‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 212 sur 226 · De Danse, Clinique thermo-médicale de Néris, Paris · texte numérisé non relu

De Danse, Clinique thermo-médicale de Néris, Paris

d. Hulin et Bottentiiit, Guide des baigneurs aux eaux minérales de Plombières, Paris, 1872.

TIVUTEMENT DE EA GOI TTE.

D’après ces ailleurs, ees eaux seraient utiles surtout lorsque la goutte s’acconipag'iic d’uu ércthisiiie nerveux.

A . — EaiLv siilfiircii.sc»«. — ECIUX d’AlX-ltt-Ch(ip6ll6. — Les eaux siiHureuses irAix-la-Cliapelle paraissent avoir été indiquées de tout temps pour le traitement de certaines manifestations de nature goutteuse. On les trouve lormelleraent conseillées par Sauvages au xviii“ siècle, par Williams, qui les prescrivait à rintérieur, et à l’extérieur sous forme de douches, contre les concrétions. Ces eaux sont des eaux chlorurées sodiques sulfureuses qui se distinguent surtout par la grande élévation de leur température.

Il en existe deux groupes très distincts, celui de Burtschad ou Borcetle et celui d’Aix-la-Chapelle. Les sources de chacun de ces groupes sont très nomhreuses.

Celui de Borcette comprend surtout la source Victoria, 51°, et la source Chaude, 78”.

Celui d’Aix-la-Chapelle comprend les Kaiserqiielle, Qnirinusquelle, Rosenquelle, Corneliusquelle, dont la température un peu moins élevée varie de 45” à 55".

Les sources du deuxième groupe renfermeraient de riiydrogène sulfuré libre, que ne contiendraient pas les sources de Borcette.

Ces eaux, ainsi qu’il résulte des recherches de Roth et de Hoppe Seyler, sont des eaux reconstituantes. Ellesexagèrenl les processus d’oxydation. On constate que, sous leur influence la Ibrmation de l’urée est augmentée (Schuster *). Elles ne conviennent donc que dans les cas où il est nécessaire d’activer le processus nutritif; on ne saurait les prescrire à une période peu avancée de la diathèse goutteuse, quand cette diathèse se traduit par des manilestations nettement inftammatoires, et que l’iirine renferme de l’urée en excès. On ne doit en conseiller l’usage que dans les cas de goutte chronique.

On les administre en bains et en boissons; mais le traitement interne no joue qu’un rôle assez secondaire dans la cure qu’on fait à Aix-la-Chapelle. C’est le traitement externe sous forme do bains, de (louches, qui est surtout en vogue à celte station.

Elles réussissent, dit Wetzlar”, dans les cas de tuméfactions de jointures, lors de contracture récente et même dans les cas de dé|)üts goutteux.

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