VI. GOUTTE ET CANCEH
I» goxlle el le cancer?
as pu , le les faits sur lesquels il fondait cette opinion Charcot de
on Côte, afûrme que, dans le rhumatisme chro' ique. le c , e i
^ cancroule ne sont pas des faits eseeptiomrels Mais M nlû ‘
la 80““o- Le même auteur dit
ter lesTuiets aim'“i '““"l™'' ‘I®* "odosités d'Heberden ; les sujets atteints de cancer du sein ou de tout autre oreane
: in admettait que le cancer est fréquent chez les goutteux et eii
^rlicuher le cancer du rectum et de la vessie. ’
gnaîe la œexistV'T'i constitutionnelles,
rail assez rnm ^ cancer. D’après lui, il
rolùleuxdnn rencontrer des individus qui, ayant été
s eur jeunesse, présenteid des nodosités goutteuses
m TIUITÉ THÉORIQUE ET PRATIQUE DE LA GOUTTE.
dans leur Age adnllc el finissent par mourir cancéreux. 11 rapporte l’observation d’un vieillard de soixante-quinze ans, dont le père, âgé de quatre-vingts ans, était goutteux, et qui Im-rneine avait présenté du psoriasis pendant plus de trente ans. A soixante-quinze ans, il eut un cancer épithélial au petit doigt, et a la suite de l’ablation de cette tumeur, une première attaque de gouUe 11 mourut d’une généralisation du cancer aux ganglions de l aisse h. Paget indique aussi la fréquence du cancroide de la langue chez
les sujets goutteux.
Budd a publié une observation de cancer de la verge, avec généralisation au foie et aux poumons, chez un homme de soixantehuit ans, qui présentait des tophns volumineux avec une néphrite o-outteuse et des infarctus caractéristiques d’urate de soude dans
Sur nos cent cinquante goutteux, nous avons observé trois cas de cancer, et dans les trois cas, il s’agissait d’un cancer de 1 estomac. Les premiers symptômes apparurent à Page de cinquante, cinquante-cinq et soixante-trois ans. Chez deux des malades la gou anic„l,ii.-e avait été peu intense, localisée au pied et de da e re alivement rcceiite ; le Iroisiéine, au conlraii e, était siije J »
cimi ans à (les crises de coli(|ues néplireliques, el depuis dix.ept I s à des accès de gotilte articulaire qui avaienl envali, successi- •veiii:.,! les pieds, les°cous-de pied el les geiious ,ii“
la goiille n’avail.provoqué de
ment à l’anparition des troubles cancéreux. L évolution du cancei ,Pa différé en rien d’ailleurs de la marche et des symptômes oui-
::rue;[?à:ruriqiie une indueiice directe sur le déreloppemeiit de rirrilatioii épilUéliale qui aboutit ““ ;
Trois faits observés par Gigot-Suard dans ses mentales sur l’action de l’acide urique
égard, au moins à litre de c».’ieiise » ■ > " - .eut p^
admettre les conséquences qn en lue 1 auteu . L .
de chasse jeune, bien portante, “'f '" hvo’iéniciues qui fut soumise à une dose quotidienne de ^
S^lÎmXal’run'sarp^^^^^
un épithélioma de la langue ; enfin une tuinei
LA GOUTTE ET LES MALADIES ASSOCIÉES. 4G5
! (cuse apparut sui' la cuisse d’un lapin qui avait pris de l’acidc urique pendant deux mois. Il est certain que des sarcomes et des ^ cancers peuvent se développer spontanément cliez le chien et le j lapin; mais il y a dans ces faits une coïncidence qui mériterait d’être : vérifiée par de nouvelles expériences.
Obs. CX.\.\11. — Gaulle articulaire. — Tophus de l’oreille.
— Cancer de l’estomac.
X..., âgé de cinquante ans. — Pas de goutteux dans sa famille.
Toujours bien portant. Fièvre typhoïde à vingt ans.
Donne chère sans excès d’aucune sorte.
Existence sédentaire.
