Dyce Duckwoitli, Bril. med. Journ., déc. tS
?,f)2 'rUAITE T11E0IU(.)UE ET PIIATIQUE DE DA GOUTTE.
paraîl s’clre (aile iionnalcmcnl ; il s’endort assez l'acilerneiit.
Mais l)ieiilôl il se réveille en proie à un malaise, à une anxiété particulière ; il a des Dattements dans les tempes, dans les oreilles ; des palpitations, nu état d’agacement général. Il peut ainsi rester éveillé des heures, se levant et se recouchant sans pouvoir retrouver le sommeil. D’aulres fois, il se rendort, mais alors des cauchemars plus ou moins lugubres, parmi lesquels prédominent des images de mort, des cortèges d’enterrement, des défilés de corhillards ou de bières, ne tardent pas k le réveiller de nouveau. j La nuit se passe dans ces alternatives de somnolence et de rêve, ' i et le matin, impatiemment attendu, vient enfin permettre au ma- ] lade de se lever, mais fatigué, inquiet, morose et irrité. |
6° État hypochondriaque. — Si l’on veut bien l’emarquer que I ces divers troubles nerveux existent rarement à l’état d’isolement, qu’ils se combinent habituellement entre eux et s’associent d’autre part aux palpitations, à la céphalalgie, aux douleurs névralgiques mulliples que nous avons déjà décrites, à des crampes, à des douleurs musculaires erratiques dont nous parlerons plus loin, on comprendra que de pareils symptômes puissent entretenir et expliquer l’état mental parliculier qui ne tarde pas à se développer chez la plupart des goutleux.
L’irritahilité et la susceptihilité nerveuses des arthritiques est un fait bien connu. Un de nos malades présentait un tel degré de nervosisme, qu’une émotion un peu vive provoquait chez lui une véritable altaquc d’hystérie, avec sensation de boule remontant à la gorge, suffocation, spasmes, mouvements convulsifs; l’accès se terminant par des pleurs ou par l’émission d’une urine incolore. ^
Cet état d’excitation fait place à la longue, sous l’influence des troubles mulliples qui assiègent le malade, à un état d’inquiétude permanent; tl’abord les symptômes sont intermittents, passagers, se traduisant par un abattement, une lassitude, un malaise général, des douleurs vagues dont le malade ne saurait fixer le siège, des plaintes continuelles, des craintes imaginaires d’un danger plus ou moins imminent. Tout ce malaise peut disparaître à la suite d’une attaque dégoutté; mais il ne larde pas à revenir, et a la longue les phénomènes hypochondriaques s’établissent à demeure et ne quittent plus le malade. En général, la persistance des troubles névropathiques coïncide avec la cessation complète de toute manifestation articulaire.
« J’ai vu, dit Scudamore, des exemples de pei’sonnes goutteuses.