Aldovrandi, Ornithologie, t. 1, p. Aô
ANATOMIE PATIIOEOGIQUE.
titiiées par mio substance blanche, plâtreuse; celte matière, examinée an microscope et traitée par les réaclls appropriés, j présentait les formes cristallines et les caractères chimiques de Il l’nrate de sonde Des concrétions de même nature s’observaient ) chez ces oiseaux dans les diverses articulations des extrémités I antérieures, sur le péricarde et le péritoine, dans la substance I tubuleuse des reins. Mégnin a constaté des dépôts semblables chez le perroquet. Il croit que la goutte n’est pas rare chez les oiseaux ; privés de liberté et de mouvement.
Quelques observations de ce genre ont été faites aussi chez les reptiles. Berlin a trouvé des altérations uraliques des reins et des I jointures chez la tortue. Pagenstecher a observé des dépôts d’urate I dans les muscles et dans les articulations d’un alligator -.
Ces faits peu nombreux montrent, malgré leur rareté, la possi- . bilité de la formation spontanée chez certains animaux de dépôts j semblables à ceux de la goutte de l’homme. La pathologie expé- I l’imentale ne pouvait manquer d’essayer de provoquer le déve- I loppement de ces lésions. Aussi dès 1766, Galvani avait-il tenté j cette recherche, en faisant la ligature des uretères chez les oi- I seaux. Dubois Reymond, à propos des expériences de Zalesky, I cite le passage suivant des œuvres du célèbre physiologiste. « J’ai j lié les uretères chez un poulet vivant, ce qui s’obtient facilement i et sans incision chez les oiseaux, en passant profondément de pari en part derrière l’anus une aiguille munie d’un fil et en liant étroitement tout ce qui se trouve pris entre les deux chefs du fil. J’espérais que l’écoulement par les uretères étant arrêté, l’urine,
I qui chez les oiseaux est blanche et très apte à se concréter, s’accuj muterait jusque dans les plus petits conduits excréteurs et dévoi- ! lerait ainsi, en se déposant, la structure des reins. Au bout de I quelques jours, le poulet succomba; résultat que nous avons toujours observé chez tous ceux auxquels nous avons fait subir ce I traitement.
\ Son cadavre ouvert, on aperçut une matière blanche, crayeuse, f qui remplit presque toutes les parties, et surtout les parties memj| braneuses, entre autres le péricarde qui est comme transformé j en matière gypseuse et la membrane externe du foie. Les reins I sont à peu près de volume normal, mais montrent leurs lobes
• ni; Kertin, Arch. f. die holldnd. Beitrdne zur Nat. und lleilk., Utrecht 1857, p. 2(52.