I. Influence du traumaliswe sur la goutte. — La plupart des
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auteurs ont signalé le rôle du traumatisme dans la production de
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1 attaque de goutte, Heberden, Watson, Robertson et surtout Scudamore,qui fournit cà cet égard les détails les plus inléressants En général l’action est immédiate; dans d’autres cas le traumatisme crée seulement un locits minoris resistentiœ sur lequel se fixera plus tard la goutte.
D ordinaire, il s’agit d’une contusion ou d’une entorse du «ros orteil, qui est suivie dans les vingt-quatre heures du développement d’un accès de goutte. Parfois, quand la première attaque survient sous cette influence, le malade et même le médecin peuvent très bien prendre le change et croire cà une simple foulure DU a une entorse de l’orteil.
Dans d’autres cas, c’est cà l’occasion d’un traumati.=me plus tnave, comme une fracture ou une luxation que l’accès se produira. ■A est habituel cependant que la cause traumatique soit légère, et . eberden dit meme avoir vu survenir la goutte aiguë cà la suite d’une -mip e piqûre de mouche. Très souvent, c’est une chaussure trop ‘ . Ode, condition déjà signalée par Robertson, qui irrite le pied
nih^rr ? rapporte l’observation d’un
naïade chez lequel la simple section de l’ongle du gros orteil
:mcna immédiatement une attaque de goutte. Dans un autre cas,
O l edn se déchira une partie d
Ie2 l
enfles, luisanis et extrême
c iZe m.'p '' abandonna subitement
I eu dernier n PU's à la cheville, au genou
itu au gros orteil de l’autre pied.
m TUAITÉ THÉORIQUE ET PRATIQUE UE LA GOUTTE.
Même dans la convalescence d’un accès de goutte, un coup sur la jambe ou sur le pied peut provo(|uer une recrudescence ou un retour de l’accès.
Eu général, la goutte apparaît au point où le traumatisme l’appelle. Mais quand la région blessée n’est pas celle du pied ou du gros orteil, la lliixion douloureuse ne tarde pas à l’abandonner pour se reporter sur les articulations quelle atteint de préférence. C’est ce qu’on vient de voir chez le- malade de Scudamore ([ui s’était déchiré l’ongle du pouce*, dès le troisième joui, la goutte abandonna la main pour envahir le pied. 11 en est de même dans l’observation suivante dont le docteur Douin est à la fois le sujet et le narrateur, M. Douin, dans un déraillement de chemin de fer, avait reçu un coup violent à l’épaule. — « J avais, dit-il, une contusion de l’épaule que je ressentis dès l’abord, mais qui ne m’empêchait pas d’exécuter tous les mouvements du bras et môme de porter mon fusil. Le lendemain, la douleur était devenue si vive, elle était si disproportionnée avec les apparences extérieures de la contusion, que M. Bouisson craignait une fracture obscuie de la tête de l’humérus ou de quelque partie de l’omoplate. Mais un accès de goutte étant survenu la nuit suivante et ayant envahi le pied, je fus aussitôt délivré de la plus grande partie de la douleur de l'épaule. » On a vu aussi l’opération de la cataracte provo- (luer une attaqué (Scudamore, Galezowski).
Un ébranlement violent, un choc général, sans traumatisme localisé, comme une chute de cheval, par exemple, peut être 1 occasion d’un accès de goutte, qui se manifeste alors dans son sicge
d’élection, c’est-à-dire au gros orteil.
Il ne faudrait pas croire cependant que tout traumatisme piovoque fatalement chez un goutteux une attaque. Scudamore cite le cas d’un malade qui avait souffert d’accès répétés pendant huit ans; cet homme se donna une forte entorse ; mais l’incident ne lut suivi d’aucune manifestation goutteuse. Il est probable qu’une sorte d’opportunité actuelle à l’attaque est nécessaire et que la contusion ou le coup ne fait qu’avancer l’apparition de l’accès qui aurait aussi bien éclaté quelques jours plus tard, sous l’innueiice de que que
autre cause excitante et peut-être sans cause.
A côté de ces faits où l’inlluence du traumatisme est immédiate, , il faut placer ceux où elle ne s’exerce qu’à échéance plus ou moins lointaine en créant seulement une prédisposition a la localisatio^ij | ultérieure de la goutte. C’est ainsi que Scudamore rapporte 1 oh-|
LA GOUTTE ET LES MALADIES ASSOCIÉES
sorvation d’un goutleux qui avait reçu, dans sa jeunesse, une petite charge de fusil dans le genou; les plombs furent retires, mais le genou resta constamment un peu faible. Or, c’est ce genou qm*. la goutte choisit plus tard pour sa première détermination, et à chaque attaque ce fut toujours rarticulation le plus sérieusement atteinte.
Obs. CXXXV. — Attaque de goutte provoquée par un traumatisme.
