TUAl'I'K TllÉOlUOUE ET 1-llATlOlJE DE l-A GOUTTE
A la siiilc dos a(la(|ucs sc dévclo))))craitMil dos loplius sur les oi’oillos.
Ces toplms se dissiporaioiUon trois ou (|iiatro somainos.
Etal actuel. — Los jointures ne sont pas déCormées. Mais il existe dans le genou droit des craquements.
Le malade sent aussi des craquements dans les arliculations de la lête avec la colonne, lorsqu’il remue la tète.
Arc sénile de la cornée, (iataracte au début.
Vertiges continuels. A chaque instant, et n importe ou il se trouve, le malade est pris d’étourdissements et tomberait, s’il n’avait un point d appui ]!our se retenir. Assez souvent chute dans la rue sans perte de connaissance.
Pas de troubles de l’ouïe.
Respiration courte. Pas de palpitations, ni de souffle cardiaque. Hacliale un peu athéromateuse.
Pas de troubles digestifs.
Jamais de sables urinaires.
Sur la face dorsale des deux mains et des doigts, et surtout vers la partie externe tle chaque face dorsale, éruption caractéi’isee pai un fond violacé recouvert çà et là de croûtes d’un jaune brun et de quelques lamelles épidermiques. En d’autres endroits, où ces lamelles et ces croûtes sont détachées, la peau est lisse, luisante, comme amincie, quelques démangeaisons. Léger suintement seulement au début de l’éruption.
Traitement, caoutchouc sur les mains; eau de Vichy à l’intérieur.
20 mars. — Extrait de valériane : 6 pilules de 0,05 cent.
28 mars. Les croûtes et les squames se sont détachées, toute la peau
de la main reste seulement un ]>eu luisante et lisse. Depuis l’administration de la valériane, les vertiges se sont fort atténués comme nombre et comme intensité. T,e malade marche sans crainte, ressentant seulement deux ou trois fois par jour un léger étourdissement.
Sorti le 19 avril.
Obs. LXXXVllI. — Goutte articulaire. Vertige goutteux.
X âo-é de trente-neuf ans. — Première attaque de goutte en 1880, ù la suite°d’excés de table. Douleur dans le pied gauche pendant deux jours; puis, douleur au niveau de l’articulation phalango-metatarsicnne, au côté externe d’abord, puis au côté interne de l’orteil droit.
Pendant le reste de l’année, et pendant l’année 1881 , douleurs vagues dans les deux ])icds et même dans les doigts de la main apres un bon
Pourtant le malade ne présente aucun trouble digestif, ni renvois, ni aigreurs. Son appétit est bon, ses digestions sont normales.
Quand nous voyons le malade, en 1882, il se plaint surtout de veitigès fréquents, survenant sans raison à tout instant de la journée ; it a aussi en outre une faiblesse, un malaise général, des sensations d etoutfement, d’oppression. Daltements du cœur réguliers; pas de bruit anormal à l’auscultation.
Tous ces malaises disparaissent à l’automne de 1882, a la suite d une ■cure faite à Vittel.