CHA1>. III. PUDDLAGE POUR ACIER ET POUR FER A FINS GRAINS
devient plus fluide et moins énergique. L'ouvrier peut aussi, dans le même but, avancer la fusion d'une partie de la fonte et retarder celle de l'autre.
Dans le puddlage pour acier ou pour fer à fins grains, l'ouvrier juge quelquefois du moment où il doit commencer le brassage, ou à attaquer, à la quantité de fer qui s'est déposée sur la sole pendant l'épuration ou la cuite ; et la même réaction a lieu dans le puddlage des fers ordinaires, quoiqu'à un degré moins sensible.
Réciproquement, les fontes spéculaires, par exemple, peuvent être employées avec avantage, lorsque la fonte principale, c'est-àdire, la fonte qui sert de base au travail, donne à la fusion trop peu d'oxyde ferrique pour l'épuration et l'uniformité de la décarburation, soit qu'elle renferme trop de silicium, soit qu'elle s'affine trop facilement, dernier cas dans lequel l'oxyde ferrique est réduit, à mesure qu'il se forme, par le fer que les scories produisent alors plus facilement. Toutefois, ces sortes d'alliages exigent qu'on retarde la fusion de la fonte siliceuse ou tendre qui s'affine le plus vite, en la chargeant, par exemple, à froid dans le four, tandis qu'on chargera la plus forte à chaud. Autrement la fonte tendre se décarburerait avant l'autre, les grains de fer formeraient des grumeaux qu'on ne pourrait plus diviser, les scories emprisonnées continueraient l'élimination du carbone, mais l'épuration se ferait mal et l'on n'obtiendrait qu'un produit mauvais et dépourvu d'homogénéité, sans compter qu'un partie en serait brûlée (Urbin, Rev. univ., 1866).
ARTICLE DEUXIÈME