G..., âgé de cinquante-trois ans, entré le 2:2 avril à la maison Dubois. Antécédents héréditaires nids.
Donne santé habituelle; pas de syphilis, pas de blennorrhagies, pas de maladies graves.
Ilémorrhoïdaire depuis sa jeunesse; a eu à l’àge de trente ans son premier (lux Ilémorrhoïdaire; poussées congestives et hémorrhagiques successives depuis cette époque. Un médecin l’a engagé à deux reprises, <à se faire faire la cure radicale de ces hémorrhoïdes, le malade n’y a pas consenti.
En 1871, à l’âge de trente-neuf ans, première attaque de goutte dans le pied droit, au mois de septembre.
La durée en est de quinze jours; elle reste localisée au pied droit.
Dix mois après, nouvelle attaque durant plus longtemps que la première, et prenant les deux pieds.
De nouvelles attaques se sont succédé sans que le malade puisse en déterminer le nombre exact.
A l’àge de quarante-trois ans, il va faire une saison d’eaux en Italie, pendant l’été. 11 paraît s’en trouver bien.
L’hiver suivant, il eut deux nouvelles attaques beaucoup plus fortes que les autres et moins circonscrites.
En 1878, il est entré dans le service de M. Labbé, à la maison Dubois. Le genou droit fut pris avec les pieds. Il sortit au bout de quinze jours. A cette même époque il avait une forte bronchite.
En 1881, accès de goutte de trente jours. En 1882, autre attaque.
Le 26 février 1884, il entre dans le service de M. Labbé à la maison de santé. Le malade nous raconte qu’il était incommodé à ce monient par un coryza intense et tenace durant depuis deux mois et demi, coryza accompagné de bronchite. Il songeait à entrer à l’hôpital pour se faire tiaiter de cette affection, lorsqu’il fut repris de douleurs dans l’articulation métacarpo-phalangienne du gros orteil droit. 11 lui était impossible de marcher; le pied était rouge, gontlé et chaud. Le malade attire 1 attention sur ce fait que son coryza et sa bronchite dont on ne s’occupait nullement, disparurent très rapidement. 11 reste \ingt-six jours dans le service soumis au salicylate et à la teinture de colchique.
Le malade est très sujet à s’enrhumer depuis l’année 1870; tous
les hivers il tousse, et souvent même il a des rhumes l’été dont il ne peut se débarrasser.
.\ eu à plusieurs reprises des vertiges, des éblouissements suitout
en 1879 et 1880. . .
Estomac laisse à désirer ; digestions lentes; renvois.
Pas d’excès alcooliques. Pas d’e.xcès de boisson. Mangeur ordinaire. Vie sédentaire, sans aucune espèce d’exercice. Beaucoup de chagrins
et d’ennuis. , , , • i •.
1 e 17 avril 1884, fait une chute sur la paume de la main droite,
chute de sa hauteur, sur un trottoir, la douleur fut peu vive; le malade dormit bien la nuit du jeudi au vendredi, et ne se ressentait oresque plus de sa chute le vendredi soir et le samedi.
Le samedi dans la soirée, il ressentit quelques élancements et trouva que le poignet était un peu gonflé. Les douleurs s accrurent et devinrent telles que le sommeil devint impossible. Le malade se sentit tout en fièvre, eut plusieurs frissons, de la soif. De plus, il dut se lever plusieurs fois dans la nuit pour uriner.
Le dimanche matin, le poignet était tuméfié, chaud, rouge, très sensible; les mouvements étaient impossibles; le dos de la main participait au gonflement, .lournée mauvaise. , , , , i
Dans la nuit du dimanche au lundi, .apparition de douleurs dans le pied du côté gauche. Douleurs surtout dans le talon. , , .
Entre le 2“2 avril dans le service. Le malade se plaint suitout de son pied; la main est beaucoup moins douloureuse qu’elle n’a ete; il ne ressent plus comme les jours précédents, cette sensation de coustriction du iioignet comme s’il avait été dans un etau, plus de balte-
“"'iréprouve encore des sensations douloureuses dans le talon gauche.
La main est dans l’attitude suivante; légère flexion sur layantbras doigts un peu fléchis. Rougeur peu intense; gonflement de tou e K fme do'rsale de la main et du poignet; veines dilatées. Mouvements spontanés du poignet et des doigts impossibles. Mouvements provoques
du oois'uôt révciliîxut douluuis- . r.* i ■
Talon cbaud, gonflé, sensible à la pression. Pied repris sui leboid
externe; la simple pression sur le talon était doulouieuse
I aiio-ue saburrale. Inappétence. Pouls frequent encore. Examen de la imitrine. Signes d’emphysème pulmonaire. Cœur normal. Pas d athe-
ronie au pouls. Foie normal.
Ouantité d’urines en vingt-quatre heuies . 1800 ce.
Densité
Coloration. . .
Urée
A. urique
Dépôt spontané.
Troubles 11. .5