‹ Traité théorique et pratique des machines dynamo-électriquesChapitre 43 sur 54 · ET · texte numérisé non relu

ET

Pour la valeur de B qu'on aura choisie, [x est généralement connu, et peut, en tout cas, avoir été déterminé sur une bobine analogue. Si alors on se fixe la longueur /, la seule inconnue restant sera n, et on a :

4ir|xl«

où B est rinduction moyenne, c'est-à-dire le maximum ffi divisé par v'2. En laissant en évidence cette quantité, on a donc simplement :

iTT^xP

Ayant ainsi obtenu le nombre de spires cherché, on le réalisera avec un fil d'une section telle que la résistance propre soit négligeable par rapport à celle du reste du circuit, de façon à ne pas y introduire de perte sensible.

L'appareil régulateur étant ainsi calculé, on réalisera un mécanisme qui permette de descendre plus ou moins le noyau de fer, de manière à varier la self-induction, depuis celle du solénoïde seul jusqu'à celle du solénoïde complètement armé de son noyau de fer.

L'auteur a pu faire de ces bobines une application au régulateur de jeux de scène d'un théâtre. On les emploie aussi, avec un noyau

fixe, comme résistance apparente équivalente à un appareil, tel qu'une lampe à arc par exemple.

203. Régulation automatique. — MM. Zipernowsky, DerietBlathy ont imaginé un ingénieux système de régulation automatique fondé sur les propriétés des transformateurs et dont l'action est équivalente à celle du double enroulement des machines à courant continu.

Soit (fig. 181) W une machine alternative dont l'excitation est faite par un courant redressé.

Nous supposerons que le courant principal étant à haute tension, on emploie un transformateur Ti donnant naissance à un courant secondaire, qui est celui que le commutateur redresse en vue de rencitation.

Le circuit primaire de ce transformateur est relié aux conducteurs principaux en A et B et se trouve donc en dérivation sur la ligne.

Si cet appareil existait seul, il est évident que la machine se comporterait comme simplement excitée en dérivation. A mesure que la charge augmenterait, la différence de potentiels aux bornes irait en s'abaissant.

Or le problème à résoudre est de la maintenir constante, ou même de la faire croître d*une quantité déterminée, proportionnelle au courant principal, afin de compenser la perte en ligne.

La solution consiste à produire dans le circuit d'excitation une force électro motrice auxiliaire, dont Faction s'ajoute à celle de la force e. m. du transformateur T, de manière à obtenir le résultat voulu.

278 MACHINES DYNAMOELECTRIQUES

Pour cela, on met un second appareil T, disposé comme l'indique la figure. Au lieu d'être en dérivation, son circuit primaire est en série dans Tun des conducteurs principaux. Son secondaire est également en série dans le circuit d excitation.

Lorsque le délit est faible, la force e. m. d'induction mutuelle du transformateur T, est également faible. Mais à mesure que l'intensité principale augmente, cette force s'élève, et produit un renforcement du courant d'excitation. Si les éléments de ce transformateur sont bien combinés, le renforcement est précisément celui qui est nécessaire pour que la différence de potentiels reste constante aux appareils d'utilisation.

La solution ainsi indiquée est très générale. Le transformateur auxiliaire T, peut être disposé de plusieurs manières différentes, et dans chaque cas la disposition de ces éléments devra être différente.

Les meilleurs résultats sont obtenus par la combinaison suivante.

Le transformateur Ti est disposé de telle sorte que seul, il donnerait une force e. m. plus que suffisante pour assurer la force e. m. voulue à la machine, même dans le cas du maximum de débit.

Le transformateur Ts possède, dans son circuit secondaire, une self-induction telle que, en l'absence de tout courant principal, le courant d'excitation soit réduit dans la proportion voulue. Son circuit primaire reçoit ensuite un nombre de spires tel, que la force e. m. de self-induction produise le renforcement nécessaire. Dans ces conditions, au point de vue seulement de l'intensité du courant excitateur, l'induction mutuelle due au courant principal équivaut à une diminution apparente de la self-induction du secondaire.

Pour obtenir une proportionnalité convenable entre le fonctionnement de l'appareil T, et celui de la machine Wj on comprend qu'il faut les placer, au point de vue magnétique dans des conditions aussi analogues que possible.

Aussi les inventeurs n'emploient- ils pas, pour cet appareil T^, leur dispositif bien connu de transformateur à noyau magnétique fermé. Ils préfèrent conserver à ce noyau la forme rectiligne, qui le rapproche davantage des conditions de la dynamo, où les entrefers ont une importance qui n'est pas négligeable,

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