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Petit, Guide médical des eaux de Royat, p. 1-9, 13A

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ail, du moins dans aucun organe essentiel à la vie, de complication inflammatoire.

Les eaux de Royal, d’après lui, sont sédatives et leur minéralisation appliquée avec métliode devient un agent curatif.

Les douleurs, les concrétions elles raideurs articulaires cèdent généralement très bien à l’emploi externe et interne des eaux de Royal. Ce n’est pas seulement par une action dissolvante qu’agissent ces eaux lithinées, mais elles font cesser les congestions qui entretiennent les dépôts. Ceux-ci sont alors résorbés et éliminés comme corps étrangers.

C’est surtout quand la goutte présente des indications plus pressantes, comme il arrive dans la goutte asthénique où la faiblesse est le caractère principal, qu’elles agissent; car la médication fortement alcaline, comme celle des eaux de Vichy ou de Carlsbad, serait, on le conçoit, dangereuse ou inefficace.

Le D' Petit les recommande dans les cas de goutte caractérisée par des manifestations viscérales de nature inflammatoire ou nerveuse, telles que la sciatique, l’asthme, la gastralgie avec ou sans dyspepsie, l’entéralgie, la dyspepsie, l’entérite, la néphrite, les paralysies locales, les laryngites, les bronchites, et surtout les affections cutanées (couperose, acné, pityriasis, psoriasis, eczéma sec).

Eaux (le Saint-Nectaire. — Nombreuses sont les sources d’eaux minérales qui existent à Saint-Nectaire. On les divise en deux groupes. Celles de Saint-Nectaire le Haut et celles de Saint-Nectaire le Bas.

A Saint-Nectaire le Haut se trouvent quatre sources : 1° celle du Mont-Cornador, qu’on utilise surtout en bains ; sa température est de 38°; 2“ la source interrailtente ; 3“ celle du Parc; 4» la source ferrugineuse, qu’on prescrit à l’intérieur. Ces dernières sont alhermales.

A Saint-Nectaire le Bas sont:l° la source thermale dont la température est de 40°; 2° la source tempérée, 38“; 3° la source chaude ;4° la source froide, 20°.

Il existe en outre deux autres sources à Saint-Nectaire le Bas qui font partie de l’établissement Mandon.

L’eau de ces sources est à peu près de même composition. Elle contient du bicarbonate de soude dans la proportion de lo'',80 à 2 grammes par litre, et du chlorure de sodium dans la proportion de 2i'’,40 à 2'J’',77. Ce sont principalement ces substances qui

leur communiquent les propriétés curatives dont elles jouissent.

Les études que nous avons faites de ces eaux sur place, et dont nous avons donné plus haut le résumé, ont surtout porté sur les eaux de Saint-Nectaire le Haut et en particulier sur les eaux des sources du Mont-Cornador et du Parc. ,

Les eaux de Saint-Nectaire comportent des indications qui se rapprochent beaucoup de celles de Royat. Voici du reste comment s’exprime cet égard un médecin très à même de juger de leurs propriétés. « Les actions métaphoriques de Saint-Nectaire ne sont pas suffisantes pour avoir une influence bienfaisante dans le traitement diathésique de la goutte articulaire franche, si la santé générale est bonne en dehors des accès et si la constitution se rapproche de la forme pléthorique. Cette variété de la goutte sera traitée d’une manière efficace par les eaux bicarbonatées de Vichy. Mais au contraire les goutteux à constitution délicate, profondément dyscrasiques, dont la santé se trouve très altérée, chez lesquels les manifestations articulaires sont dépourvues de caractère inflammatoire, dont les accès sont plus douloureux que fluxionnaires, mobiles, alternant avec des névralgies, des gastroentérites accompagnées de troubles dyspeptiques, sei'ont traités avec le plus grand succès dans cette station. Ces eaux seront utilisées également dans la goutte, pour remédier aux raideurs articulaires avec empâtement, aux incrustations tophacées dépourvues de caractère d’acuitéL »

C’est à cause de leur caractère d’eaux bicarbonatées mixtes, chlorurées et ferrugineuses, que les eaux de Saint-Nectaire et de Royat doivent d’être employées de préférence dans les cas où la goutte, bien qu’à l’état aigu, a déjà perdu de son caractère d’acuité.

Parmi les eaux bicarbonatées sodiques dont il nous resterait à parler, les plus généralement employées sont celles d’Ems, de Neunabr, de Rilin, deFacbingen, de Geilnau, de Assmannshausen, de Tarasp, de Teplitz, de Wildungen, de Soulfzmatt. Nous en parlerons brièvement.

Ces eaux sont les unes thermales, comme celles d’Ems, dont la température est de 29“,5 à 47°, 5; de Assmannshausen et de Teplitz

1 . Durancl-Fardel , Leçons sur les eaux minérales professées à l’Ecole pratique, Paris, 1874. ,

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dont la température est de 27» à 49» cent,; les autres, âthermales ou peu thermales, comme Facliingen, Geilnau, Tarasp, Bilin, Neunahr, Wildungen, Soultzmatt, dont la température varie de 6», 25 à 11®.

Ces eaux so.nt en général assez peu chargées de bicarbonate de soude. Elles en contiennent de 1 à 3 grammes par litre. Celle de Tarasp est de beaucoup la plus riche, elle en contient jusqu’à 5 grammes.

11 en est, comme celles d’Ems, qui renferment d’assez grandes proportions de chlorures, ou du carbonate de lithine comme celles de Assmannshausen.

Quelques-unes sont ferrugineuses, Fachingen, Geilnau et B]lin.

Celles de AVildungen renferment d’assez grandes proportions de magnésie et de chaux.

Celles de Tarasp doivent au sulfate de soude, qu’elles contiennent en notable proportion, leurs propriétés laxatives. C’est ce qui, du reste, a fait assimiler Tarasp à Marienbad.

Ces eaux doivent à leur basse température de pouvoir être lacilement exportées. Celles de Fachingen, de Bilin, de Wildungen le sont sur une très large échelle.

Chacune de ces stations renferme d’ordinaire plusieurs sources dont les eaux sont utilisées, les unes sur place comme boissons et pour bains; les autres pour l’exportation.

Ems renferme cinq sources, dont deux le Keiselbrunnen à 46® et la Kranchen à 29®, 5 fournissent l’eau des buvettes.

On en conseille l’usage aux goutteux dans les cas où il existe des manifestations bronchiques, intestinales et génito-urinaires, lorsqu’on redoute une débilitation trop forte par l’emploi des eaux de ACchy (Vogler^ Spengler^). Bien que les eaux chlorurées sodiques et arsenicales du Mont-Dore et de la Bourboule ne soient pas spécialement indiquées contre la diathèse goutteuse, nous ■sommes convaincus qu’on les utiliserait avec avantage dans les cas analogues.

Teplitz, qui comme Ems est une eau thermale, possède cinq sources principales. On les prescrit surtout en bains. Celle qu’on utilise en boisson est la Gartenquelle. Les eaux de Teplilz ,dontla réputation remonterait au xi“ siècle, se prescrivent surtout aux

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