X..., âgée de cinquante ans. Père goutteux
ayant eu des
lUttUjULS niiutiplcs, liioi t cl t|un.riUitG-Iiui l mis m lu suite (1*1111 cii’ysipèK* de la lace. Sept grossesses. Il y a seize ans, première allaijue au gros orteil droit. Deux ans sans attaque. Depuis quatorze ans, un accès de goutte tous les six mois. La malade se couche bien portante et est prise de son attaque vers deux heures du matin. Pendant trois à quatre jours les douleurs sont très vives, puis elles s’atténuent ; mais la malade est condamnée au repos au lit on a ne marcher qu’appuyée sur un hàtoii j)endant deux à trois Jiiois.
Pas de déformation articulaire. Pas de lophus aux oreilles. -
11 y a deu.x ans, une sciatique droite a remplacé une des altauues semestrielles. i ^
Les pieds ont été longtemps seuls pris ; depuis huit ans, les genoux ont ele atteints à leur tour.
Les inaius sont toujours restées indemnes.
Depuis quelques années, catarrhe hronchique persistant chanue 111 ver. ^
Depuis huit mois, céphalée presque continue, s’e.xaspérant la nuitil lui semble qu on lui arrache la peau du crâne. *
Depuis deux ans, douleurs rénales profondes, très vives, se montrai] I sous ormes de crise, et durant de trois à douze jours; jamais loute-
ahLd-.M^ expulsion de graviers; mais parfois dessables assez a ondants. Lunes très abondantes; quatre à cinq litres par jour. Dans ne a ,n yse faue recemn.cnl, „„ n’n „-ou,é ni sucre ni alhin.ine. D Site 1011. Lree 5./9. A. urique 0.70. - Rien au cœur.
Loisque la malade reste plusieurs jours constipée, elle est certaine de voii survenir soit une crise rénale, soit des douleurs articulaires
Eczema sec très pénible, à la nuque et sur le ventre.
F. — Nüvropatliie goutteuse
INous réunissons sous ce litre un certain nombre de symptômes J que vertiges, migraines, trouble de la vue, de l’ouïe, insomnies, 1 cil pilotions, etc., qui peuvent exister seuls ou s’associer et se
le clcnX"™r
35G TIUITÉ TllÉOlUUUE ET PliATlQUE DE LA GOUTTE.
1" Migraine. — Beaucoup d’auteurs admellenl la nature goutteuse de la migraine. Trousseau a surtout contribué à vulgariser celte idée. — « La migraine, dit-il, est si bien, en un grand nombre de cas, une manifestation de la dialbèse goutteuse, que goutte articulaire et migraine s’observent chez les memes individus, 1 une cédant quand l’autre apparaît, et que souvent aussi c est la seule expression de la prédisposition héréditaire chez des sujets nés de parents franchement goutteux. Liveing, dans son ouvrage sui la migiaine, considère de même cette affection comme l’expression d une diathèse goutteuse latente®. Un père peut avoir souffert de la goutte et son fils devenir la victime de la migraine. Chez quelques malades, la migraine pourrait terminer un accès de goutte. Guider et Hirlz', dans leurs articles du Dictionnaire encyclopédiqiie et du Dictionnaire de médecine pratique, se rangent aussi à l’opinion de Trousseau. 11 ne faudrait pas cependant généraliser outre mesure celle manière de voir. La migraine existe fréquemment sans aucune relation avec la diathèse goutteuse, et même, si nous ne jugions que par nos seules observations, nous la regarderions comme une manifestation rare de la goutte, car nous ne l’avons relevée que chez un petit nombre de goutteux. Ce (lue nous ayons vu dans ces cas, ce sont des accidents migraineux existant d’une manière presque périodique pendant un certain nombre d’années, puis disparaissent pour faire place, soit à de la dyspepsie, soit à des attaques rie goutte articulaire; mais nous n’avons jamais vu, comme Liveing, la migraine terminer un accès de goutte, ni même alternei avec des manifestations articulaires.
2“ Vertiges. — Par contre, les phénomènes vertigineux nous paraissent très communs dans la goutte. Il est vrai qu en raison de la fréquence des troubles gastriques chez les goutteux, Best bien difficile, la plupart du temps, de décider s’il s’agit du vertige réflexe dit a stomacho lœso, ou bien d’un vertige relevant directement de la diathèse urique et se rattachant, suivant les auteurs, soit à un état anémique, soit cà un état congestif du cerveau. Et de fait, la symptomatologie du vertige goutteux ne diffère guere ^le celle du vertige stomacal. Ce sont les mêmes sensations de vide cérébral, d’étourdissement, de tournoiement, de chute imminente, pariois de chute réelle, mais sans perle de connaissance. Comme dans le
\. TroussQs.u, Clinique de rHâlel-Dieu, l. ut, V-
"2. Liveing, On megrim and àome allied disorders. London, U>7d.
LA GOl’TTE DANS l.ES ORGANES.
vertige gastrique, ces sensations sont provoquées par les causes les plus diverses : la station dehout prolongée, la marche dans un espace découvert, la vue d’un treillage, d’une fde de barreaux. Un inouvenient un peu brusque peut déterminer le vertige; il sulTit parfois q ie le malade relève la tête pour qu’un étourdissement se produise et le menace d’une chute.
Le vertige goutteux persiste souvent des mois, des années avec une désespérante continuité. Les attaques de goutte peuvent parfois l’amender seulement; le vertige reparaissant, la crise articulaire calmée. D’autres fois, la guérison est complète après une seule attaque de goutte. L’exemple rapporté par Van Swieten dans les commentaires de Boerbaave en est une des preuves les plus remarquables. Un homme était sujet à un vertige violent qui le faisait tomber dès qu’il essayait de se tenir debout; assis, il ne ressentait rien. Cet état persista pendant deux ans, malgré les remèdes que lui ordonnaient plusieurs habiles médecins. Un jour, il eut une attaque de goutte, dont il n’avait jusqu’alors présenté nul indice. Dès lors il fut entièrement débarrassé de son vertige.
Chez la plupart de nos malades, les accidents vertigineux coexistalent avec des troubles digestifs; la cause du vertige était donc complexe. Uans les trois observations suivantes toutefois le vertige existait seul; elles peuvent être donc à bon droit regardées comme des exemples de vertige proprement goutteux, car il est spécifié que les malades ne présentaient aucun symptôme de dyspepsie.
Obs. LXXXVII. — Goutte articulaire. Eczéma des mains.
Névralgies faciales. Vertiges.
E..., âgé de cinquante ans, entré le 6 mars 1883 à la maison Dubois, (jiancl-père goutteux. Alcoolique. Gros mangeur. Le malade, qui avait mené une vie très iictive jusqu’en 1867, resta sédentaire à ce moment, et eut alors sa |)remière attaque de goutte, attaque très aiguë qui le tint cinq mois au lit. Depuis, les attaques ont continué, malgré la reprise d une vie active; elles venaient tous les ans vers l’automne, et de moinsen moins aiguës.
L articulation métatarso-phalangienne du gros orteil du côté droit fut d abord atteinte, et deux ans après le genou droit fut envahi à son tour.
Dernier accès, au mois de septembre dernier.
Depuis deux ans, à chaque hiver, éruptions sur les mains durant cimj a SIX mois. ‘
Depuis un an vertiges continuels.
Le malade est aussi sujet aux névralgies faciales, surtout à gauche. (>es névralgies se déclarent en même temps que les attaques de goutte, et ont une durée à peu près égale l b