‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 163 sur 226 · Pflüger, Arch. f. d. ges. PhysioL, X, S · texte numérisé non relu

Pflüger, Arch. f. d. ges. PhysioL, X, S

ÉTIOLOGIE ET l'ATIlOGÉNIE.

organique qui passe à l’élal de dissociation ou qui est régénérée. Tout le reste des matières azotées transformées vient de l’albumine absorbée, c’est-à-dire de l’albumine qui n’a pas été organisée.

Si l’opinion de Pflüger qu’ont admise Valentin et Hoppe-Seyler était exacte; si les glandes, les muscles n’étaient que des agrégatscellulaires sans stabilité, d’une existence éphémère, susceptibles d’être remplacés par toute substance albumineuse nouvellement absorbée, on ne' comprendrait plus la résistance que ces éléments peuvent opposer à la désassimilation chez des animaux en état de jeûne. Il nous paraît bien plus rationnel d’admettre que, si dans ces cas on voit baisser le chiffre de l’urée et de l’acide urique, c’est qu’il manque le principal élément nécessaire à la formation de ces substances, l’albumine ingérée.

On en a du reste la pi’euve par l’expérience suivante : chez le chien qui jeûne l’alhumine détruite n’est pas de 1 p. 100, bien que les organes en contiennent des quantités. Qu’on alimente ce chien et qu’on augmente au plus de 12 p. 100 l’albumine contenue dans ses organes et l’on verra le chiffre indiquant la désas- . similation des matières azotées devenir quinze fois plus fort.

I Les expériences de Muller*, Ponfick^, de Tschiriew^, Forster^, et Landois^, ont du reste démontré que c’est bien réellement sur l’albumine circulante ou ingérée que porte surtout la désassimila- 1 tion. Ainsi Muller et Ponfick ont constaté que, dans les cas de transj fusion du sang,l’albumineinjectéenesedétruitpas du toutde suite,.

; tandis que lorsqu’on n’injecte que du sérum, comme le fait Tschiriew, cette destruction est presque instantanée. Forster et Landois ont confirmé ces l’echerches. Forster a vu que si l’on injecte du sang à un chien en étatde jeûne, la quantité d’urée ne change pas, tandis qu’elle augmente dans des proportions égales au sérum injecté lorsqu’on remplace le sang par du sérum. Landois a vu de son côté que les globules injectés restent longtemps intacts, tandis que le sérum est vite détruit.

Pour nous, comme pour Voit, c’est l’albumine ingérée qui fournit la presque totalité de l’albumine détruite, l’albumine fixe,l’al-

1. Muller, Arbeilen aus d. physiol. Anstall zu Leipzig, 8. Jahrg., S. 159.

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