‹ Traité théorique et pratique de la dissertation philosophiqueChapitre 89 sur 189 · THÉORIE DE L'ACTIVITÉ · texte numérisé non relu

THÉORIE DE L'ACTIVITÉ

Instinct. .

104. Qu'appelle-t-on Instinct dans l'animal et dans l'homme ? Quelles sont les lois de l'instinct? (3 mai 1869.)

105. Qu'appelle-t-on Instinct soit dans les animaux soit dans l'homme? Quels en sont les caractères? Gomment le distingue-t-on de l'Habitude et de la Liberté? (17 août 1868.)

106. Rapports et différences de Y Instinct et de Y Habitude. (29 juillet 1871.)

Plan. L'activité, qui constitue proprement le fond de notre être, a trois manières de s'exercer, l'instinct, la liberté et l'habitude. Il faut comparer l'instinct aux deux autres modes pour l'en bien distinguer.

Pour définir l'instinct et déterminer sa nature, il faut étudier quelques-uns des exemples que nous fournissent la vie de l'animal et l'enfance de l'homme : c'est par instinct que l'oiseau fait son nid, que l'araignée tisse sa toile, que l'abeille construit ses alvéoles; c'est aussi par instinct que l'enfanttète à sa naissance. En analysant ces faits, on reconnaît que l'instinct a les caractères suivants : 1° la force agissante ignore le but des mouvements qu'elle exécute et les moyens de les accomplir ; 2° elle atteint sûrement le but que lui prescrit la nature, sans aucune éducation ni expérience préalable, ce qui exclut toute espèce de progrès ; 3° elle produit des actes uniformes dans l'espèce et dans l'individu tant que l'organisation et que les circonstances restent les mêmes; 4° elle a une aptitude spéciale pour un ordre particulier de faits; o° elle est déterminée à accomplir les actes pour lesquels elle a une aptitude spéciale par un ensemble de conditions qui excluent tout choix et toute hésitation : prédisposition à une fin particulière par la construction spéciale de l'organisme ; tendance à se servir de cet organisme pour lui faire remplir sa destination; besoin de satisfaire les appétits qui lui correspondent; perfection du sens qui est nécessaire à un genre de vie spécial et délicatesse des impressions qui s'y rapportent ; enfin influence exercée sur l'organisme par le milieu qui l'entoure.

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