‹ Traité théorique et pratique de statistiqueChapitre 64 sur 84 · iOSi · texte numérisé non relu

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100 el aadossus.

Ageinconoa

Il s*agit de Tensemble des décédés sans exception, enfants, adultes, vieillards, chaque âge est comparé avec les décédés des autres âges et non avec les vivants. Cette comparaison sera Tobjet d'un autre tableau.

Il importe de nous arrêter maintenant un peu sur la mortalité des enfants. C'est une des questions les plus importantes, car des soins donnés à l'enfant dépend en {dus forte mesure que Ton ne croit la durée de la vie de l'adulte; aussi, quand on trouvera quelque part que la vie moyenne s'est prolongée, cela ne voudra souvent dire qu'une chose: les enfants sont mieux soignés, et leur mortalité a diminué. Toutefois, la realité du progrès ne peut être établie qu'en suivant une longue série d'années; car il y a, précisément pour la mortalité des enfants, de fortes fluctuations causées par la différence de température, d'une année à l'autre, par des épidémies, etc. Il existe naturellement aussi dans cer-

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tains pays des influences permanentes qu'il sera impossible de vaincre complètement, mais qu*on pourra sans doute atténuer dans une très forte mesure. Une de ces influences a été signalée par le D' Escberich, dans différentes publications, et notamment dans le Àusland (1876, n^' 26) : c'est l'altitude. Le savant médecin a trouvé que, si la mortalité des enfants est plus grande en Bavière qu'en Prusse, et en Wurtemberg qu'en Bavière, c^est à cause de l'altitude moyenne de plus en plus élevée de ces contrées. Mais nous n'avons pas à approfondir ici les causes des décès des enfants; nous nous bornerons à dire aux médecips qu'il y a encore des découvertes à faire, et que ces découvertes sont au plus diligent.... observateur. Voici en attendant quelques chiffres dont ou comprendra l'intérêt.

Le tableau suivant indique, sur 100 naissances, combien il meurt d'enfants dans les 5 premières années. Ce tableau n'a qu'une valeur provisoire et approximative ; mais, comme Terreur possible ne dépasse pas 1 p. 100, on peut s'en servir en toute sécurité. (Les moyennes ne s'appliquent pas tout à fait à la même période d'années.)

Décès d'enfants sur ïOO vivants,

0 à 1 ta. 1 à t ant. t à 3 «as. 8 à 4 aai. 4 à i toi. 0 à 8 ans.

France S0.50 6.13 3.49 3.33 1.68 34.13

lUlie 23.33 9.07 3.84 3.34 1.86 40.44

Angleterre.... 15.44 5.06 2.39 1.56 1.11 33.56

Aolriche 33.93 6.06 3.16 3.14 1.74 39.03

Prosse 31.77 5.80 3.86 1.83 1.31 33.56

Barière 33.38 3.96 1.89 1.36 1.04 40.53

Saisse 30.15 3.33 1.55 1.01 0.78 36.81

Saède 13.67 3.53 3.10 1.52 0.99 31.81

Belgique 17.35 5.30 3.69 1.71 1.85 33.30

Nous verrons plus loin que la mortalité n'est pas au même iaun pour les deux sexes, par conséquent non plus la probabilité de la vie. Les calculs qui se rapportent à

cette matière ne sont pas aussi simples qu*ou pourrait le croire, et il faut^ en elfet, avoir bien soin de distinguer 100 enfants, qui seraient nés le même jour, de 100 enfants qui sont nés successivement dans le courant de l'année, dont le plus jeune peut avoir 1 jour d*àge, et Tainé 364 jours, car, la mortalité est bien plus rapide dans les premières semaines et même dans/a première semaine, que, par exemple, après 6 mois d'âge. La mortalité des enfants de moins d'un an est le désespoir des statisticiens passionnés pour une exactitude absolue. Les naissances ne se répartissent pas avec une égalité rigoureuse entre les différentes parties de l'année ; cependant, la science appliquée est oblfgée de supposer que les naissances ont lieu à intervalles égaux : elledoit supposer, par exemple, que, des 100 enfants qui naissent, — ou des 100 individus qui meurent, — la moitié tout juste appartient au premier semestre et l'autre moitié au second, et cette supposition a de fréquents emplois ^ Le désir de se soustraire aux conditions que la nature des choses leur impose, pousse les statisticiens versés dans les mathématiques à des subtilités dont la pratique ne profite pas : est-il vraiment utile de fendre un cheveu. Toutefois, ne décourageons pas ceux qui nous offrent des millionièmes, nous sommes toujours libres de biffer un certain nombre ^ décimales.

