CHAPITRE F. — OPHTHALMIES. -2'l
retiré de bons effets d'une pommade composée de 40 centigrammes de bromure de potassium et de 18 grammes d'axonge ; il en enduit les parois granulées avec un pinceau. J'ai vu ce professeur essayer, mais sans un succès marqué, une solution de 6 à 8 gouttes de brome dans & grammes d'eau distillée, préparation beaucoup moins irritante que celle qui précède.
L'introduction de pommades à l'iodure de potassium entre les paupières s'est montrée, dans ma pratique, tout à fait stérile. Le docteur Fromont paraît avoir été plus heureux dans l'emploi de. la teinture d'iode, dont il imbibe un pinceau, qu'il promène sur la surface palpébralc. Il résulte de ses expériences que la douleur, engendrée par la teinture d'iode, est presque aussi vive que celle qui résulte de l'attouchement avec le nitrate d'argent, mais qu'elle a moins de durée. L'irritation qu'elle cause ne dépasse pas généralement tpielqucs beures.
Plus récemment enfin, l'acide chromique, employé contre les végétations sypbilitiques par Hcllcr et Marshall, a été expérimenté contre les granulations palpébrales par M. Hairion. Les cas dans lesquels il en a plus particulièrement invoqué le secours sont ces formes rebelles, dans lesquelles le tissu inodulaire, qui remplace les pertes de substance de la conjonctive, est inégal, irrégulier et celles dans lesquelles des traînées cicatricielles et des masses sarcomateuses exercent une action désastreuse sur les tissus contigus, et principalement sur la cornée. « La possession d'un agent, dit M. Hairion, qui aurait pour effet de détruire les rugosités de la face interne des paupières et d'y substituer une couebe de tissu cicatriciel uni et régulier, aurait les conséquences les plus heureuses. Les agents caustiques, dont on s'est servi jusqu'ici contre cet état loin de favoriser ce résultat, semblent bien plutôt l'aggraver. L'acide chromique au contraire, présente cet avantage à un haut degré.» M. Hairion a fait usage de acule chronnque, en solution concentrée, à parties égales, dans l'eau distilléele remède a été porté sur les parois affectées au moyen d'un pinceau Celte application est peu douloureuse et ne donne pas lieu à une réaction vive Un chiffre de U malades soumis, dans les conditions déterminées plus haut à l'acide chromique, a fourni les résultats suivants : chez I I d'entre eux, on vit les rugosités modulaires faire place à un tissu lisse et poli ; chez les 3 autres, les rugosités pers.stèrent, même à un degré moindre. Les cautérisations ont été faites à plusiemsjours d'intervalle : 4, 6 et 8 jours. Le nombre des attouchements a varie de 2 a 1 \, et la durée du traitement de 4 semaines chez 2 malades et de 2 a 4 mois chez les autres. M. Hairion a tenté d'étendre l'application de l'acide chronnque a d'autres cas d'ophthalmie granuleuse. La conscience qu'il a tirée
trDluSriS; ^ 81 radde Chr°mi^ Suérit, et souvent mêm guent plus vue qu'aucun autre agent, il ne produit ce résultat nuVn « ^.sant profondément les tissus ; son emploi démande donc un 4m pmdence. Coupé d'eau et instillé entre les paupières, sous forme d co v acide chronnque n'a point fourni les moindres avanta.es sur les ! '
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Méthode de Buys.—U rapidiléavec laquelle le chirur^n u u
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le bord interne du tarse et le grand p, »Jn™v" lU ,,. ,,„„,„,
Uni. Puis, en tempe dan» l'eau un pinceau , ^ s„„l usités pour l'emploi des eaue.up.es -^"e, ù He ï adhVe en epan-
mecte, afin cp, la ^^^^Z. >■ U *™. U filé suffisante. Les larmes et c muco pus ^ |a
« »^-Tnt Te^e là » e, une ou deu, lois,
surface granuleuse. Il est encoie ! Kranulations épargnées,
suivant les circonstances, et +nus ?n ^ ^ct8 ame8 viennent fondre Pendant quc la paupière con^e awto ab - e ^ cn excès est,
le Sel de plomb et en enlèvent 1 ex éiar£ , M to qui pou.
au besoin, secondée par le — abondantes, M. Buys rait y adhérer encore. Quand les larmes ne son l ^ Mrt
—, avec le blai.au cel es ^^^L« sur l'a muqueuse, ffi Kupi^ remit P^e au voile supérieur, su,
se crisper, se contracter vtvement ^^^^ première application, quand surne pas être parfaitement umforme, après un , pr m K d,après toJt les granulations sont ^^^^eni. On observe fre- Vauteur, à la suite d'un second ou d un t« e sanguine, un peu
quemment, sur la surface touebe », ls rouges. M. Buys io-
de sang, qui surgit au-dessus d elb, . ««^ paupières en contact avec le siste beaucoup sur la précaution de ne e^ t ^ 1 P ^ ff globe que quandla modification chaque , est e^ ^ ènes qul
ïa théorie de M. Mialbe en ce^^- ^gente, dit ce chimiste, ont lieu dans ces applications. « Tous es ™ deg cbimiques sus-
•Massas» — a- r - ""
ûans la même séance. Dans quelques ^^^aŒ^i„fôrieu«.ll en S l'attouehemen^ aspérités granuleuse*
observe alors les effets, recberebe s 1 subsxs^e NuU, avons drt
,/iP(Ie de il/. Bruxelles, 1853.