M«=LL
Si les circuits comprenaient dans leur champ magnétique des masses de fer, il faudrait en tenir compte dans les formules.
Si le champ magnétique est tout entier dans le fer, il faut multiplier les coefficients ainsi calculés par la perméabilité [x.
Mais ils ne peuvent plus, dès lors, être déterminés que par Texpérience.
Enfin, Ton sait que si Ton coupe un circuit composé d'un simple fil, non enroulé sur lui-même, on n'évite pas Tétincelle de rupture.
Cette expérience prouve qu'il y a encore une self-induction, même dans ces conditions élémentaires.
Cette conclusion pouvait être pressentie : car il ne serait pas conforme aux lois de la nature qu'un phénomène tel qu'un courant électrique puisse passer d'une valeur à une autre, sans passer par les valeurs intermédiaires. Dès lors, si court que soit le temps de la variation, ce temps est fini, et il y a nécessairement un extra-courant.
D'autre part, on sait que les lignes de force magnétique existent circulairement tout autour du fil où passe ce courant. La variation de celui-ci doit donc entraîner celle de la répartition du champ magnétique ; et si, conformément à l'hypothèse, le champ est dû à une tension élastique du milieu, il doit y avoir travail absorbé ou restitué lors de sa modification.
On peut calculer la self-induction d'un fil en le considérant comme un assemblage de conducteurs parallèles, infiniment petits. On en trouvera la valeur dans les ouvrages spéciaux. On n'aurait à en tenir compte que dans le cas de variations de courant très rapides, comme celles qui se produisent sur les circuit^ téléphoniques ou sur les fils servant de véhicule à la décharge d'un condensateur.
Enfin, pour certaines machines à courants alternatifs, il pourra être nécessaire de se rendre compte de sa valeur dans le câble employé comme conducteur.
L'étude plus détaillée de ce phénomène trouvera sa place lorsque nous traiterons la question de ces types de machines dynamoélectriques.