‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 109 sur 226 · X..., âgé de cinquante-six ans, avocat · texte numérisé non relu

X..., âgé de cinquante-six ans, avocat

Pas dégoutté articulaire dans sa famille; mais frères et sœurs graveleux.

Pas de maladie antérieure.

En 1870, colique néphrétique sans expulsion de graviers.

Depuis lors, les urines ont toujours charrié d’énormes quantités de sable rougeâtre.

De temps à autre, douleur rénale, mais pas de nouvelle colique iusqu’en 1883.

Douleurs vagues, passagères depuis cette époque dans les jambes, les orteils; pas d’attaque dégoutté articulaire.

En décembre 1882, céphalalgie intense, limitée au côté droit de la tête, sourcil, tempe, apophyse mastoïde, s’étendant rarement à gauche, apparaissant surtout le matin et cédant vers le soir, dans la nuit; sans trouble oculaire, sans vertige.

Lorsque la douleur esl iulense, hirmoiemcut de lœil droit.

Celle douleur, qui est superficielle, s’accompagne d’iiypcrestliesie cutanée et parl'ois d’élevures à la peau qui disparaissent avec la lou-

Le malade reconnaît que celte douleur n’a rien de profond. 11 jouit, du reste, de toute l’intégrité de son intelligence et de toute son aptitude au travail. . . .

Cette douleur persista sans rémission decemlire, janvier, Itviier, mars et avril 1883. Elle céda alors avec des retours et des interinitteiices sans disparaître.

Le malade, qui déjà était allé cinq ans à Vittel, y retourna sans succès. La douleur persista; elle ne céda qu au colchique, et, pen an quinze jours, le malade en lut débarrassé.

Dimanche 30 septembre, colique néphrétique, qui cede rapidemeiD sans e.vpulsion de gravier, pour faire place de nouveau a la cephalee le 1“ octobre.

Pas de dyspepsie, pas d’autres troubles fonctionnels. ^

Le soir, le malade reprend le colchique, qui triomphe à nouveau de

cette douleur.

Obs. LX.W. — Céjihalakjie goutteuse guérie, par ta tiqiieur

de Lavitte.

G..., âgé de (Hiarantc ans, d’une constitution vigoureuse, d’uu embonpoint satisfaisant; a eu un chancre dans sa jeunesse, plus tard du psoriasis nalmaire, des plaques muqueuses. , , i .

En 1871, rhumatisme articulaire, qui le força de garder le lit deux

Rcaucoup de goulleu.v dans sa famille, côté paternel et maternel, tlrand-pérc mort d’une goutte remontée (quatre-vingl-cinq ans). Déformations et nodosités fréquentes chez ses parents. ^

Sa mère est dyspeptique. Une de ses sœurs est morte d un abcès du

foie (goutte du foie pour le médecin).

Pour lui, il n’a jamais eu d’attaques vraies de goutte articulaiie. De temps à autre seulement, il ressent d’une façon toute passagère des

douleurs dans les orteils. , , , u’oc

Ce sont les seules manifestations, qu’il avait communément avec d assez fréquentes migraines jusqu’en 1881. A 1., n.mnP

En 1881, il fut pris d’une céphalalgie atroce, localisée a la nuque,

et pour lui tout à fait distincte de la migraine. tnntpmp-

Cette céphalalgie prononcée surtout la nuit, etqui résista a toute me dication Lme spécifique, ne céda, et cela d’une façon presqueiustau-

lanée, qu’à l’usage de la liqueur Laville. m..,. innllspp

En 1882, au printemps, nouveau retour de cette doul , au niveau des arcades sourcilières, qui, celte fois encore, ne put elre

dissipée que par la liqueur Laville. , i i„ a» Pi pènha-

Cetle douleur est atroce et bien distincte pour le malade de la cepha lalgic qii’cntrainc la migraine, qui toujours s’accompagne de nausées, parfois de vomissement et de dégoût du tabac.

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