‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 144 sur 226 · Y. GOUTTE ET SYPHILIS · texte numérisé non relu

Y. GOUTTE ET SYPHILIS

Nous n’avons pas les éléments nécessaires pour faire une étude des rapports réciproques de la goutte et de la syphilis. On ne trome rien dans les auteurs sur ce sujet, sauf cette assertion de Spencer Wells que, chez les individus goutteux, la syphilis prendrait volontiers le caractère scorbutique Q

La goutte, si nous en jugeons d’après les cas que nous avons eu l’occasion d’observer, paraît créer une espèce d’immunité contre les manifestations syphilitiques. L’immunité serait d autant plus grande que la diathèse goutteuse serait plus prononcée, que le sujet serait plus rapproché de l’àge où se développent d’ordmaire les

accidents goutteux. .

C’est surtout dans les cas de goutte héréditaire que cette dia-

llièse nrésenlc son pins grand caractère d’inlensité. C'est aux nidividus qui en sont atteints qu’elle paraît conférer la plus giandt immunité. Aussi avons-nous pu observer dans quelques cas des goutteux qui semblent tout à fait réfractaires à l’apparition des manifestations syphilitiques.

Chez un de nos malades, fils et petit-fils de goutteu.x, nous avons eu l’occasion d’observer un chancre indure vers 1 âge dt vingt-trois ans, chancre induré qui ne donna heu a aucune manifestation, et cependant ce jeune homme n’a pas encore présent de manifestations articulaires. Les urines toutefois sont celles lu goutteux. Elles contiennent de grandes proportions dm

" oit te cas de goutte acquise les accidents sJP'f I”;

sent se produire ; mais leur inteiisilé parait d autant moins .raiidc

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