‹ Traité théorique et pratique de la dissertation philosophiqueChapitre 52 sur 189 · VI THEORIE DE LA DISSERTATION · texte numérisé non relu

VI THEORIE DE LA DISSERTATION

principes métaphysiques, soit dans ses conséquences morales, religieuses et sociales.

Homo sui canscius conscium sui Deicm demonstrat.

1863. Caractériser et comparer les idées du vrai, du beau et du bien et les rattacher à leur premier principe.

Quatenus et quomoclo verum sit illud effalum : Naturam scquere.

1864. De la responsabilité morale. En indiquer le principe, les conditions, les conséquences.

Hominom natura ad societatem aptum, et, ut Arisloteli placuit, Çwov esse 7-oX-Tuôv demonstrabitis.

1865. Devoirs du citoyen envers l'État.

Justi atque injusti discrimen natura, non lege conslare.

1866. De Vidée de cause et du principe de causalité. Indiquer les applications les plus importantes de ce principe, notamment en Théodicéc.

Num hoc prœcepto, abstine et sustine, virtutem veram lotamque Stoïci amplectantur.

1867. Caractère et principaux effets de l'habitude. Montrer, en terminant, le parti que l'on peut tirer de l'habitude pour la bonne direction de l'esprit.

Expendatur ista Socralicorum doctrinn, -i^y.; -k; àpexiç elvai ^icj/.jAaî (Xénophon, Mémoires sur Socrate, IV).

1868. Examiner si les récompenses et les peines qui résultent, pour l'agent moral, soit de l'estime, soit du mépris d'aulrui, soit des lois positives, peuvent servir de fondement à la Morale.

Qua3 sint hominis erga se ipsum officia.

1869. Influence de la pensée sur le langage et du langage sur la pensée. Montrer comment celte dernière influence a été exagérée, au xvmc siècle, par Condillac et son école.

Quae sint quae causse finales dicuntur. Dcmonstrabilur exemplis quem usum praebeat finalium causarum inquisilio, quae incommoda ex eadem perperam habita orianlur.

1870. Que faut-il entendre par causes finales? Y a-t-il des causes finales dans la nature? Dans quelles conditions la recherche en peut-elle être utile?

Cartesiani enlhymematis : Cogilo, ergo sum, qua?ritur sensus.

1872. Examiner la valeur de cette maxime : « Je ne fais de mal qu'à moi-même. » Est-ce une justification ou même une excuse du mal moral ?

CONCOURS GÉNÉRAL. LVIi

Quae et quanta sit consuçtudinis dis, cl quomodo moribus nostris bene moderandis féliciter applicari possit.

1873. Qu'est-ce que le cœur dans la langue des littérateurs et des poètes? Quels sont les divers phénomènes psychologi ques que ce mot comprend cl résume?

De optimo propatria vivendi vel moriendi more.

1874. De la personnalité humaine et de la personnalité divine.

Explicabitur Ciceronis sententia : « Ubi.non est justitia, ibi jus esse non potest. »

1875. De Vassociation des idées.

. Liber uni Daim lestatur mens humana libertatis suse conscia.

Nous joignons à cette liste, comme exemple des compositions couronnées au concours général des lycées, la dissertation de notre élève regretté Anatole Prévost-Paradol, qui a obtenu le prix d'honneur en"lS49.

Sujet. La connaissance de l'homme est un degré nécessaire pour arriver à la connaisance des principaux attributs de . (26 juillet 1849.)

Dissertation. Toutes les religions, toutes les grandes philosopbies reconnaissent un Dieu. 11 'est le commencement ou le tenue de tous les systèmes, et l'athéisme n'est, à vrai dire, qu'un effort impuissant de l'bommc pour chasser l'idée d'un pieu qu'il porte en lui-même. Et si tous les hommes de tous les temps se sont trouvés réunis dans celte idée de l'existence de Dieu, c'est (pi"1 l'homme a devant lui plusieurs voies, qui, toutes diverses qu'elles sont, le conduisent directement à celte inévitable découverte. Qu'il contemple les principes éternels de sa raison, qu'il jette les yeux sur le inonde sensible, ou que, dans le silence des sens, il interroge sa conscience, l'idée de Dieu est le terme nécessaire de ses recherches; il en est comme entouré et comme assiégé de toutes parts. • Mais il concevra Dieu différemment selon qu'il aura pris l'une ou l'autre des voies qui mènent à lui. De là, au milieu de l'accord des hommes sur l'existence de Dieu, la diversité de leurs opinions sur sa manière d'être. Qu'il soit, nul n'en doute; ce qu'il est, tous les systèmes prétendent le dire, et que les hommes se sont formée de Dieu a varié selon le génie des temps et selon les progrès de la philosophie. Cette question de la nature de Dieu n'est pas moins importante que celle de sou existence. Car ou peut concevoir Dieu de telle

Page 1