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I. Gaz. des hôpitaux, avril

TRAITEMENT DE LA GOUTTE

Unes, au bout de quelques jours, la bile est sécrétée plus abondamment, elle colore davantage les matières fécales, ce qui contribue à améliorer la digestion et à rendre les selles plus faciles. » Les eaux alcalines sont un excellent remède contre les maladies du foie et ce n’est pas sans raison que l’expérience pratique leur octroie la qualité de cholalogues. Et plus loin le D" Clermont ajoute : «Nous remarquerons que les calculs ougraviei’s qui ont pour origine un état diattiésique, pour la plupart constitués par de l’acide urique, rencontrent leurs conditions patliogéniques les plus favorables dans la diathèse goutteuse avec laquelle la gravelle a une grande relation étiologique, car, pour les deux maladies, le caractère saillant est la prédominance de l’acide urique dans le sang et on les voit parfois coexister et se manifester alternativement.. Or les eaux carbono-sodiques de Vais, quand elles ne le devraient qu'à leur propriété d’être très alcalines, ont le privilège de porter sur les graviers uriques leur action désagrégeante normale, d’en diminuer le volume et d’en rendre plus facile l’expulsion par les voies naturelles. »

Le D' Clermont, à propos de l’action des. eaux de Vais dans le traitement de la goutte, ajoute qu’il a souvent trouvé dans les eaux alcalines de Vais, dans les tempérantes surtout (Saint-Jean), parfois dans les laxatives (Désirée, Précieuse), un moyen de diminuer par leurs propriétés antiplastiques la pléthore, effet des excès de nutrition et cause de la goutte.

D’autre part, le D' Chabannes dit que la médication de Vais est une des plus importantes pour le goutteux bien portant, mais qui ne serait pas fàclié d’amoindidr sinon la fréquence du moins la violence de ses accès : la Pauline avec sa minéralisation légère de bicarbonate de soude, de bicarbonate de lithine, rend des services signalés, qu’on la prenne à doses modérées ou à hautes doses. Si des accidents menaçants pour un organe important dominent la scène, alors les sources Constanline ou Marquise plus altérantes, plus intimement actives, même en petites doses, conviendront mieux.

« C’est à cette catégorie de malades atteints de goutte l’éguliôre que je prescris, sur larges bases, l’emploi de la Constantine mitigée parla Pauline... J’ai profité de toutes les occasions pour appeler l’attention sur la valeur de nos eaux dans la goutte irrégulière. Grâce à la reconstitution déterminée par la Saint-Louis, l’organisme peut reprendre les anciennes habitudes, sortir de ces étals de

f,3£ TUAITÉ THÉORIQUE ET PRATIQUE DE LA GOUTTE.

(lél)ililalion, dans lesquels l’acliüii iiicessanle de celte diathèse le force à se mouvoir quelquefois par mie médication inopportune. Le traitement de Vais est très propre à régulariser ces états anormaux, origine des dégénérescences et des cachexies, dernière étape des diathèses. »

Lorsc[ue la diathèse goutteuse a perdu de son intensité, lorsqu’elle ne se traduit plus par des mouvements fluxionuaires considérables, lorsque l’urine contient moins d’urée et d’acide urique, ce qui dénote un épuisement dans l’action qu’exercent les cellules organiques sur la dissociation des matières azotées, lorsque déjà commencent à s’accuser quelques signes d’anémie, lorsque la diathèse ne se traduit plus que par des manifestations articulaires peu intenses, lorsque se produisent des localisations viscérales diverses, il est de toute nécessité de ne pins conseiller les eaux hicarhonalées sodiques comme celles de Vichy, de Vais; c’est alors qu’il faut prescrire les eaux bicarbonatées sodiques plus faibles, comme celles d’Ems, deBilin, d’Asmannshausen, de Soullzmalt ou bien les bicarbonatées mixtes de Royal, Saint-Nectaire, ou les bicarbonatées calcaires, comme celles de Fougues, Buxlon.

Eaux de Royat. — Il existe à Royal quatre sources d’eaux minérales, d’une température qui varie de 19®, 5 à 35®, 5 centigrades.

Ces sources sont: la source de l’Etablissement 35®, 5; la source des bains de César 29®; la source Saiul-MaiT 31®, 40; la source des Roches 19®, 5.

La principale substance qu’elles contiennent est le bicarbonate de soude dans des proportions qui varient de 0,42 (Saint-Mart, lès Roches) à 0,39 (César) et à 1,34 (Établissement) par litre.

Elles conliennenl en outre d’assez notables proportions de fer, aussi les désignc-l-on sous le nom d’eaux bicarbonatées mixtes ou ferrugineuses.

On les prescrit à l’intérieur et à l’extéiâeur sous forme de bains et de douches.

La première condition de succès dans l’emploi des eaux de Royat, dit le D’' Petit * qui s’est efforcé dans de nombreuses publications d’en formuler les indications, est que la diathèse goutteuse ait perdu de son acuité. 11 faut que tous les symptômes qui indiquent une période un peu aiguë aient cessé d’exister; il faut qu il n y

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