‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 39 sur 226 · Cornil et Ranvier, Manuel d'hist. palh., t. I, p · texte numérisé non relu

Cornil et Ranvier, Manuel d'hist. palh., t. I, p

, Die Nalur und Ilehandlunij der Gicht, WiesbaUen, 1881,

.3. Bramson, Zeitscliri.fi f. ration, Med., 1845, t. III, p. 175.

88 TliAITÉ THÉOIUQUE ET l'I’.ATIQUE DE LA GOUTTE.

soude SC dépose toujours dans l’iulcrsiice des tissus. Entiii Eljsteiii adiucttaid, coimue vraies les vues de Tillinaun sur la structured u cartilage (ou sait que cet auteur aiïirine que chez le lapin et le chien lasuhstauce en apparence hyaline et homogène du cartilage est tonnée de fibrilles réunies par une matière amorphe), — Ehstein pense que c est dans les fibrilles du tissu fondamental que se forment les dépôts goutteux L Pour une seconde catégorie d’auteurs, c’est au niveau des cellules cartilagineuses que se forment de préférence les infiltrations uratiques. Charcot, Cornil et Rauvier, Budd, RiiKlfleisch se rangent à cette manière de voir. Pour Rimineisch, les cellules des cartdages sont le point de départ des formations cristallines, le dépôt se faisant dans la cavité même du chondroplaste. Budd, qui a étudié avec soin les altérations des carülages dans la goutte ^ dit de même : « Les cellules de cartilage sont, au moins dans beaucoup de cas, le centre originel dans lequel et autour duquel se lait la ciistallisation. y> Charcot, Cornil et Rauvier affirment que 1 urate de soude se dépose aussi bien dans l’intérieur des cellules qu en dehors d elles. Dans leur remarquable mémoire sur les aUérations anatomiques de la goutte, Charcot et Cornil décrivent ainsi le mode de lormation des dépôts. — « A la surface des cartilages, se trouvait une couche assez épaisse, opaque à la lumière diiecte, blanche a la lumière réfléchie. Examinée à un faible grossissement sur des coupes verticales, cette couche était limitée d un côté par la surface du cartilage, et, de l’autre, pénétrait dans la profondeur sous lorme d’îlots régulièrement disposés les uns auprès des autres comme des festons. Chacun de ces gros îlots examinés à un grossissement de 200 diamètres donnait naissance a des houppes soyeuses de cristaux fins et allongés. Dans les gros îlots, ou entre eux, on voyait des masses plus petites qui servaient aussi de centres de cristallisation et avaient le volume et la forme des cellules cartilagineuses. En ajoutant de l’acide acétique, tout le dépôt se dissolvait, en même temps qu’apparaissaient les cristaux (1 acide urique et il ne restait plus, à la place des masses opaques, que les cellules cartilagineuses parfaitement normales. Comme la dissolution se fait lentement et ne met pas moins de deux à trois heures a s’achever, on en pouvait suivre les phases et

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