I. Schuster, üie nachener Thennus, A.'iclieii, 187(i
i. Wctzlar, Truilé praliqiie ilen propriétés curatives des eaux thermales il' Aix-la-Chapelle, I8ü(i, Itoiin.
(IS'i. TliAlTÊ THÊÜIÎIOUE ET PUATIOUE DE LA GOUTTE.
Flccldes’ ncles croit pas. moins utiles dans les cas de inanirestalions gonlleuscs de la peau. Il recouimaiide de les prendre de prê- (ërcnce en juiltel el en août.
Fleclisig^ dil qu’elles réussissent suiioul aux goutteux dont le.s organes abdominaux ne sont pas profondément lésés et qui ne présentent pas de dépôts considérables des jointures. Elles seraient utiles dans les cas de paralysie, de contracture, d’atropbie musculaire de provenance goutteuse.
Eaux d’Aix-les-Bains. — Nous ne pouvons nous empêcher de rapprocher des eaux d’Ai.x-la-Chapellecellesd’Aix-les-Bains, dont la lhermalité, sans être aussi élevée, n’en est pas moins très grande, puisque leur température est de 43“ à 45“. Gomme celles d’Aixla-Chapelle, elles sont sulfureuses el c’est à ce point de vue surtout qu’elles nous paraissent convenir aulraitemenl de certaines manifestations de la goutte.
Il existe à Aix-les-Bains deux sources ; l’une qu’on décrit sous le nom de source Sulfureuse, parce que c’est celle qui renferme le plus d’hydrogène sulfuré, l’autre, de source Saint-Paul, qui est hicai'honalée calcique.
Comme celles d’Aix-la-Chapelle, ces eaux ne servent guère qu’au traitement externe. On les administre sons forme de bains, de douches, de bains el de douches de vapeur.
Nous ne saurions partager les craintes du D'' Blanc qui en défend l’usage aux goutteux. Pour lui les eaux d’Aix sont sans effet sur le principe goutteux, il va jusqu’à affirmer ([ue si les goutteux ont été soulagés à Aix, c’est qu’ils étaient rhumatisants. Il insiste suites précautions indispensables à prendre pour ne pas provoquer une attaque de goutte. Pour nous qui n’avons pas les mêmes craintes, convaincu que dans la goutte atonique il est essentiel, dans l’intérêt du malade, de relever l’état général par des eaux reconstituantes, el que dans certains cas on doit se féliciter d'un retour de paroxysme aigu, lequel souvent est une garantie contre l’apparition de manifestations viscérales, nous n’hésitons pas a conseiller l’usage des eaux d’Aix-les-Bains dans des cas analogue.s à ceux qui réclament les eaux d’Aix-la-Chapelle.
Nous les conseillons donc dans les cas de goutte atonique avec
1. Fleckic.s, Ein Ihitrag ztir Balneotherapie chron. Kranklieiten, 185(‘>, Leipzig.
2. Flecli?ig, ncriclil ülier die neuern Leislungen auf dem (lebote der Ualneologie, Sckmidl's Jahrh., lUl 131, n" 7, S. 133, 18()(5.
TUAITEMElNT de la goutte.
dérormaliüii des jointures, dans les cas de paralysie, de contracture, d’atropliie musculaire, dans les cas d’hyperesthésie, de douleurs portant sur les jointures ou s’étendant à la continuité du membre. Il est bien entendu qu’en pareil cas, à Aix-la-Chapelle comme à Aix-les-bains, les eaux ne doivent être administrées ajii’avec grande précaution.
VI. — Eaux fciTHg'ineiiscs. — Tous les médecins qui se sont occupés du traitement de la diathèse goutteuse avancée ont senti la nécessité d’avoir recours à la médication ferrugineuse, ou prescrite isolément ou combinée avec d’autres médications, surtout la médication chlorurée. Dans toutes les stations d’eaux thermales ou athermales chlorurées, nous voyons les médecins faire entrer le fer dans le traitement de la goutte avancée. A Gheltenham, on fait volontiers suivre la cure d’eau chlorurée d’Old Royal Well d’une cure de Cambrai Spa; à Hombonrg, lorsque l’état du malade le réclame, on fait marcher de front l’administration de l’eau d’Elisabethquelle et celle de Luisenquelle qui est ferrugineuse. Dans d’autres cas, après avoir fait faire aux malades une cure d’eau chlorurée, on les dirige vers des stations ferrugineuses, telles que Pyrmont, Schvvalbach, Spa, pour en faire une seconde destinée à aflîrmer les résultats qu’on espère de la première.
