, si cela est nécessaire. ’
Quant aux autres procédés à employer, et aux autres dispositions à prendre pour la construction de ces batteries, ce seront exactement les mêmes que ceux que nous avons exposés dans les paragraphes précédensj en observant toutefois que, dans le cas qui nous occupe, il faut de plus pratiquer une rampe pour descendre les pièces dans la batterie, et que la commodité et la sûreté de cette opération exigent, i.“ que la pente de cette, raiûpe soit ^ez douce pour que les j»ièçe>"|fûii«0nt' y éirè cûuduitesfacile- ' nient; a “qü’élle soit coûverfe de tous'côtés ^'^pâr dès traverses bu^3es épaületnens qui la défendent des coups de l’ennemi. “V
Soit qu’une batterie de brèche soit éta*
Jjliesur le chemin couvert, ou suf le couronnement du chemin couvert, lorsqu’on se verra obligé d’élever le terre-plein , pour pouvoir atteindre assez has le mur de l’escarpe, on devra suivre, dans la construction, les procédés expliqués au §. 92.
11 peut arriver aussi que l’on soit obligé, pour le même motif, de donner aux plateformes de ces batteries une inclinaison plus grande que celle que nous avons conseillé de donner aux plate-fornaes des ' batteries de plein fouet, et cette inclinaison peut même éti'e telle que la pièce ne puisse rester hors de batterie pour être rechargée : il faudrait donc alors que les premiers servans eussent sous la main des fascines, des masses, ou quelques autres , objets dont ils pussent se servir pour caler les roues après que la pièce a reculé et pendant qu’on la charge, pour l’empêcher' de revenir d’elle-même en batterie.
D’un autre côté , dans les batteries de plein- fouet, ou pour les pièces placées en barbette sur les remparts, dans les temps de sécheresse, ou lorsque les plate-formes ne sont pas assez inclinées, il arrive souvent qu’on est obligé, au contraire, de mettre
des fascines derrière les roues, pour modérer le recul, qui, sans cette précaution, pourrait faire sortir entièrement l’affût de dessus la plate-forme.
Construction des batteries établies par V assiégeant dans les ouvrages de la place dont il s’est emparé.
Si l’assiégeant doit établir une batterie de plein fouet ou de brècbe dans un ouvrage de la place dont il s’est emparé, il ^ construira cette batterie dans le logement pratiqué sur cet ouvrage , pourvu qu’il y trouve un espace suffisant, et il emploira 'dans cette construction les mêmes procédés que ceux que nous avons décrits en parlant des troisièmes batteries.
Il doit s’attendre seulement à rencontrer, dans ce cas, des difficultés beaucoup plus grandes et beaucoup plus nombreuses pour le transport des matériaux et des mu- 'nitions, et particulièrement pour conduire 'les boui'hes à feu dans ces sortes de batteries.
Il faudra donc examiner d’abord avec beaucoup d’attention le chemin que les '
pièces devront suivre, reconnaître toutes les difficultés qu’il peut présenter, et cliai> ger spécialement quelques - officiers de 1^ faire disparaître autant que possible , en raffermissant les endroits fangeux , comblant les cavités, aplanissant les monticules, adoU' cissant les rampes et les descentes, etc. -
Lorsque le terrain sur lequel les roues devront passer dans le trajet, sera de nature à céder à leur pression, il sera prudent de le recouvrir de madriers ou de fascines, et cette précaution sera particulièment indispensable dans les temps humides ou pluvieux. Il ne sera pas nécessaire pour cela d’avoir assez de madriers où de fascines pour garnir en même temps tout le chemin que les pièces devront suivre j car, lorsqu’elles auront parcouru une partie de ce trajet, on pourra relever le plancher sur lequel elles auront passé, pour le repor- ■ ter en avant, et employer ainsi les mêmes fascines ou madriers autant de fois qu’elles pourront servir.
Cette mesure facilitera beaucoup le transport des pièces dans les batteries, et on fera bién de l’employer même pour les troisièmes batteries, où l’on n’arrive ordinaire-
ment que par des communications étroi- . tes, tortueuses et difficiles, partant de la troisième parallèle. Faute de cette précaution , on courrait risque de voir les roues s’enfoncer si profondément dans le terrain, .que les pièces s’en trouveraient arrêtéps,,au moins momentanément, ce qui ne pourrait manquer d’entraîner beaucoup de confusion et de désordre dans ces sortes d’npéj-ations, qui se font ordinairement la nuit.
On fera bien aussi .de ne mettre qamais en .maixibe qu’une seule bouche à feu à la iois, ou tout au plus deux à la suite d’uue •de l’autre J car le transport d’un plus grand nombre de pièces ne pourrait serfaire sans •un tumulte et un bruit qui éveilleoait im- .manquablement l’attention de Fennemi, et fcclui-ci pourrait alors retarder considérablement l’opération , ou meme la Faire manquer tout-à-fait, en accablant les troupes qui y seraient employées ,, d’un .feu trèsmeurtrier de bombes, de grertades. ou de pierres. • ,