CaiTocl, Loc. cil. Trad. fr. p
ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Ouclles motlificalions la substance fondamen laie et les cellules j ('‘prouveiil-ellos?
j Cüinmeiil se l'ail ce dépôt?
1 Telles sont les trois principales questions que soulève l’étude du cartilage goutlcuv. Or, sur ces différents points, les réponses ne sont pas concordantes.
a. Dans quelle partie du cartilage se fait le dépôt d'urate? —
I Certains auteurs pensaient que la matière uralique se trouve subj slituée au tissu cartilagineux résorbe, d’autres au contraire, adineltaienl que cette matière est répandue sous forme d’une couche mince <à la surface du cartilage resté intact. Garrod a démontré l’erreur de ces deux opinions, en établissant dune paît, comme nous le verrons tout à l’heure, que le cartilage iGest pas, macros- I copiquement au moins, altéré par l’incrustation uralique; cl autre j part, que les dépôts topbacés ne siègent pas à la surface libre, mais i bien dans l’épaisseur des cartilages, et qu’il est souvent possible I de reconnaître la mince couche de substance organic[ue qui rei couvre ces dépôts' du côté de la surface articulaire. Sur ce point,
! le microscope ne permet plus de douter. « L’urate de soude, disent 1 Cornil et Ranvier, se dépose dans la partie la plus superficielle j du cartilage articulaire, mais jamais à sa surface comme on pouri rait le croire d’après l’examen à l’œil nu » G Ebstein dit de même que les dépôts uraliques n’atteignent pas la surface articulaire dont les sépare toujours une mince couche de substance cartilagineuse -.
Ce premier fait est donc indiscutable, c’est dans le cartilage j même et non à sa surface que se fait le dépôt goutteux; mais est- ) ce dans la substance fondamentale, est-ce dans les chondroplastes,
S est-ce à la fois dans les cellules et dans le tissu intercellulaire que : se dépose l’urate de soude?
î Four Bramson, Rokilansky, Forster, les dépôts se feraient dans la substance fondamentale. Bramson, en traitant des coupes de I cartilage goutteux par l’acide nitrique et par la chaleur, crut re- ' marquer que la coloration pourpre ne se produisait qu’au niveau de la substance intercellulaire et cessait au contact des chondroplastes^. C’est aussi l’opinion de Garrod, d’après lequel l’urate de