‹ Traité théorique et pratique des dessins et modèles de fabriqueChapitre 38 sur 77 · I>ES EFFETS DU DÉPÔT · texte numérisé non relu

I>ES EFFETS DU DÉPÔT

conseil devra être transmis au Conservatoire des arts de la ville de Lyon^ et les échantillons y contenus être joints à la collection du Conservatoire. Il parait que cette disposition de la loi a toujours été fidèlement exécutée à Lyon, et que plus de 80,000 échantillons de tissus, formant ainsi la plus curieuse des collections, ont été réunis au Conservatoire des arts de la ville (1). D'après M. Fauchille (2), il existerait également à Roubaixun musée de dessins et d'étoffes, contenant tous les dépôts faits soit depuis 1806, soit sous l'ancien régime, et classés avec le plus grand soin.

Ce que la loi prescrivait pour la ville de Lyon est naturellement devenu applicable à toute ville dans laquelle a été créé un conseil de prud'hommes ; mais il s'en faut que toute ville ait un conservatoire des arts, comme Lyon. Que deviennent ainsi, à l'expiration des dépôts, les échantillons des dessins tombés dans le domaine public? C'est ce que nous ne saurions dire. Pendant longtemps, le Conservatoire des arts et métiers a reçu tout au moins les échantillons provenant des dépôts faits à Paris et expirés; mais il paraîtrait que ce transfert ne s'effectue plus. A dire le vrai, on ne saurait en faire un grief à l'Administration, quand on songe au nombre considérable des dépôts faits chaque année et se rapportant à des objets si divers, parfois si encombrants que le classement en serait à peu près impossible (3).

(1) V. Pliilippon, p. 108, la note,

(2) V. Fauchille, p. 98.

(3) D'après M. Philippon, qui cite un document officiel, le nombre des dépôts, tant de dessins que de modèles, se serait élevé en France, pour la seule année 1878, au chiffre de 25,676 dont 21,965 dépôts d'objets en nature.

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