‹ Traité théorique et pratique de littérature (volume 2)Chapitre 59 sur 79 · ANALYSE DES GÉORGIQUES DE VIRGILE · texte numérisé non relu

ANALYSE DES GÉORGIQUES DE VIRGILE

Le plan des Géorgiques est renfermé dans les quatre premiers \ij de ce poème :

Quid faciat l<etas segetes , — quo sidère terram \ertere, MiEcenas, ulraisque adjungere viles Conveniat, — qu;e cura houm, qui cultus habendo Sit pecori, — apibus quanta experientia parcis , Hinc canere incipiam.

KXEMPt^IiS. 32. 241

A.insi la culture de la terre , celle des arbres, le soin des troupeauv el celui des abeilles, lels soat les quatre sujets des quatre livres des Géorgiques.

1" Chant. Après une invocatioiucrniinée par réloj;e d'Auguste, Virgile parle dis travaux qui doivent préparer la terre à recevoir les semences, puis de rensemencement <•! des soins qu'il exi^e; viennent ensuite l'énuinération des divers instruments du labourage, la manière dont il con- \ ientde distribuer le lemps, les différentes espèces de culture, la descrif)tion de laspliere, l'exposé des occupations auxquelles le laboureur peut se livrer pendant les jours de fête ou d'orage , quelques avis superstitieux sur Ihs jours que l'on doit craindre ou préférer pour certains ouvrages ; enfin des pronostics tirés du lever et du coucher des astres , etc. • ce qui sert au poète de transition pour rappeler la mort de César.

2= Chant. Une courte exposition du sujet, suivie d'une invocation à Bacchus, commence le deuxième chant On voit ensuite la double reproduction , naturelle el artificielle, des arbres et des arbustes ; les divers modes de les cultiver, la \ariétédu sol avec l'éloge de l'Italie, la manière de reconnaître le terrain propre à chaque arbre , la plantation et la culture de la vigne, celle (|hs autres plantes; détails qui sont termuiés par un épisode sur le bonheur de la vie champêtre.

3' Chant. Le troisième chant a pour objet l'éducation des troupeaux. Il se divise en lieux pariies, dont l'une traite des grands troupeaux et l'autre des pelits Dans la première, Virgile donne des conseils sur le choix des mères; àci-tte occasion il i)eint la vache el l'étalon, une course de chars el un con>l)al de taureaux. Dans la seconde , d apprend quels soins exigent les brebis et les chèvres, le prolit qu'on peut tirer de leur laine et de leur lait. Puis il s'occupe de la défense des troupeaux , et .i ce sujet il parle des chiens et de leur nourriture.

Ce chant, comme les deux premiers, commence par une magnifique invocation, et linit par l'intéressante description d'une é|Hz.ootie.

i' Chant, kprès une invocation à Mécènes, le poète donne des conîils sur le choix d'une habitation commode pour les abeiiles et propice ci leurs travaux. Il parle du temps ou les essaims se multiplient; il indique la manière de les lixer dans les lieux de leur naissance, et à cette occasion il place le touchant épisode du vieillard d'OEbalie. II peint ensuite les combats des abeilles, et enseigne le moyen de calmer leur fureur. Il décrit la régence intérieure de leur petite république, leurs immenses travaux, leurétonnanle reprofluction. Il montre a extraire le miel des ruches; il indique les signes qui annoncent les maladies des abeilles et la manière de les guérir. Une rellexion lui fournit l'occasion de parler de leur reproduction artilicielle, et amené l'histoire d'Ari.stée dans laquelle on trouve celle dOrphée et d'Eurydice.

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