‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 175 sur 226 · Mascagni, Mémoires de la société italienne, ISOi · texte numérisé non relu

Mascagni, Mémoires de la société italienne, ISOi

■2. Parkes, The compos. of the urine, p. 296, 1860.

3. Thompson, The effects of carbonate of polash on the urine. Med. chir., Review XVIII, p. 507-512, oct. 186i.

A. Wilks, Case in which a large quanfily of nitrate of potash was taken medicinally. Guy’s Hosp. Rep., 3® sér., IX, p. 173-179, 1863.

T1\A1TEMENT UE LA GOUTTE

ïiühorls* a cnlreprisdans cesdeniicrs tcmpsde.sexi)ériciiccsinléla'Hsaiiles rolalives à l’actioii des sels de potasse.

Coiiiparant les résultats obtenus par les sels de potasse et de süiulc, il n’Iicsite pas à reco n naître (|ue les sels de potasse exercent une action plus énergique sur les sables uriques ou uratiques que les sels de soude. Aussi leur donne-t-il la prél’érence. Bon nombre do ses compatriotes ont suivi son exemple et van tent la supériorité de la potasse dans le traitement de la diatbèse goutteuse et de ses manifestations. Gari’od n’bésite pas à la déclarer plus efficace que les sels de soude.

Sous rinduence des sels ])otassiques, il a vu se dissiper plus l•apidcmcnt que sous rinfluencedes sels de soude les dépôts uratiques de provenance goutteuse et fonnant topbus au niveau des jointures.

En France Galtier-Boissière s’est fait le défenseur des sels de potasse; mais c’est en Allemagne surtout qu’ils ont trouvé leur plus .'irdenl défenseur, Beneke.

Tout en reconnaissant que cliniquement il est impossible d’établir une diflérence entre le mode d’action des sels de soude et de potasse, que les uns et les autres jouissent de la propriété d’alcaj liniser les liquides, urine et sang, d’exercer une action résolutive .<tir les dépôts d’urate de soude, de faire baisser le ebiffre des dissociations, Beneke est convaincu que leur mode d’action est chimiquement différent et il n’en veut pour preuve qu’une expérience de Kolbe- qu’il cite à ce sujet et qui permet à son auteur d’obtenir du pbénate de soude et de l’acide carbonique, du salicylate, tandis que le pbénate de potasse donne du paraoxybenzoate de potasse.

Toutefois, malgré leur similitude d’action physiologique, Beneke ])réfère employer dans le traitement de la diatbèse goutteuse et de ses manifestations, les sels de potasse. 11 se base pour ex|)liquer sa préférence sur l’instabilité des résultats donnés par les sels de soude, qui n’agissent que sur les liquides, ne provoquent qu’une alcalescence toute passagère, tandis qu’il pense l’obtenir plus durable en employant les sels de potasse, qui finissent par s’assimiler aux organes dont ils modifieraient la constitution. Mais nous

1. Roberts, A Practic.al Treatise on urinarij and rénal diseases, p. 290, 290 et suiv. \\. Roberts, Lojidon, 1872.

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