‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 181 sur 226 · Hccker, Memorabilien, XII · texte numérisé non relu

Hccker, Memorabilien, XII

2. ISictiter, Schmidl's Jahresbericlil, lîil CXL, ii’ 2, S. 2.VJ, IH.jO.

reiilermeiit la cliau.\ comme principal élcmeiU minéralisaleur.

4’*^ Sels • Nous ne citerons (jue pour mémoire

l’emploi des sels ammoniacaux préconisés par les auteurs anciens dans le traitement de la goutte, et actuellement à peu près délaissés.

Buckler* dit cependant avoir eu recours avec succès au phosphate d’ammoniaque dans treize cas de goutte. Il avait à l’aide de ce sel retardé l’apparition des attaques. 11 croit en outre que ce sel n’est pas inefficace pour dissiper les dépôts d’urates.

S. Edwards^ en vante également les propriétés ; il croit qu’administré cà des goutteux le phosphate, neutre d’ammoniaque donne lieu à des urates d’ammoniaque très solubles. C’est ainsi qu’à l’aide de ce sel on arriverait à prévenir les attaques de goutte, à ilissiper les tophus et tà s’opposer à l’apparition de la goutte chronique. 11 le prescrit à la dose de 8 cà 10 grammes par jour.

III . — Fomffî/s efpwrf/af f/s. — L’emploi des vomitifs, tcurtre stibié ou ipéca, ne peut être qu’accidentel dans la goutte, et on ne peut guère songer à en faire uscage qu’au début d’un accès, lorsque les symptômes d’embaiTcas gastrique sont très mcirqués. Scudamoredit avoir vu les bons effets d’un émétique administré dans un Ccis très pressant. Un homme, subitement saisi de la goutte dans la main, souffrait si cruellement qu’il se tordait en poussant des cris de douleur; il était en même temps affecté de mausées et avait la langue chargée. Il prit une forte dose d’ipécacuanha et vomit une grande quantité de matières cacides, âcres, d’une couleur verdâtre; il fut tellement soulagé qu’il tomba dans un sommeil paisible; mais l’accès de goutte n’en persista pas moins. Dans deux autres cfis, où un émétique fut prescrit au début du peuroxysme, il y eut aussi amendement des troubles gastriques, mais les symptômes de la goutte n’éprouvèrent aucune diminution.

La question de l’emploi des purgatifs dans la goutte a été vivement controversée. Les uns les repoussent absolument ; les autres au contraire en préconisent avec ardeur l’usage ; d’autres les condamnent pendant l’accès aigu, mais les recommandent dans les cas de la goutte chronique.

Sydenham est l’adversaire le plus résolu de tout moyen purgatif. — « C’est une loi essentielle de la nature que l’humeur goutteuse

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