V. 12. XV. XVII
Homme. 52. llarié. Pilote.
— 730 J. Marasme.
11 y a deux ans, perte de connaissance, perte de la parole , paralysie des extrémités inférieures.
Entré à l’Asile dix-huit mois avant la mort. — Délire général, incohérent. Hallucinations. Le malade se croit sur son bord. Difficulté extrême pour articuler quelques mots , station chancelante , progression difficile. La paralysie fait des progrès. Congestions cérébrales répétées. Les évacuations sont involontaires, la station devient impossible, le malade ne peut plus parler. La diarrhée s’établit. Pendant douze jours, le malade reste étendu immobile sur le dos, dans un état de demi-coma. La diarrhée continue et est sanguinolente , la figure est cadavérique ; le malade succombe à une lente agonie dans le coma.
Encéphale, 1.175. — Cervelet, O.lio.
Épaisseur considérable des os du crâne. Pseudo-membrane épaisse , qui se dédouble en deux portions réunies
FOLIE COMPLIQUEE
par des adhérences celluleuses , qui adhère aux feuillets arachnoïdiens pariétal et cérébral par de légères brides celluleuses , et qui, dans un grand nombre de points, offre des ponctuations rouges. Une petite quantité de sérosité purulente dans la cavité arachnoïdienne. Épaississement, opacité et fragilité de l’arachnoïde cérébrale dans les trois quarts antérieurs des hémisphères. Infiltration séropurulente'de la pie-mère dans les régions correspondantes. Adhérence de la pie-mère à plusieurs parties de la couche corticale , dont le plan extérieur s’enlève par plaques. Dans les trois quarts antérieurs des hémisphères , la couche corticale a une couleur gris ardoise foncée , plus foncée dans la partie moyenne de l’hémisphère droit. Cette couleur intéresse toute l’épaisseur de la couche corticale, et tranche vivement avec ta couleur rosée de la substance blanche. Le plan extérieur de la couche corticale s’enlève par plaques, avec une grande facilité. La substance grise intérieure n’offre la couleur gris ardoise que dans un très petit nombre de points , ceux qui se rapprochent davantage de la périphérie. Toutes ces parties altérées dans leur couleur, exhalent une odeur putride très prononcée. Le cervelet offre aussi, le long de quelques-uns de ses feuillets , une teinte grise ardoise. Ses membranes sont légèrement altérées.