PREFACE
de quelques examens réitérés, prédire à ravanoc el alors qu’il était encore temps d’en enrayer le développement, l’apparition de manifestations goutteuses articulaires ou viscérales.
Cette élévation constante du chiffre de l’acide urique chez les goutteux qui ne sont point encore arrivés à la période de cachexie explique très bien la fréquence de la gravelle chez ces malades. Nous sommes même convaincu que dans l’immense majorité des cas, pour ne pas dire dans tous, la gravelle est de nature goutteuse.
Pour nous, chez cesmalades, toute manifestation viscérale est l’analogue de la localisation articulaire. Elle est due à une décharge de l’acide urique en excès dans le sang sur tel ou tel organe, et ce qui prouve bien la légitimité de cette manière de voir, c’est que l’une quelconque de ces manifestations, rénale, céphalique, pulmonaire, gastrique, tantôt précède, tantôt suit les attaques articulaires et parfois les remplace.
Le rôle que nous paraît jouer l’acide urique dans la production des manifestations de nature goutteuse; l’importance que nous lui prêtons dans la constitution de la diathèse goutteuse, qui, poumons, en dépitd’assertions récentes est due à une saturation des différents liquides de l’économie par cet acide, explique très naturellement l’étude que nous frn avons faite et que nous avons placée en tête de ce livre.
Nous n’avons pas seulement cherché- à établir quelle était la caractéristique de la diathèse goutteuse et de ses, différentes manifestations, nous avons essayé d’en pénétrer la nature intime. Deux théories principales se trouvaient enprésence. L’une consiste à ne voir dans la goutte qu’une maladie par suboxydation ou par ralentissement de la nutrition; l’aiir tre théorie, plus ancienne, admet au contraire que la goutte est le fait d’une hypernutrition. C’est cette dernière théorie