Pour se convaincre de l’utilité des eaux ferrugineuses en pareil cas, il suffit de se rappeler l’état d’anémie dans lequel tombent les malades arrivés à une période avancée de la goutte.
L’embonpoint a le plus souvent fait place à un amaigrissement des plus prononcés; d’autres fois, il persiste; mais le malade est comme bouffi, il a, dit-il, une mauvaise graisse.
Les téguments sont pâles, décolorés, jaunâtres; les muqueuses exsangues ; les masses musculaires ontpresque entièrement disparu.
Les forces ont profondément baissé, c’est à peine si ces malades peuvent se livrer à la moindre promenade. Les mouvements les moins étendus provoquent chez eux de l’anhélation. La démarche est lente, incertaine. Une station verticale, un peu prolongée, provoque de l’œdème des extrémités inférieures, et cependant les urines ne contiennent pas d’albumine; les fonctions digestives ont |)erdu toute énergie, les digestions sont lentes, pénibles, il y a peu d’appétit; la constipation est fiVuiueute.
Les facultés intellectuelles ont baissé. Les malades ne peuvent se livrer à nu travail soutenu. Ils sont devenus très irritables, se plaignent fréquemment de palpitations.
680 TUAITÉ 'l'IlÉülîKJlMi J']’!' l'HATKjüE DE LA GOUTTE.
Le sommeil l'ait complètement défaul, bien que dans la journée la somnolence soit frequente, surtout au moment où s’opère le travail de la digestion.
Nous avons souvent, dans ces cas, fait l’analyse du sang, et toujours nous avons constaté un abaissement considérable de l’élémenl globulaire.
Nous avons d’autre part toujours constaté une notable diminution du chiffre de l’urée et de l’acide urique.
On ne peut, en présence de ces faits, douter de l’anémie profonde qu’entraîne cà un moment donné la diathèse goutteuse. Aussi ne saurait-on hésiter à conseiller l’usage d’eaux qui, comme celles de Spa, de Pyrmont, de Schwalbach, de Saint-Moritz, de Forges, ont pour propriétés de relever l’organisme de sa déchéance.
Tous les auteurs ont constaté l’heureuse influence de ces eaux dans le traitement de la goutte chronique. On les voit prescrites par Musgrave, Scudamore et Barthez. Scudamore conseillai! volontiers Tanbridge Well, Musgrave indiquait Spa.
Aussi, de toutes les médications reconstitutives, la médication ferrugineuse constitue-t-elle avec la médication chlorurée la plus utile des médications qu’on puisse diriger contre la diathèse arrivée à cette période d’évolution. On pourra, comme on le fait à certaines eaux (Cheltenham, Hombourg), combiner les deux médications, ou les prescrire successivement. Mais dans certains cas, lors- (luc l’organisme est trop fortement épuisé, lorsqu’on le soupçonne
d’ôtrcincapable d’une réaction un peu soutenue, lorsque le malade est
trop faible pour affronter les effets au début quelque peu débilitants des eaux chlorurées, on se contentera, comme nous le faisons alors, de prescrire les eaux simplement ferrugineuses ou de conseiller les médicaments ferrugineux.
Sous l’influence de cette médication on voit les téguments se colorer, l’œdème se dissiper, l’anhélation disparaître, les forces renaître, les fonctions digestives se régulariser.
Les modifications qui surviennent dans la constitution des urines démontrent le changement heureux qui, parle fait de cette médication, se produit dans le travail d’assimilation et de désassimilation des matières azotées. L’activité des cellules organiques est manifestement augmentée. ^
Nous avons fait de nombreuses analyses d urine chez des individus soumis à la médication ferrugineuse et les résultats que nous avons obtenus ne laissent aucun doute a cet égard. En
TUAiTEMENT DE I.A GOI TTE. (i87
\oici deux (jue nous donnons comme spécimens; on verra que sous I influence du 1er (albuminale de l'er) l’iirée et l’acide urique dosés par \ing(-qualre lieuresont augmenlé clans de notables proportions .
Sciatique probablement de nature goulteuse.
Urée.