‹ Traité théorique et pratique de la dissertation philosophiqueChapitre 124 sur 189 · Théorie du syllogisme. (21 août · texte numérisé non relu

Théorie du syllogisme. (21 août

Plan. Le syllogisme est l'expression du raisonnement déductif(d. 78, 192), comme la proposition est l'expression du jugement (cf. 72,178), comme un terme est l'expression d'une idée (cf. 175). C'est un argument composé de 3 termes pris chacun deux fois, et formant par leur combinaison 3 propositions telles que, les deux premières {prémisses) étant posées, la troisième (conclusion) s'en suit nécessairement. Ex. : Tout gaz est pesant {majeure, qui contient le grand terme): or l'hydrogène est un gaz (mineure, qui contient le petit terme) ; donc l'hydrogène est pesant (conclusion, qui réunit le petit terme et le grand terme). Le grand terme (pesant) doit son nom à -ce qu'il exprime l'idée la plus générale-, \e petit terme [hydrogène), à ce qu'il exprime l'idée la moins générale ; le moyen terme (gaz], à ce qu'il remplit un rôle intermédiaire. — Le syllogisme peut être simple ou conjonclif, catégorique ou hypothél

Le principe général par lequel, sans aucune réduction aux figures et aux modes (cf. 186). on peut juger de la bonté ou du défaut de tout syllogisme est la règle suivante : L'une des prémisses doit contenir la conclusion, et l'autre doit le faire voir (Port-Royal, III, x). Cette règle est fondée sur le principe d'identité ou le principe de contradiction (cf. 147).

Rem. La théorie du Syllogisme catégorique, du S. conjonclif et du S. hypothétique est dans Port-Royal, III, i, n, ix-xm.

185. Quantité et Qualité des propositions. Si deux prémisses sont particulières ou négatives, que doit-on conclure? (12 août 1873.)

Plan. La Scolastiquea, d'après Aristole, fondé les règles du syllogisme sur la quantité et la qualité des propositions. — Définition de ces deux propriétés logiques (cf. 178). — De ces définitions suivent les règles de déduction qui déterminent la conclusion du syllogisme. Elles sont expliquées dans la Logique de Port-Royal (III, m), et dans la Logique de Bossuet (III, v).

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