Brucke, Zeitschr. f. Chem., 1870, S
12. Schultzen u. Nencki, Zeitschr. f. Biol., VIII, S. 12f, 1872.
13 Schonbein, Zeilsch. f. Biol., I. S. 273, 1865. — II, S. 1, 1866. — IV,
Liebig* compare le processus de la fermeiUalioii, pour lequel il admet un ferment non figuré, avec ceux qui existent dans l’orgasme.
Hoppe-Seyler, de son côté, trouve une grande analogie entre le processus chimique de la putréfaction et cclnidc lanutrilion. Au.ssi n’iiésite-t-il pas à regarder comme une fermentation le processus qui préside aux dissociations dans rorganisme.
Pour Nasse c’est aux ferments non figurés que sont dus les processus qui se produisent dans le corps des animaux.
Voit toutefois ne croit pas qu’on puisse attribuer toutes les dissociations qui ont lieu dans l’organisme à l’action de ferments non figurés. Pour lui, la cause de ces dissociations se trouve dans les .substances organisées elles-mêmes et non dans les sucs qui tiennent en dissolution les ferments non figurés. Les cellules organiques ont, comme ces ferments, la propriété de décomposer les substances azotées et non azotées. Ces ferments figurés agissent comme les cellules de levure qui président à la fermentation.
Toutefois on s’est demandé si la nécessité où l’on se trouve actuellement d’admettre comme présidant aux dissociations des matièresazotées, féculentes ou graisseuses dans l’économie, ne tient pas à ce que l’imperfection de nos connaissances nous a empêchés jusqu’à présent d’extraire ces ferments des matières organiques dont ils paraissent faire partie, comme on a isolé la pepsine. Quelques laits signalés par Evvald, Lechartier et Bellamy^, Paschutin^ sembleraient favorables à cette manière de voir. Toutefois, vu l’insuffisance de ces faits, nous n’hésitons pas à accepter comme probable l’existence de ferments figurés, qui ne seraient autres que les cellules organiques elles-mêmes, et qui présideraient aux dissociations de la même manière que le micrococcus ureæ préside au dédoublement de l’urée; que le bacillus subtilis entraîne la fermentation butyrique; le bacteriura lacticuin, la fermentation lactique.
Il est, du reste, certaines particularités qui semblent plaider en
1. Liebig, Stugsber. d. bayr. Acad., II, S. 112, 435, 430, 1869.
2. Nasse, Untersuchungen über die ungeformenle Fermente. Pflüger's Arch., Bd XI, p. 138.
3. Lechartier et Bellamy, De la fennentalion des fruits, Comptes rendus, t. LXIX, p. 466,*et t. LXXV, p. 1203.
4. Pascliutin, Einige Versuche über die bultersàure Gdhrung. Pflüger’s Arch., Bd Vil, p. 352.
! ÉTIOLOGIE ET l'ATIIOGÉNlE.
faveur de l’existence de ces ferments figurés dans l’économie. 11 leur faut, en effet, pour produire ces dissociations, de l’oxygène. Or Ilufner' fait remarquer à juste titre que les ferments non figurés sont indifférents à l’action de l’oxygène. Leur action cesse sous l’influence d’une forte pression (P. Bert)L Il n’y a dans l’action des cellules organiques sur les substances dont elles provoquent la dissociation que des phénomènes de contact. Les phénomènes de dissociation qui se passent dans l’organisme ne sont pas limités à un seul organe. Ils se produisent au contact de toute cellule vivante. La différence de structure de certains organes peut seule expliquer la différence d’action qu’ils exercent sur la même substance. Aussi conçoit-on Irès bien que l’acide urique, pour n’en citer qu’un exemple, ait le foie et peut-être la rate, comme nous le pensons, pour siège de saforma- ! tion.
i Tout porte à croire que ces transformations ne sont pxis d’emblée I définitives. Les substances azotées et non azotées subissent, avant d’arriver au terme ultime de leurs transformations, des dissociations multiples ou successives, de moins en moins complexes, au contact de telle ou telle cellule.
Ce sont ces diverses transformations au contact des cellules organiques qui constituent en définitive le processus nutritif tel qu’on ' doit le comprendre aujourd’hui et tel que l’admettent, avec Voit,
I des physiologistes de grande valeur. Il nous suffira de citer les i noms de Burdacb, Liebig% Bischoff'% Hoppe-Seyler®, Pflüger.
Mais ici se présentent, pour expliquer ce processus nutritif deux théories différentes : celle de Pflüger^, de Valentin % de Hoppe- Seyler% et celle de Voit®.
Pour Pflüger, la dissociation, due à l’action des ferments figurés,
1. Ilufner, Ueber ungeformle Fermente uncl ilire Wirkungen. Journ. f. pract. Ghemie, Bd XII, p. 1.
2. P. Bert, Comp. rendus, 1873, t. LXXVI et LXXVII. Paris, 1878.