Spencer Wells, Praclical observ. on goût. London, 18o
LA GOUTTE ET LES MALADIES ASSOCIÉES. 4G3
qu’on est plus rapproché des premières maiiifestalions goulte-uses. Ainsi, chez l’un de nos malades, nous notons que les manifestations syphilitiques furent peu prononcées et nous voyons que, cinq ans plus tard, se produisirent les premières attaques de coliques néphrétiques. N’est-on pas en droit de supposer que chez ce malade il y a\aitdéja commencement de diathèse goutteuse au moment où apparut le chancre. Seulement, si cette diathèse étaitdéjà assez prononcée pour atténuer la manifestation syphilitique, elle ne l’était pas assez pour les supprimer complètement, comme dans le cas précédent. Chez un autre, nous voyons le chancre se produire vers l’âge de vingt ans, et la première des manifestations goutteuses ne se montre qu’a quarante ans. Chez ce malade, les accidents syphilitiques lurent plus prononcés; il y eut même du psoriasis palmaire. Nous sommes porté à croire que chez lui la diathèse goutteuse était encore nulle lorsqu’il prit son chancre, et qu’il ne possédait point alors 1 immunité qu’elle nous semble créer.
Si la goutte paraît s’opposer à l’évolution de la syphilis, la syphilis par contre ne semble pas mettre un obstacle au développement e la diathese goutteuse; c’est du moins la conclusion qu’on peut irer de ces observations. ^