‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 215 sur 226 · Bartcls, Greissiualder med. Beitrag., III, 186i · texte numérisé non relu

Bartcls, Greissiualder med. Beitrag., III, 186i

9. Naunyn, Berliner klin. Woch., 1869. — Arch. f. An. u. Phijsiol., S. 159, 1870.

10. Sclileicli, Diss. inaug. ïubingen, 1875 — Arch. f. e.vper. Path. u. Pharm., S. 82, 1875.

TRAITEMENT DE LA GOUTTE

n’uugmente pas sensiblement le cbilîfe de l’urée rendue par les urines, et que, par conséquent, sous rinfluence de cet agent la dissociation des matières azotées n’est pas notablement exagérée.

Le chiffre de l’urée ne s’élève, sous l’influence du froid, que lorsque le corps de l'animal incapable de réagir tombe au-dessous de sa température normale, comme on peut le constater chez les marmottes.

Mais il n’en est pas de même de l’action du froid sur les matières sucrées et féculentes. Tous les auteurs sont unanimes à reconnaître que, sousl’influence du froid, l’acide carbonique est augmenté chez l’animal cà sang chaud ; c’est ce qu’avaient déjà observé Crawford% Lavoisier-, Séguin, Liebig^' ; c’est ce que Delaroche ‘ a constaté chez le lapin, Letellier'^ chez les oiseaux, la souris et le cochou d’Iude, Régnault® et Reiset chez le poulet et le chien. Vierord', Smith® et Speck®, Pflüger*", Dittmar“, Finkler, Théodor^'-, Voit ont fait des remarques analogues chez l’homme. Mais, pourquecetle élévation du chiffre de l’acide carbonique se produise, il est essentiel que la température de l’animal ou de l’homme ne tombe pas au-dessous de la normale ; sans cela, on verrait baisser le chiffre de l'acide urique, ainsi que l’a constaté Sanders.

Voit croit que les dissociations plus complètes que provoque le froid etqiii surtoutportentsurles matières féculentes et graisseuses, sont dues à l’excitation par le froid du y'stème nerveux qui à son tour réagit sur le système musculaire.

Théodor pense aussi d’une manière générale que le froid n’agit pas directement sur les transformations, qu’il augmente l’appétit et

•1. Crawfüi-d, Exper. and observ. on animal heal. , Lon,lo:i, 17SS.

i. Lavoisier, Œuvres, II, p. 688 et 7ü-i.

:i. Liebig, Thadcliem. d. Aujl. S. 17, '■21, 23, 1816.

4. Delaroche Jownal de physique, de chimie, d'histoire naturelle et des arls, t. XXVII, p. 5, 1813.

5. Letellier, Ann. de chimie et de physique, XtH, p. 478, 1845.

6. Régnault et Reiset, Ann. de ch. et Pharm., LXXIIl, p. 260, 1850.

7. Vierordt, Physiol. d. Alhmens 1815. Wayner’s Uandwarlerh., Il, S. 828,

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