‹ Traité théorique et pratique de littérature (volume 2)Chapitre 11 sur 79 · I.e Créateur · texte numérisé non relu

I.e Créateur

Le Tout-Fuissant , le Ciel ctc i Sombres bords.

Ombres éternelles.

Ténare ou Âciiéron.

Tari are ou Cocyle.

Epée Glaive.

Espérance Espoir.

[ Humains.

Hommes ^'"^'^^, ,

j Race (le Japet.

( Fils d'Adam.

Il n'y a pas longtemps. ... Nafruére ou naguères.

Mariage Hymen, byménée

Pavs Climat , séjour.

Pensée Un penser.

Repentir Repeiilance.

Sein Flanc.

Souffle des vents Haleine.

Travail Labeur.

Vent frais Zéphyr.

Vent violent Aquilon.

Vent froid, de bise Borée.

^-^- lKil.es.

En général , la poésie aime les termes qu'un usage universel n'a pas encore rendus trop vult^aires; elle se plaît quelquefois à rajeunir des termes vieillis, abandonnés par la prose, comme penser, repentance , etc.; souvent aussi elle a recours aux équivalents, aux périphrases, etc. ( Voij. Style et Composiiion, 2^ part., c. m , 2' sect., § T"", art. .5.)

3. Il y a plusieurs altérations orthographiques admises en poésie. Voici les principales. On retranche quelquefois le s dans la première personne singulière du présent et du parfait; mais celte licence doit être rare, et même il faut s'en abstenir dans le style élevé. Ex. :

Ce discours te surprend, docteur, je l'aperro; L'homme , de la nature est le chef et le nn.

(BoiLE.vn.) Hélas ! si vous saviez comme il était ran/ .' Comme il perdit son mal sitôt que Je le vi!

(MOLIÈHE.)

On peut retranchera à volonté dans les noms propres. Ex. :

Vous régnez , Londrc est libre et vos lois florissantes.

(Henriade.)

Londreest au lieu de Londres; de même on peut écrire Athène, Démosthène, etc. , ^om Athènes , Démosthènes, etc.

On peut, selon le besoin, écrire encore ou encor, grâces à ou grâce à. Ex. :

Encor ÏQ le méprise et le déteste encore.

Grâce à lui , vous vivez; grâces à vous , je meurs.

Cependant que ^onv pendant que , et alors que pour lorsque, commencent à vieillir en vers.

Sais -je pas pour ne sais-jepas est une faute. Ex. :

Sais-Je pas que Taxile est une âme incertaine?

(PaciNE.)

Voltaire veut qu'il soit permis au poëte de ne point observer l'accord du participe lorsqu'il précède le sujet, comme dans cet exemple de Corneille :

Là , par un long récit de toutes les misères Que durant notre enfance ont enduré nos pères,

mais Boileau n'offre pas un seul exemple de cette licence, et l'on n'en trouve pas dix dans Corneille, Racine, et Voltaire lui-même. On peut donc faire des vers, et de fort beaux, sans pécher contre la première règle de la syntaxe, celle qui ordonne l'accord de l'adjectif avec son substantif'.

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