‹ Traité théorique et pratique de la fabrication du fer et de l'acierChapitre 69 sur 189 · JOURNÉE MOYENNE · texte numérisé non relu

JOURNÉE MOYENNE

Fers corroyés fr.

Fers de 1'''= classe »

M'f" lamineur 2« »

fr. 7.20 » 4.00

» profilés ->

S'' ou croclielcur

7" ou dresseur

» équerres »

Rails de houillères »

Plaques de joints »

Eclisses »

542. Aperçu général du système de fabrication adopté à Couillet. — La grande distance qui sépare les fours et les trains de Couillet, et la nécessité de bien souder et de purifier le fer obligent dans cette usine à fabriquer plusieurs fers marchands en deux chaudes. Ainsi pour les petits fers, on chauffe les paquets au blanc soudant, les dégrossit aux cylindres de 14 pouces, découpe les barres dégrossies au moyen de la cisaille à chaud, reconduit les billettcs au four et les réchauffe au blanc soudant pour les passer au petit laminoir. Les billettes de fortes dimensions peuvent être renfournées en trois ou quatre fois, tandis qu'elles sont encore rouges, et les autres se renfourncnt pour ainsi dire à mesure qu'elles tombent de la cisaille. Lorsque la commande est inférieure à 500 kil. et qu'on travaille au train en coquille, un seul four peut suffire pour les deux chaudes. Alors on enfourne et défourne sans interruption.

On charge dans chaque four 200 à GOO kil. de métal, suivant les dimensions à produire et l'importance des commandes. La durée du premier chauffage varie, d'après la grosseur des fers et l'allure des foyers, entre 3/4 d'heure et 1 1/2 heure ; on brûle 80 à 90 pour °/o de houille et l'on subit un déchet de 8 à 10 pour °/o ou de 15 pour "/„, suivant qu'on réchauffe des fers de première qualité ou de l'ébauché brut. Dans le deuxième chauffage, dont la durée est de 1/4 d'heure pour les petits fers et de 1/2 heure pour les gros, on consomme 15 pour "/„ de combustible et l'on perd 3 à 5 pour de métal.

L'aide chauffeur traîne avec une tenaille ou transporte, au moyen d'un char à deux roues, la pièce jusqu'à la cage des dégrossisseurs, sur le tablier de laquelle il la dépose, et, après avoir facilité, s'il y a lieu, son engagement dans la première cannelure, il retourne au four afin de prendre une seconde pièce à laminer.

Ordinairement on fait faire un quart de tour aux barres après chaque passage dans les cannelures respectives du dégrossisseur ; on opère de

CHAP. II. FEUS MARCHANDS

même, à la cage des finisseurs, si le fer est rond ou carré, mais on les retourne sens dessus dessous après chaque passage, si on lamine du fer plat. Arrivé à la dernière cannelure des finisseurs, dans laquelle il les passe au moins deux fois, le lamineur vérifie leurs dimensions avec soin. — Le lamineur doit dégager rapidement ses tenailles de la barre en arrivant près des cylindres, de peur qu'elles ne soient entraînées dans la cannelure. Le rattrapeur doit toujours tenir ses tenailles ouvertes et prêtes à saisir le bout de la barre à sa sortie.

S43. Corroyage. — Les corroyés qu'on fabrique au train de 14' pouces sont: 1° des plats de 0",080 de large et de 0"", 025 d'épaisseur pour rails et fers marchands; 2" des plats de 0'",150 sur 0",02S, ainsi que des carrés de 0'",04'5 et de 0"',023 pour rails. Le laminage des carrés et celui des plats de O^jOSO s'effectuent par un lamineur devant et un rattrapeur avec un crocheteur derrière. Pour les plats de 0",1S0, il y a un lamineur avec un crocheteur devant et un rattrapeur avec deux crocheteurs derrière. Deux hommes dressent les corroyés.

Carrés et ronds, plats ordinaires et bandelettes. — Les paquets sont soudés et dégrossis au train de 14 pouces, et les billettes dégrossies et finies au train de 10 pouces. Le dégrossissage à ce train s'effectue par le troisième lamineur devant et le quatrième lamineur avec un crocheteur derrière, et le finissage par le maître placé devant et par le deuxième lamineur avec un crocheteur placés derrière le train. Le plus souvent il n'y a qu'un crocheteur pour les deux équipages du train dont il s'agit.

ARTICLE DEUXIÈME

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