Il J ^ ^^Bti e anSj en 1879, en venant a Paris, gene a l’orteil gauche. Il pense avoir mis une chaussure trop étroite; mais la douleur augmente, se caractérise, le force à s’aliter pendant trois jours, et le médecin n’hésite pas à reconnaître l’existence de la goutte. Cette attaque eut lieu en mai.
En 188:2, en avril, nouvelle attaque; douleur vive de l’orteil gauche pendant une douzaine de jours, et pendant trois semaines impossibilité de marcher. Urine toujours normale, jamais de gravelle. — Actuellement elle ne contient ni sucre ni albumine.
Comme traitement on a presci-it au malade de la teinture de colchique, des cataplasmes et de la ouate.
Le malade remis se rend à Vichy où il fait une cure légère d’eau do la Grande-Grille sans bains.
A Vichy, pendant sa cure, troisième attaque légère, toujours au o-,-os U'teil gauche. ”
En quittant Vichy, X... est pris de lassitude; on voit baisser sou ippetit qui, du reste, n’a jamais été excessif. Peu de temps après il est u-is de vomissements alimentaires, e.xistant surtout vers les cru’atre à unq heures de Paprès-midi; de fringales, de douleurs d’estomac avec -ensation de hrulure, de chaleur vive. Son amaigrissement augmente.
Cet état persiste avec leger amendement; depuis un mois il s’est i^gravc de nouveau; X.., vomit deux ou trois fois la semaine; les di-es- ■lons sont plus pemhles, les douleurs plus vives. Les vomissements 1 ont jamais jusqu a présent ete très abondants et ont toujours été mu ,'ueux. Depuis trois ou quatre jours, ils ont pris une teinte couleur de
-nipiitpres;:::ii:!e
Le malade est très amaigri, jaunâtre, avec un peu de houflissure des ■aupieres. las d œdenie desjanihes. — Sommeil mauvais
To,,l,„s ù IWmTgUcirc,‘'sricl' r,l Hh,
LECOP.CIIÉ, Goutte.
4G(3 traité théorique ET l'RATKjUE DE LA GOUTTE.
Obs. CXXXlll. — Goutte héréditaire. — Coliques néphrétiques. — Cancer de l'estomac.
Père o-outleiix, — Un neveu atteint dégoutté atonifinc des grosses
;„ii,lur(Ts M X..., âgé de soixante-trois ans, acommenee, u y a vingt
il s à rendre des sables et des calculs uriiiues. - Coliques nej.hretiques mnnlètes avec vomissements sympathiques. Lagravelle a ete la seule ZEaüon goutteuse pendant huit ans. A la suite d’une saison a Vichv nremière attaque de goutte au gios oiteil.
lei’aUaques se succèdent, localisées a ces deux articulations pendaireUx ans environ, puis envahissent les articulations tihio-tar-
cîf'iiiiPS Pt colles dGSiï0ïlOl.lX. , ,
Tme état pendant des années. - Pas de phénomènes bien marques du côté de l’estomac; seulement, au moment des accès de coliques nephréticiues, vomissements. Les manifestations articulaires n ont pas fait diminuer la gravelle. • , v' i
*“ers quelques symptômes dyspeptiques,
^’c'esÆ- à l» a» mm-s. inappétence, nau-
’'M;rA‘ïlîL'nSïïSe. - Régime lacté; quelques vernisse-
lIsTelleu^l’- Doûleu'r geuRement. Urines colecées, quantité normale,
'''rS'sal" bn3r-cLïrs“ang„ins altérés reeennus au * eroserpe A Le’s vomissements cessent, mais l’appeltt manque ton-
Retour des vomisse-
■'°'Après huit jours de lavages, on suspend, ments noirâtres. .(TniWissement amaigrissement, teinte jaii-
n^r ";ureV;;Ûm muiiLte; en somme, marche rapide de 1. lési.a stomacale.
Oos. CXXXiV. -Goutte
A..., âgé de di accès, habituellement an
;:Épr«A:e:r;r.d'iSé; p.riois .es deua pieds sent pr,s
successivement. . ipnuhles gastro-intestinaux, vomisse-
mmUs"“pSr^^^ coliques avec diarrhée; survenus à la suite e chagrins.