‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 9 sur 226 · I.ECORCIIÉ, Goutte · texte numérisé non relu

I.ECORCIIÉ, Goutte

1 gramme d’iode employé correspond à 0,6614 d’acide urique. Petit affirme que l’acide urique décolore toujours la môme proporlion d’iode qu’il soit ou non saturé par des bases. Cette opinion est contestée par Dechambrc et Delpecb. D’autre part, Cari Schmidt et Vogcl, Max Huppert sont d’accord pour reconnaître que ce procédé indique des quantités d’acide urique beaucoup plus considérables que la proportion donnée par la précipitation et la pesée. Des expériences comparatives de Huppert il ressort que par l’iode on trouve deux fois et demie à quatre fois plus d acide urique que par l’acide chlorhydrique. Celles de Vogel et Schmidt montrent que la proportion peut être doublée par l’emploi de la teinture d’iode*. Ce procédé, trop infidèle, doit donc être abandonné.

Il en est de même du dosage à l’aide de la solution titrée de permanganate de potasse. Cette solution se préparé de la façon suivante : 1 gramme de permanganate étant dissous dans 400 cc. d’eau distillée, pour titrer cette solution, on met dans une capsule de porcelaine Os^SO d’acide urique qu’on fait dissoudre dans un mélange de lessive de potasse additionnée de 50 à 60 cc. d eau distillée. A l’aide d’une burette graduée, on verse goutte a goutte la solution manganique en remuant avec un agitateur. Le liquide violet devient vert, puis se décolore. On arrête au moment où la coloration verte persiste. Le volume de réactif employé, divisé par le poids d’acide urique, donne le titre de la solution de permanganate.

Pour doser la quantité d’acide urique contenue dans une urine, on l’extrait par la précipitation à l’aide de l’acide chlorhydrique et le filtrage. Le filtre lavé est placé dans une capsule, arrosé de lessive de potasse et d’eau, puis rejeté après que le liquide qu’il contient a été soigneusement exprimé. On verse alors la solution titrée à l’aide de la burette graduée; le volume de permanganate de potasse employé donne le poids .d’acide urique contenu dans la capsule.

Ce procédé, expérimenté d’abord par Scliol.^ et Mohr, est d’un emploi facile; mais il n’est guère plus fidèle que le procédé par la teinture d’iode, ces auteurs ayant reconnu qu’il existe dans

1 Huppert, Arch. f. Ileilkunde, tSG-i. — Alf. Vogel iincl Cari Schmidt, Nachlraçj zu der vorlanügen Miillieilung der volumelrischen Deslmmung dev Ilarnsdure im Ilani, Centralblalt, 184S, p. 3i6 et 420.

UE L’ACIDE UlUQUE.

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l’uriiie d’aulrcs substances qui réduisent le permanganate L

2® Le dosage par la méthode volumétrique repose sur la décomposition de l’acide urique par certains réactifs. M. Magnier de la Source a proposé l’hypobromite de soude®, M. Esbacb, l’acide azotique légèrement étendu 3. Nous indiquerons seulement le procédé de ce dernier chimiste. On prépare un mélange de 25 cc. d’eau ordinaire, et de 75 cc. d’acide azotique ordinaire à 36®. On précipite l’acide urique de 100 à 200 cc. d’urine de la même manière que dans le procédé de la pesée de Ileintz; c’est-à-dire en ajoutant 2 cc. d’acide acétique cristallisable, ou 5 cc. d’acide chlorhydrique pour 100, et en laissant reposer vingt-quatre à quarantehuit heures. On fdtre sur un petit filtre en papier à (iltration rapide.

Ce filtre enroulé autour d’une baguette de verre est alors introduit dans l’appareil spécial qui sert aussi à M. Esbacli pour le dosage de l’urée. Cet appareil se compose de deux parties, la première, gazogène, où se passe la réaction chimique, la seconde, gazomètre, où se mesure le gaz dégagé. C’est dans le gazogène, où l’on a versé préalablement 12 cc. du réactif azotique, qu’on introduit le filtre enroulé. La cloche étant fermée, on laisse la réaction se faire et le gaz se dégager pendant une heure. On lit alors sur le gazomètre gradué le volume de gaz dégagé ; et, en se reportant à la table construite par M. Esbach, on a en milligrammes le poids d’acide urique sur lequel a porté l’analyse.

Ce procédé est évidemment simple et assez commode pour les recherches cliniques. Comme pour les solutions titrées, le point important serait d’en vérifier le degré de précision. M. Esbach affirme que, dans les nombreuses expériences comparatives qu’il a faites, il n’a jamais dépassé 3 p. 100 d’erreur.

3® Le dosage de l’acide urique à l’état de nature par la pesée constitue la méthode la plus scientifique pour l’évaluation quantitative de cette substance dans l’urine. Trois procédés principaux ont été mis en usage :

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