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CHAPITRE I. — OPHTHALMIES. Sa.'î

rificalion de la conjonctive palpëbrale s'est souvent montrée utile. M. deGraefe, qui la pratique, après chaque cautérisation, quand la conjonctive est fortement tuméfiée par de l'hypérémie et de l'œdème, attribue à cet expédient le peu d'intensité des douleurs dont est suivie la cautérisation, la courte durée de la période d'élimination de l'escarre et la diminution rapide du gonflement des tissu?.

Un grand nombre d'oculistes conseillent les purgatifs en harmonie avec l'âge du sujet. M. Dcquevauviller dit avoir observé que, sans exercer une influence manifeste sur la maladie principale, ils avaient souvent donné lieu à des affections viscérales. Il faudrait s'en abstenir surtout chez les enfants débiles et cachectiques. Quelques praticiens font prendre à ces derniers de faibles doses d'extrait de quinquina.

La propagation des désordres à la cornée sera la source d'indications spéciales. Comme chez les adultes, les mydriatiques seront mis en œuvre, en cas de perforation imminente de celte membrane i. Tout en sauvant plus ou moins complètement la pupille, quand cette perforation s'accomplit, ils offrent l'avantage, signalé par d'Ammon, de calmer le spasme palpébral, qui maintient la sécrétion puro-muqueuse en rapport avec la cornée, et de faciliter, dès lors, son expulsion. Une compression modérée est indiquée, quand cette membrane est trouble, ramollie et proéminente.

A une période plus ou moins avancée du traitement, il pourra être opportun d'ordonner, contre les ulcérations kératiques, les instillations d'une solution d'extrait gommeux d'opium, le laudanum plus ou moins affaibli, les collyres aloétiques (Yoy. kératite). L'intervention de ces moyens, le collyre de pierre divine, celui de Conradi, les pommades rouges seront parfois utiles contre les suffisions du miroir. Des cornées, devenues opaques sous l'influence de l'ophthalmie des nouveau-nés, ont recouvré d'une manière inespérée, par l'emploi de ces agents, une lucidité parfaite.

- J'ai vu deux enfants qui succombèrent à une méningite survenue au déclin d'une conjonctivite puro-muqueuse, alors que tout faisait présager un rétablissement prochain. Il résulte de ces faits que l'invasion d'accidents cérébraux doit être surveillée avec le plus grand soin. L'application d'une ou deux sangsues derrière les oreilles, les frictions dérivatives sur cette même région, les purgatifs et principalement le calomel pourront prévenir un dénoùment Mal .

^ Demours insiste beaucoup pour que ces jeunes sujets ne soient point exposés a 1 influence d'une lumière éclatante, qu'il considère comme très-propre à exaspérer les désordres phlegmasiques de l'œil, chez les enfants surtout au-dessous d un an.

j Lorsqu'on prescrit, dans les cas de ce genre, un collyre au suivie d'atropine il f-iut preven.r les personnes chargées du nouveau-né des accidents qui peuvent survenir

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Article 5.-Ophthalmie blennorrhagique ou gonorrhéique.

Les documents, développés dans les articles qui précèdent, contiennent implicitement les principales données qui se rattachent à l'ophthalmie blennorrhagique, sous le triple rapport des symptômes, des causes et du traitement. Hormis les cas, infiniment moins sérieux, où le mal dépend d'une urélrite simple, l'ophtlmlmie gonorrhéique, comme l'hyperphlogosedel'ophlhalmie égyptienne ou militaire et comme la seconde variété de l'ophthalmie des nouveau-nés que nous avons «dmise,cst une conjonctivite purulente granuleuse sur-aiguf, ayant pour point de départ une contaminationde l'œil par l'impression directe d'unmuso-puB contagieux.

caractèues anatomiques et piiysiolociques.— Dans les conditions les plus haoiluelles, h hlennorrhagie oculaire se présente, au début, sous la forme d'i simple conjonctivite catarrhale, avec ou sans photophobie. Parfois, cette ail bénigne ne dure que peu; dans d'autres circonstances, elle existe pendant tr quatre jours, et trompe ainsi, par ses apparences peu graves, le malade et le médecin lui-même, si ce dernier surtout n'est point informé des conditions morbides où peuvent se trouver les parties génitales de celui qui Je consulte. Mais un cortège symptomatique effrayant se manifeste ensuite, et se développe avec une rapidité déplorable : gonflement inflammatoire et œdémateux, extroversion fréquente et plus ou moins prononcée des paupières ; imbrication, dans quelques cas, du voile supérieur sur la face cutanée du voile inférieur; développement de productions granuleuses caractéristiques; coloration écarlate de la conjonctive oculaire; chémosis, le plus souvent phlegmoneux. Le muco-pus semble offrir les qualités des écoulements de l'urètre; .il est épais, jaune ou d'un jaune-verdâtre, quelquefois sanieux. Vient-on à écarter les paupières, le liquide purulent s'épanche en nappe au dehors : son àcrelé est telle qu'il laisse des traces d'irritation sur la peau des joues et du nez. Il y a du larmoiement, de la photophobie, des douleurs intra et extraorbitaires, souvent de l'agitation, de la fièvre, de l'insomnie. Des vomissements, plus ou moins fréquents, ont été constatés chez quelques malades. La cornée peut devenir d'un gris blanchâtre, se désorganiser, s'ulcérer. Parfois, la destruction, plus ou moins étendue, de ses couches antérieures laisse proéminer les couches postérieures, sous forme d'un cône, dont la hase repose sur des tissus en suppuration cl pénétrés par des exsudations morbides. En quelques heures, l'œil est susceptible d'éclater et de se perdre. 11 peut encore devenir la proie d'une ophthalini le. et aboutir à une fonte purulente.

Il résulte du tableau qui vient d'être exposé que la forme sur-aiguë de l'ophthahnie égyptienne ou des armées et l'ophthalmie blennorrhagique sont unies entre elles par une communauté de symptômes anatomiques et fonctionnels. Il n'y a pas lieu de s'en étonner, puisque, en réalité, c'est le même mal. Si nous consultons, à cet égard, quelques médecins belges qui ont été si souvent à même d'étudier la conjonctivite granuleuse sur-aiguë, nous les voyons émettre l'opinion qu'il n'existe pas de caractères" différentiels entre celle affection et PopW

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