Senalor, Virchoiv’s Archiv, 18ü8, Bd XLU, p. t
3. Naunyn cl lUess, Ucber Harnsüure Ausscliddunfj, Uciclioil. Dubois Arch., 18(W, p. 331.
LECOItCIIÉ, Goutte
34 TRAITÉ THÉORIQUE ET l'RATIQUE UE LA (JOUTTE.
l'acide urique sons l’inriuence des iiilialations d’oxyp;ciie*,el Seligsolin sous l’influence de l’ozone^.
Rien ne permet donc de croire à la Ihéoi'ie de Liebig et de soutenir que la quantité d’acide urique est en raison inverse de l’activité des combustions organiques. Les faits palliologiques sont trop complexes pour leur attribuer la valeur absolue que leur donne Bartels. Les résultats fouiaiis par la physiologie expérimentale ne concordent pas. Enfin l’existence d’une urine presque entièrement formée d’acide urique chez les oiseaux, où les conditions de respiration active et de suroxygénation sont si remarquables, reste la pierre d’aeboppement de cette bypotbèse en apparence si séduisante.
e. Variations de l'acide urique dans les maladies. — C’est une opinion classiquement admise que l’excrétion de l’acide urique est considérablement augmentée dans les maladies fébriles. L’aspect des urines dites fébriles, les sédiments épais qu’on y constate babituellement, le fait incontestable de l’exagération des combustions organiques sous rinfluence de l’élévation de la température servent de base à la tbéorie classique. Mais ceux qui l’ont proposée et ceux qui la défendent n’ont tenu et ne tiennent aucun compte ni de la diminution de l’eau urinaire qui est constante dans la fièvre, ni de la remarque de Prout, sur laquelle a tant insisté Bartels, et que nous avons déjà à deux reprises indiquée, à savoir que l’existence de sédiments uratiques ne signifie rien au point de vue de la quantité d’acide urique excrétée. Cette remarque enlève toute valeur à l’argument tiré de l’aspect seul des urines. La diminution de l’eau commande d’autre part une grande réserve dans l’interprétation des faits, où la quantité des urines n’est pas indiquée, l’acide urique pouvant paraître en excès, rapporté à 100 cc. d’urine, alors qu’en l’éalité il est à peine en proportion normale, la quantité d’urine rendue atteignant souvent à peine 400 ou 500 cc. Enfin, s’il n’est pas douteux que la fièvre exagère les combustions organiques, il reste à démontrer que l’acide urique soit réellement en aussi forte proportion qu on veut bien le dire dans les cendres de cette combustion fébrile, que 1 on comprend babituellement sous le nom de matières extractives. On admettait aussi autrefois, d’une manière courante et en apparence
1. Eckart, Die acide Gicht iiiid ilire Behandlung, München, 1861.