‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 152 sur 226 · IG · texte numérisé non relu

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De 20 à 25 ans.

De 25 à 30 —

De 30 à 35 —

De 35 à 40 —

De 40 à 45 —

De 45 à 50 —

De 50 à 55 —

De 55 à 60 —

De 60 à 65 —

A 66 ans

Une piemière attaque de goutte est donc aussi rare après oixante ans qu’avant vingt ans. Pourtant Garrod dit avoir observé, n l’espace de deux ans, plusieurs malades chez qui la première ttaque de goutte n’était survenue qu’après soixante-dix ans, et lackmore a i apporte le cas d un sujet très vigoureux qui ressentit

JS piemières atteintes de la goutte à l’âge de soixante-dix-huit ■ns.

Quant à l’influence des tempéraments et des constitutions, on ne eut que répéter ce que disait Cullen : « Il est très difficile de •aUer cette matière.avec une précision convenable. » Cet aveu n’a ailleurs pas empêché Cullen de donner comme caractères d’une institution goutteuse les traits suivants : un corps robuste et ros, une tète grosse, une tendance câ la pléthore et cà la graisse,

de dire que la goutte est particulière aux hommes d’un tempéiment cholérico-sanguin ou mélancolique. La vérité est que la lutte se développe chez les sujets à tempérament nerveux ou hieux aussi bien que chez des individus à constitution sanguine ou mphatique. On peut dire seulemeni, comme nous l’avons déjà si-

gnalé, que la conslilulion moilifie d’une manière plus ou moins typique la physionomie et révolution générale de la maladie.

2“ Conditions de milieu. — La goutte est une maladie de tous les temps et de tous les climats. Elle n’est soumise que médiocrement à l’influence des conditions extérieures, et ellese développera aussi bien sous les tropiques que dans les pays froids, pourvu qu’on lui fournisse les conditions intimes nécessaires à son développement. La preuve en est donnée par les Anglais qui, ne voulant rien changer à leur genre de vie et à leur alimentation, deviennent goutteux à Calcutta aussi bien qu’à Londres. D’un autre côté, si la goutte a disparu à peu près de l’Italie et de la Grèce, où sous les Césars elle prédominait au point qu’un édit de Dioclétien dispensait les goutteux des charges publiques, ce n’est pas que le climat se soit modifié, mais c’est que la vie des Italiens de nos jours ne ressemble uuère à la vie des contemporains de Sénèque et de Pétrone.

D’ailleurs, au point de vue des climats, aucune règle ne pourrait être établie; car si la goutte est rare dans les pays chauds, elle n’est pas plus fréquente dans les pays froids; et si l’on considère la Graude-Bretague même, ou verra la goutte, si commune en Angleterre, être pour ainsi dire totalement Inconnue en Irlande et eu Écosse, dont le climat ne diffère guère pourtant du climat anglais proprement dit.

Eu France, la goutte fréquente tà Paris, en Normandie, eu Lorraine, parait plus rare dans les autres provinces; on manque d’ailleurs de documents à cet égard. Mais le climat ne peut être incriminé dans ces différences qui tiennent encore uniquement à, l’alimentation, aux boissons, au genre do vie propre à chacun delt

ces pays. . . . i

En Allemagne, nous n’avons que des renseignements très insul-

fisants sur la distribution de la goutte. Taudis que Gairduer affirme / ({u’elleest très fréquente dans les provinces du Rbiu, Braun dit que ses collègues du Rlieiugau lui ont toujours assuré que la goutte leur était inconnue. Kouig l’aurait souvent observée àMecklembourg,et ^ .lacob dit qu’elle n’est pas rare dans le Harz, où il eu a vu huif cas en quatre ans. Par contre, Bartels, pendant de longues années| n’eu a pas vu un seul cas k Kiel, non plus que ïungela Hambourg| Mais que signifient ces données trop personnelles et trop restreintej

pour autoriser une conclusion quelconque? i

3“ Causes productrices. — Les vraies causes productrices d^,

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