‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 47 sur 226 · IV. LÉSIONS DE l’appareil RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

IV. LÉSIONS DE l’appareil RESPIRATOIRE

Les preuves d’une coniiexiou directe entre les lésions du poumou ou des bronches et de la goutte sont encore plus difficiles à fournir que pour les lésions cardio-vasculaires. Cliniqueiuent, coiuiiie nous le verrous plus lard, la démonstration s’impose; aiia- ’ tomiquement, elle est pour ainsi dire impossible, le critérium j manquant pour des altérations qui n’offrent rien de palbognomo- j I nique. :

Dans certains cas, cependant, ce critérium existait, la présence de rurale de soude ayant été constatée. C’est ainsi que Garrod, dans un cas de goutte intense, a vu sur les cartilages aryténoïdes plusieurs petits points blancs qu’il a reconnus, à leurs caractères ebimiques et microscopiques, pour être formés d’urale de soude *. Vircliow a rapporté dans scs Archives un fait analogue, où des concrétions topbâcées existaient sur les cartilages du larynx-. Dans une observation communiquée par Bence Jones à la Société fi pathologique de Londres, des dépôts d’urale cristallisé se voyaient dans la paroi des bronches Enfin on aurait trouvé dans les pou- H mous d’un vieillard goutteux des concrétions calcaires (Rœring). M Mais Garrod qui cite le fait doute de la nature goutteuse de ces m concrétions pulmonaires, l’analyse chimique, d’après Rœring r nième, ayant montré qu’elles étaient cousliluées par du phosphate |) de chaux et qu’elles ne dilléraieiil pas par conséquent des iiicrus- y talions de ce genre qu’on trouve fréquemment dans le poumon des vieillards. Notons toutefois ici que G. de iVlussy se demande si ces concrétions ne suffisent pas à elles seules à affirmer la goutte et si les individus chez lesquels les tubercules pulmonaires subissent la transformation calcaire, n’appartiennent pas à des races •» goiilleuses. f

Quoi qu’il en soit, ce sont là des faits excepliounels. La lésion * pulmonaire propre à la goutte, celle qu’on peut lui attribuer sans hésiter, comme la stéatose du cœur, c’est l’emphysème avec ca-

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