Nous avons indiqué ci-dessus la mortalité des enfants d'après les tables mortuaires; mais l'on sait que, pour les adultes, on doit comparer les décès de chaque âge que ces tables fournissent , avec le nombre des vivants de chaque

* Quand on le peut, on substitue le mois à l'année; mais cette période plus courte ne Tesl pas encore assez : on a pensé à la semaine et même au Jour, mais on a trouvé que le mieux était Tennemi du bien.

âge, constaté par le dénombrement; seulement, les dénombrements se faisant généralement à la fin de Tannée, tandis que la moyenne des décès est censée répondre à la situation du milieu de l'année, on est obligé d*ajouter, par âge, à chaque chiffre du recensement, la moitié du nombre des décédés de Tannée ou cette opération a eu lieu. C'est avec le nombre de vivants ainsi grossi qu*on compare les décès. M. Bodio a calculé, d'après ces principes, un tableau de la mortalité par âge que nous allons reproduire. Il s*est naturellement toujours servi des dénombrements les plus rapprochés.

Moy. générale. 2 â3 3.01 3.40 3.01 i.38 i.75 3.22 2.59

Ainsi sur 100 vivants âgés de 20 à 25 ans, il en meurt 0.85 en France (soit 85 sur 10,000) : 0.98 en Italie, environ 1 en Belgique, etc., etc. Ces chiffres ne s'appliquent rigoureusement qu'aux années indiquées, qui peuvent avoir été influencées par une circonstance quelconque; mais, si les chiffres varient un peu, Tensemble des rapports reste

presque le même. Ajoutons que le tableau qui précède ne distingue pas les sexes» distinction pourtant très importante, comme le montre le tableau ci-après, que nous empruntons en partie a M. Bertillon père.

MortalUé par âge €t par sexe, sur iOO vivants {1860 -iS6o). B«- Pijs- Bet- lifte-

•elHM:

Fracc«.

Inrie.

irirk.

Iialk.

Tilrci.

Pni«,

Bas.

PfM.

icm. 1

bèirs Kr

Sexcnasculin..

— fëininiii...

Les deux sexes.

•elkSiM.

Sexemucalio..

— rëmiDiD...

Les deux sexes.

KSIISav.

Sexe masculin..

- féminin...

Lesdcux icxcs.

KISkMm.

Sexe mascalin. .

al

— fèrolnio...

Les deux sexes.

KMIHin.

Sexe masculin..

^ féminin...

Les deux sexes.

leHui«(n-iMsn.

Sexe masculin..

-* féminin...

Les deux sexes.

ItrUlilC ftaérale p«ir

Sexe masculin.. 2.31 3.78 3.40 3.10 3.06 2.67 2.57 9.35 2.39 9.15 1.90 — féminin... 2.26 3.59 3.09 2.91 2.83 2.49 2.44 2.31 2.17 1.95 1.79 Les deux sexes. 2.28 3.68 3.24 3.01 2.95 2.58 3.50 2.33 3.98 9.04 1.84

Nous compléterons ce tableau par quelques détails sur la mortalité par état civil. En voici d*abord un aperçu général.

< Pour les années 1857-1866.

^ La mortalité dea enfants a diminué plus tard.

3 Pour les années 1864-1870.

Décéi par état civil^ en tant pour

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