‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 112 sur 226 · Todd, Cyclop. of. anal. and. phys., t. IV, p. 7'2t · texte numérisé non relu

Todd, Cyclop. of. anal. and. phys., t. IV, p. 7'2t

l.A GOUTTE DANS LES OIIGANES. 311

En I87G, nouvelles attaques en automne et en liivcr, toujours limitées aux pieds.

Ces atta(|ues sont caractérisées par une tuméfaction du pied, une douleur assez vivo, surtout pendant la nuit. La marche de l’attaque est régulière, traînante, la tuméfaction et la douleur cessent peu à ])eu.

En décembre 1877, surviennent des vomissements qui durent trois jours, crampes des jambes (quarante en vingt-quatre heures).

.A partir de cette époque se sont manifestés des troubles médullaires caractérisés par :

r De la faiblesse des extrémités supérieures et inférieures; quand le malade marche, il sent peu le sol;. il tient malles objets et a de la peine à ne pas les laisser tomber.

2" Aux membres supérieurs et inférieurs, la sensibilité est obtuse, retardée.

3® Les réflexes sont conservés, mais retardés.

4® Atrophie de la jambe droite.

11 n’y a pas de douleur spontanée ou à la pression le long du rachis.

Sens génésique et érections conservés.

Au même moment sont survenues des douleurs aux deux gros orteils et au genou gauche.

En janvier, consécutivement à cette attaque, le malade ressent, le soir surtout, des douleurs continues, exacerbantes, au niveau de la plante des pieds et des articulations tibio-tarsiennes. 11 n’y a ni tuméfaction, ni coloration, comme on le note d’ordinaire dans la goutte. Ces douleurs ont été tellement vives qu’elles ont nécessité l’emploi de piqûres de morphine.

En résumé, faiblesse et anesthésie des extrémités, rendant l’écriture difficile et la marche pénible, survenues après des crampes et des vomissements, avant les douleurs goutteuses. Ces phénomènes sont plus prononcés à la jambe droite où s’est manifestée la sciatique. 11 y a à la jambe de ce côté un amaigrissement de 1 centimètre et 2 centimètres à la cuisse. Cet amaigrissement est peut-être dû Èi la sciatique.

Comme phénomènes négatifs, il faut citer :

1" L’absence de douleurs au rachis.

2® L’intégrité des réservoirs (vessie, rectum).

3® L’intégrité des fonctions génitales.

4® L’absence de contractures et de douleurs d’irradiation.

Traitement. — Deux cautères ont été appliqués.

Administration de la liqueur Laville à deux reprises. Chaque fois, il y a eu amélioration notable, anesthésie des extrémités moindre : le malade marche mieux.

Vers le 1®^ juillet, attaque de goutte au poignet gauche, durée de deux à trois jours.

1-c 20 juillet, le malade, revenant des eaux, eut une colique subite avec diarrhée qui dura toute une semaine; il avait de la fièvre, une soif 1res vive et des vomissements qui durèrent deux à ti-ois jours. Depuis a lin (le cette crise, il se porte assez bien, à part un peu de douleur I CS pio( s et des reins quand il marche, des fourmillements des pieds.

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Encore un peu d’anesthésie. Force plus grande.

Un peu plus lard, le malade fut pris de douleurs gastro-intestinales très vives avec vomissements et diarrhée; les matières vomies n’ont pas été vues, mais des taches noirâtres existaient sur les draps; les selles examinées contenaient du sang. Deux jours plus lard, épistaxis abondante nécessitant un tamponnement avec le perchlorure de fer.

Le lendemain, malade très amélioré, très gai. Dans l’après-midi le malade est pris subitement de douleurs gastro-intestinales très violentes qui durèrent dix minutes et furent suivies d’une syncope qui amena la mort.

Un peu de sang qui s’était écoulé par la bouche et l’anus fit penser qu’une hémorrhagie gastro-intestinale avait amené la mort.

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